Hana bi

hana-bi-movie-poster-1997-1020236359-1Le Japon, c’est trop loin…

Un ami qui me veut du bien et qui malgré l’extrême difficulté de la tâche espère encore ouvrir mes horizons intellectuels, qui a la faiblesse de croire que je puis être converti au cinéma des régions extrêmes m’a prêté Hana-bi, feux d’artifice. Que dire sinon que je me suis mortellement ennuyé, de la première à la dernière image et que j’ai été renforcé dans mon aversion pour le Japon, pays où je viens – en plus ! – de découvrir que les voitures roulent sottement à la gauche de la route et que les prénoms se placent après le nom.

D’autant que le réalisateur, le nommé Kitano n’a pas essayé d’enjoliver le pays, comme certains de ses pareils, à coups de geishas, de cerisiers en fleurs et de jardins pimpants ; c’est une justice qu’il faut lui reconnaître : l’histoire contée est moche et sale et le décor l’est itou.

hana-biDe quoi s’agit-il ? D’un policier, Nishi (Kitano lui-même) d’une violence comme on n’en imagine pas qui culpabilise parce qu’un de ses collègues, Horibe (Ren Osugi) a été blessé en service par sa faute (si j’ai bien compris, ce qui n’est pas certain) et que sa femme, Miyuki (Kayoko Kishimoto) se meurt d’une leucémie incurable. Pour offrir à son ami et à sa femme leurs derniers bons moments, il commet un hold-up, est poursuivi par des malandrins, finit par tuer Miyuki et se suicider sur une plage un peu moins grise que les autres où une adolescente demi-idiote joue au cerf-volant.Tout ça est languissant avec des éclairs de massacres sanguinolents et invraisemblables ou incompréhensibles, très peu de dialogues et aucun sentiment apparent. Une quantité anormale de plans fixes sur des paysages embrumés, une suite de tableaux ennuyeux, des acteurs aux visages vides…

Plus je vois (au cinéma) le Japon, plus je m’étonne qu’on puisse vivre dans ce malheureux pays…


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