Miracle en Alabama

février 20th, 2017

Les barricades mystérieuses.

Un sujet en or, une histoire en or. Une petite fille murée en elle-même, aveugle et sourde, que sa famille, aisée mais impuissante, aimante mais résignée abandonne peu à peu à sa nuit noire. Une institutrice issue d’une famille d’immigrés irlandais misérables, orpheline de mère à 8 ans, affligée d’un frère lourdement handicapé, elle-même mal voyante, guère douée pour la tendresse mais tendue par l’orgueil de réussir qui va s’atteler à une tâche impossible. Sujet en or, propre à émouvoir le cœur le plus sec. Read the rest of this entry »

Elle

février 14th, 2017

Plein à craquer.

Il y a longtemps que l’on sait qu’Isabelle Huppert est une actrice magnifique, capable à elle seule d’illuminer un film et de lui donner de l’intérêt. Il y a longtemps, aussi, qu’on a compris que Paul Verhoeven est un réalisateur insolite et passionnant. Et en tout cas un homme capable de toucher à bien des genres et à leur apporter un éclat d’étrangeté, souvent même de folie. Cinéaste des terres de brume et de pluie protestantes, comme Michael Haneke ou Lars von Trier, il n’est pas davantage qu’eux solaire et mesuré et le bon goût n’est pas son point fort. Read the rest of this entry »

Stanley Kubrick, une vie en images

février 11th, 2017

Les sommets du cinéma.

Pour qui tient, comme c’est mon cas, Stanley Kubrick comme le plus grand réalisateur du cinéma de tous les temps, très au delà de tous les autres par l’extraordinaire homogénéité de sa production, par la constance stupéfiante de son génie de la mise en scène, Une vie en images est une récapitulation un peu scolaire, mais utile de l’œuvre. Read the rest of this entry »

Un homme et une femme

février 9th, 2017

Mélodramatique et kilométrique.

Qu’est-ce qui m’a retenu de regarder ça il y a cinquante ans, lorsque c’est sorti sur les écrans, pour ne le découvrir qu’aujourd’hui ? Sans doute l’adulation consensuelle de tout le monde et le désastreux succès de la ritournelle Chabadabada du roublard Francis Lai.

Mais qu’est-ce qui m’aurait plu, si j’avais vu ça à l’époque ?

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Moonraker

février 8th, 2017
Nuit sans lune.

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Pétain

février 6th, 2017

Marchons sur des œufs.

Un peu compliqué d’évoquer le film de Jean Marbœuf sans risquer d’engager des polémiques désagréables mais surtout très vaines. Essayer de ne pas entrer, ou le faire le moins possible sur les jugements de valeur, l’accablement du personnage historique ou sa célébration ; et pas davantage sur l’interprétation factuelle des événements, que nous n’avons ici pas ou peu de pertinence à commenter en l’appuyant ou en la contestant. Read the rest of this entry »

Lucrèce Borgia

février 2nd, 2017

Fin de siècle.

Lucrèce Borgia fut assurément un des plus grands succès du prolifique Christian-Jaque, du fait, sans doute des scènes un peu dénudées, qui n’étaient pas légion à l’époque (1953) et du succès que remportait alors Martine Carol, star impudique à la carrière mince mais au décolleté pigeonnant. Et puis le nom de Lucrèce résonnait aux oreilles du spectateur égrillard comme une promesse de parcours salace, toujours bon à apprécier. Read the rest of this entry »

Les égarés

février 2nd, 2017

Été et fumées, Italie 43.

Les égarés est un film intéressant, excellemment mis en image et bien interprété, mais sa structure narrative est un peu lâche et, à mes yeux, il s’enfonce trop dans le mélodrame pour me satisfaire complètement. Read the rest of this entry »

Le testament du docteur Mabuse

janvier 29th, 2017

Génie du Mal pour classes maternelles.

Le docteur Mabuse, génie du Mal et création romanesque comparable à l’immortel Fantômas ? Mais quelle blague ! Je n’ai certes pas vu, et ne verrai sans doute jamais le premier film consacré à ce grand criminel, Docteur Mabuse le joueur en 1922, par le même Fritz Lang qui a réalisé ce Testament du Docteur Mabuse en 1933, puis, en 1960, Le diabolique Docteur Mabuse, avant de laisser la place à des tâcherons de moindre notoriété, qui ont usé et abusé de la franchise (jusqu’au douteux Jésus Franco avec La vengeance du Docteur Mabuse ). Read the rest of this entry »

Le chat et la souris

janvier 26th, 2017

À bon chat, bon rat.

On ne peut pas dire que Le chat et la souris soit un film désagréable à regarder, mais c’est tout de même bien foutraque, bien mal fichu, bien oubliable. Les acteurs sont en parfaite roue libre, paraissant s’amuser un peu (Michèle Morgan), beaucoup (Serge Reggiani) ou pas du tout (Philippe Léotard), tout au cours d’une histoire emberlificotée mais qui, paradoxalement, manque de toute fantaisie. Read the rest of this entry »