L’homme qui n’a pas d’étoile

juillet 16th, 2018

Les femmes sont des hommes comme les autres.

Voilà que, pour une fois, je ne me suis pas trop ennuyé devant un western de série et que j’ai même trouvé du plaisir devant une histoire assez complexe et bien fichue. Et puis la très bonne surprise de voir – pour une fois ! – un personnage féminin cynique, intelligent, autoritaire et légèrement pervers. Tout cela nous change du simplisme habituel de ces histoires du Nouveau Monde et de leurs récits à gros sabots (à grosses Santiags, devrait-on dire). Read the rest of this entry »

Tatie Danielle

juillet 13th, 2018

La vieille dame indigne.

Une vieille dame, une veuve, qui a un petit magot dû à un héritage, qui a des enfants qui guignent un peu le modeste héritage, découvre que la vie peut être grisante, achète une voiture et part à l’aventure en compagnie d’une serveuse de bar, bien plus jeune qu’elle et de mœurs très libres. Ça se passe à Marseille et dans ses alentours. Mais ça n’est pas du tout l’histoire de Tatie Danielle ! allez-vous vous récrier, Vous avez dû abuser de substances interdites ou bien, pire encore, vous êtes complètement gâteux !. Je ne dis pas le contraire sur la dernière partie de l’affirmation, mais ce n’est pas ça. Read the rest of this entry »

La vérité si je mens !

juillet 11th, 2018

Champions du monde !

La note, très volontairement excessive que je donne à La vérité si je mens ! n’a d’autre but que de marquer le plaisir que j’ai vu à revoir – après deux ou trois autres visions, sur grand et petit écrans – un film dont la verve, la gaieté, l’intelligence et quelquefois la férocité affectueuse n’ont rien perdu en vingt ans d’exploitation sur toutes les chaînes. J’ai trouvé que rien n’y a vieilli et l’âge du film m’a même interloqué. Oui, 1997 : il me semble que ça aurait pu être tourné hier ; le monde a-t-il si peu changé ? Et pourtant voilà un film de Juif sur les Juifs, qui se moque, qui charrie, qui pique ici et là, qui exagère, qui dégouline de gaieté mais qui sans doute n’aurait pas pu être tourné par un goy. Read the rest of this entry »

Le loup des Malveneur

juillet 10th, 2018

Mystère cantalou.

Malgré la noble euphonie de son titre et la qualité des décors naturels (le château d’Anjony et les vieilles rue de Salers, dans le département du Cantal), Le loup des Malveneur ne vaut pas grand chose. Le film est pesant, verbeux et l’intrigue mal maîtrisée, s’éparpillant dans tous les sens. Et puis (mais il est vrai que la chose est fréquente dans le genre angoisse féodale), le réalisateur a tendance à abuser de la photogénie des salles sombres, des couloirs dissimulés, des caves voûtées, des chambres lugubres où s’entrecroisent les personnages comme sur une scène de théâtre. Read the rest of this entry »

La féline

juillet 8th, 2018

Méfiez-vous, végans !

La Féline originelle, de Jacques Tourneur dure 73 minutes ; le remake réalisé par Paul Schrader atteint presque deux heures. Je n’ai pas encore vu le premier film dont j’ai toujours entendu dire grand bien, mais je conserve un si fort souvenir d’un autre des films d’angoisse du réalisateur, Rendez-vous avec la peur, qu’il m’étonnerait bien que ce soit de la gnognote et que ça me déplaise. En revanche je me suis bien enquiquiné avec la resucée, malgré la toujours agréable vision fréquente de l’anatomie de Nastassja Kinski, dont, il est vrai, l’actrice n’a jamais été bien avare durant sa prolifique carrière d’actrice. Read the rest of this entry »

Le retour du grand blond

juillet 5th, 2018

Accablant. Inadmissible.

Je sais bien que tout le monde doit payer ses impôts, honorer ses pensions alimentaires, prévoir pour ses vacances, accumuler pour ses vieux jours et que, lorsqu’on a eu la chance de déterrer un filon qui peut rapporter gros, il est bien difficile de résister à la tentation. L’immense succès (à peine mérité à mes yeux) du Grand blond avec une chaussure noire reposait sur la mélodie de Vladimir Cosma interprétée à la flûte de Pan par Gheorghe Zamfir et la magnifique chute de reins de Mireille Darc dévoilée par la robe de Guy Laroche. Ah… il y a aussi des gens, paraît-il qui apprécient l’histrion Pierre Richard : tous les mauvais goûts sont dans la nature. Read the rest of this entry »

Ces dames aux chapeaux verts

juillet 4th, 2018

Jurassic park.

Quand les enfants sages lisaient avant tout ce que leurs parents avaient lu, Jules Verne ou Fenimore Cooper, aucun d’entre eux ne pouvait avoir passé au travers de cet immense succès de librairie qui s’appelait Ces dames aux chapeaux verts. Pour son premier roman, son auteur, Germaine Acremant, issue de la bonne bourgeoisie provinciale artésienne et née elle-même à Saint-Omer remportait le pompon : avec les innombrables éditions et rééditions, un million et demi d’exemplaires et des traductions en 25 langues. Une gentille, aimable, délicieuse satire des mœurs provinciales, rien qui puisse choquer, mais du mouvement, de la gaieté, de la fantaisie et, en fin de compte, une histoire qui, après bien des péripéties, finissait le mieux du monde, permettant aux amoureux, timides ou plus émancipés, de se trouver et de voguer vers les doux bonheurs des hyménées réussies. Read the rest of this entry »

La chambre verte

juillet 3rd, 2018

Ennuyeux comme une agonie.

Il y a longtemps qu’on sait que François Truffaut a fait alterner, dans sa longue filmographie, le meilleur et le pire. À côté des réussites éclatantes des Quatre cents coups, de La peau douce, de Baisers volés,voire de La nuit américaine ou de Vivement dimanche !, il y a des trucs absolument incongrus, ennuyeux, ridicules. Jusqu’à présent, je classais au sommet de ces ratages Jules et Jim (film pourtant adulé par beaucoup) ou Fahrenheit 451. Je ne pensais pas que le docte imprécateur des Cahiers du cinéma pouvait faire pire. Voilà que je suis parvenu au fin fond du bric-à-brac : La chambre verte. Mais quelle purge ! Read the rest of this entry »

Mission impossible

juin 28th, 2018

Il n’y a plus d’après…

On tombe de haut lorsqu’on s’attendait à retrouver avec le même plaisir – peut-être encore accru, grâce au talent de Brian De Palma – l’esprit de la formidable série qui a enchanté les petits écrans de 1966 à 1973, sous la houlette de Bruce Geller. On a, avec Mission impossible un objet bien boursouflé, qui n’a rien à voir avec la série qu’on a aimée et qui est d’une complexité scénaristique telle qu’on a été contraint de relire deux fois le résumé fort complet qu’en donne Wikipédia pour y retrouver ses petits. Je veux bien admettre que lorsque j’admirais les exploits de Peter Graves, de Martin Landau et consorts et les formes de Barbara Bain, j’avais 50 ans de moins et un esprit assurément plus vif qu’aujourd’hui où il commence à sérieusement s’embrumer… Mais tout de même !! Read the rest of this entry »

Émile l’Africain

juin 27th, 2018

De l’audace, encore de l’audace…

Alors âgé de quatre ou cinq ans (disons six), j’ai vu Émile l’Africain lorsque le film est passé dans ma petite ville provinciale et, si je ne me rappelle pas du tout l’intrigue, je me souviens que nous en étions sortis, ma mère, mon frère et moi, assez glacés d’ennui, personne n’osant dire ouvertement qu’il avait trouvé ça minable. C’est que quoi que ce soit avec Fernandel passait pour être alors porteur d’une intense rigolade et d’un très bon moment sans souci. (Un peu comme Louis de Funès plus tard). Read the rest of this entry »