Faut pas jouer dans la cour des Grands !
Je suis sorti hier de la projection accablé, comme l’ont été ma femme et ma fille. Plusieurs spectateurs sont partis avant la fin et tous nos compagnons de géhenne cinématographique paraissaient dépités, presque assommés par la durée du film et son insignifiance, la plupart de ceux que j’ai questionnés partageant nos points de vue. Je n’avais pas vu d’aussi tristes mines depuis Les visiteurs 2.
La nuit ayant porté conseil, je reviens à La La land ; depuis ma déception de la projection, hier, j’ai eu deux ou trois fois dans l’oreille des mélodies qui me plaisaient et c’étaient les thèmes du film. Après me les être repassées grâce à YouTube, je me dis que, finalement, il n’y a pas que du languissant, du ridicule et du gloubi-glouba dans le film de Damien Chazelle, mais aussi quelques qualités, mineures, sans doute, mais réelles.
Qui trop embrasse mal étreint.
Plein à craquer.
Les sommets du cinéma.
Mélodramatique et kilométrique.
Marchons sur des œufs.
Fin de siècle.
Été et fumées, Italie 43.
Génie du Mal pour classes maternelles.