Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Le septième juré

lundi, octobre 10th, 2016

le-septieme-jureLa lèpre.

Ai-je assez dit que le cinéma français des grandes époques s’est nourri de la qualité de ses comédiens ? Et lorsque autour du merveilleux Bernard Blier en premier grand rôle on trouve des acteurs épatants à foison, juste au deuxième plan comme Danièle Delorme, Jacques Riberolles, Maurice Biraud ou un peu plus lointains, Albert Rémy, Jacques Monod, Henri Crémieux, Francis Blanche, Françoise Giret et même en apparitions fugaces, Robert Dalban, Anne Doat, Jean Sylvère, vraiment on se régale. (suite…)

Abîmes

samedi, octobre 8th, 2016

affiche4-abi%cc%82mesMaison close.

Je ne connais pas grand chose au  sous-genre cinématographique consacré aux sous-marins mais, compte tenu de l’anxiété claustrophobe qui doit toucher la plupart d’entre nous à l’idée de passer un bout de vie entre deux eaux dans un espace confiné, je ne suis pas surpris que le 7ème art ait fait appel à cette mine d’angoisse. (suite…)

La terre fleurira

jeudi, octobre 6th, 2016

3770001117270Les matins qui chantent.

Il ne faut pas aller chercher bien loin la source de l’inspiration d’Henri Aisner qui a réalisé en 1954 sur la commande du Parti communiste un film de célébration du cinquantenaire du journal L’Humanité. La terre fleurira est bâtie sur le même modèle que La vie est à nous, mêmement œuvre de propagande, mise en scène par Jean Renoir en 1936. (suite…)

Photo obsession

vendredi, septembre 30th, 2016

affUn homme seul est en mauvaise compagnie.

En fait, il y a deux films dans Photo obsession et le deuxième est complètement bâclé et inintéressant ; croit-on une seule minute à la renversante transformation du doux Sy Parish (Robin Williams, vraiment excellent) en salopard déchaîné destructeur de ménages et tueur potentiel ? Son virage paranoïaque manque de profondeur et n’entraîne pas le spectateur. (suite…)

La tournée des Grands Ducs

jeudi, septembre 29th, 2016
aff_tourne_grands_ducs-02Menu fretin.
Dans les années Quarante et Cinquante, aux temps où l’on était tributaire de quelques stations de radio, où la télévision était embryonnaire, où YouTube et Deezer n’avaient été qu’à peine imaginés par des romanciers de science-fiction et aussi aux temps où un voyage à Paris depuis la province profonde était une véritable expédition (qu’on faisait une fois dans sa vie, pour son voyage de noces, le Salon de l’Auto ou celui de l’Agriculture) il y a eu des tas de films comme La tournée des Grands Ducs. Des films où un très mince prétexte introduisait le spectateur du samedi soir, à Guéret, Montauban ou Quimper sur la scène souvent sulfureuse des boîtes de nuit, des music-halls, des cabarets de la Capitale, nouvelle Babylone. (suite…)

Halloween

dimanche, septembre 25th, 2016

19106164La peur qui fait le trottoir.

Je ne suis pas grand connaisseur (ni grand amateur, il faut dire) de ces histoires de tueurs psychotiques, issus souvent d’enfances traumatisées, qui collectionnent les assassinats perpétrés sur un mode analogue. On appelle, je crois, ce genre le slasher et il est richement représenté dans les modes adolescentes, chaque personnage créé suscitant, à l’aune de son succès, des séquelles à n’en plus finir, jusqu’à 7 ou 8, puis des remakes, généralement plus gore que les originaux. (suite…)

La trêve

jeudi, septembre 22nd, 2016

miniature-phpPour savoir qui est l’assassin.

Et finalement, dans toutes ces séries qui font florès (et qui sont des feuilletons, puisqu’on ne peut en rater un épisode sans être largué), le seul intérêt ne réside pas dans la révélation finale, qui dévoile l’identité de l’assassin, mais dans l’atmosphère et les scènes périphériques qui montrent quelques tranches de vie. (suite…)

Les espions

mardi, septembre 20th, 2016

affiche-espionsVertige de minuit.

Henri-Georges Clouzot en 1957, c’est sûrement le réalisateur le plus important du cinéma français (et peut-être davantage) après les immenses succès publics et critiques du Salaire de la peur en 1953 et des Diaboliques en 1955. Bonheur d’aller découvrir son nouveau film, Les espions en n’ayant que simplement entendu parler des autres ! (suite…)

Les compagnons de Bâal

dimanche, septembre 18th, 2016

miniature-phpTintin sanglant

L’ennui avec les feuilletons, c’est que dès qu’on a regardé le premier, puis le deuxième épisode, on est bien obligé de continuer jusqu’au bout, sauf à se priver des révélations finales, qui en sont le suc et qui justifient toutes les péripéties précédentes. Et ceci en regardant tous les épisodes parce que chacun d’eux contient les épices nécessaires. Les compagnons de Bâal, c’est un peu moins de six heures en sept tranches de 50 minutes et je dois dire que je n’étais pas mécontent lorsque le mot Fin s’est affiché sur l’écran de mon téléviseur ; il est vrai que j’ai absorbé tout ça en deux ou trois jours, ce qui n’est peut-être pas la meilleure façon d’apprécier ce genre, davantage conçu pour un rythme hebdomadaire (j’ai souvenance de l’attente grisante qui scandait la diffusion et captivait les amateurs de l’admirable Belphégor de Claude Barma en 1965 : la France entière retenait son souffle !). (suite…)

Le corsaire rouge

mercredi, septembre 14th, 2016

le-corsaire-rouge1Chorégraphie pour pré-pubères.

Évidemment quand on a dix ans (ou un peu moins) et qu’on voit sur le grand écran du cinéma le caravansérail des uniformes chamarrés, les vaisseaux de haute mer (et qu’on entend le si beau nom de leurs mâts : beaupré, artimon, misaine), les focs et les vergues, l’exotisme des îles caraïbes, les terribles cruautés des pirates, les trognes épouvantables des flibustiers, on ne peut être qu’émerveillé par Le corsaire rouge. (suite…)