Archive for the ‘Non classé’ Category

Rosetta

jeudi, mai 21st, 2015

18747734L’instinct de vie

D’emblée, à la première séquence, c’est un animal en rage et en panique qui traverse les couloirs de l’usine comme il le ferait dans un sous-bois. La caméra portée suit presque malaisément sa course furieuse, sa violence et son halètement. La jeune fille vient d’être licenciée sans avoir démérité, seulement parce que c’est comme ça et qu’on peut faire le travail sans elle. Elle s’appelle Rosetta, vit avec sa mère alcoolique, qui se prostitue par faiblesse et pour pouvoir se saouler, dans une caravane pourrie, sur un terrain de camping désertique. Ciel toujours gris, pelouses sèches, forêt humide, sale, vaseuse : on est près de Liège, dans cette Wallonie apparemment fichue qui fit la prospérité de la Belgique et qui est maintenant un poids mort. (suite…)

Mort à Venise

mercredi, mai 20th, 2015

Death_In_Venice10Allergie bizarre.

Pourquoi ai-je été agacé, ennuyé, même, par Mort à Venise que tout devrait me faire aimer, le style du récit, son ambiguïté, l’atmosphère fanée de la lagune, la merveilleuse élégance des tenues fin-de-siècle, l’intelligence des relations policées, ritualisées, affectées de ce monde de 1911 qui va s’écrouler trois ans plus tard et ne reviendra plus jamais ? C’est curieux de regarder un film qui devrait vous plaire et qui vous glace, non ? (suite…)

100% cachemire

dimanche, mai 3rd, 2015

100-cachemireMais quelle idée !

Mais pourquoi les acteurs, si talentueux qu’ils peuvent être, se croient-ils autorisés, par on ne sait quel privilège, par on se demande quelle grâce divine, d’écrire et de réaliser des films ? Autre métier, autres compétences, autre esprit… Je sais bien qu’on pourra m’asséner des tas de contre-exemples, de Sacha Guitry jadis à Clint Eastwood aujourd’hui, en passant par Vittorio De Sica naguère, mais j’ai le sentiment qu’ils sont rares. Surtout maintenant où le moindre histrion de télévision s’estime de taille à tout faire, ce qui donne les bides ou bouses mérités de Jamel Debbouze ou de Kad Merad. (suite…)

Les passagers de la nuit

lundi, septembre 29th, 2014

Très noir, très lent.

Si ce n’était que le couple Humphrey Bogart/Lauren Bacall (peut-être encore plus mythique aujourd’hui qu’à l’époque ?) tient l’affiche et que l’original (alors) procédé de la caméra subjective y est employé, on ne se souviendrait sans doute pas du film, affublé d’une intrigue emberlificotée et invraisemblable. Les dialogues sont idiots (et sûrement guère arrangés par un fort mauvais doublage) et l’entrée en matière assez puérile.

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L’enfer des zombies

vendredi, avril 4th, 2014

Les zombies n’ont rien d’intéressant.

Ah oui,  l’écharde (le mot est faible) dans l’œil d’Olga Karlatos est une séquence réussie… mais, à mon point de vue (si j’ose dire) c’est la seule de ce film roublard et prévisible… Pour ceux qui ne regarderont jamais L’enfer des zombies, résumons cette excellente séquence : après avoir pris longuement une douche vivifiante (ce qui permet au spectateur de se rincer le globe) la malheureuse Paola est assaillie par une de ces immondes créatures qui font l’ordinaire des films du genre. Elle parvient à se barricader dans sa chambre, mais la créature, à coup de poing, fait éclater la fragile cloison qui la sépare de la malheureuse, s’empare de sa chevelure et, avec un certain sens de l’inéluctabilité lui fait éclater l’œil sur une des esquilles acérées de la dévastation. (suite…)

À bord du Darjeeling limited

mercredi, avril 27th, 2011

Insignifiant.

Je ne sais pas trop pourquoi je mets une note, alors que le film n’a suscité, évidemment, aucune adhésion, mais pas davantage du rejet : je me suis demandé pendant toute la durée du métrage, heureusement limitée, ce que je faisais à regarder ce qui m’a paru une totale insignifiance et un monument de papier mâché. (suite…)