Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Le crime est notre affaire

mercredi, juin 1st, 2016

18981584Ça sent la poussière…

Pour ce deuxième épisode des aventures du couple Beresford (André Dussolier/Catherine Frot) engagées par Pascal Thomas par Mon petit doigt m’a dit et conclues par Associés contre le crime, je baisse d’un cran encore mon appréciation. Je n’ai pas du tout l’intention de regarder le troisième segment (mais va savoir ! je boirai sûrement encore l’eau de nombreuses fontaines inconnues !), ce qui me permettra de ne pas avoir à décerner la note infamante de 0. Car le deuxième film est encore pire que le premier et il est vraisemblable que la chute ne s’est pas arrêtée. (suite…)

Le cas du Docteur Laurent

lundi, mai 30th, 2016

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Il n’y a pas de fatalité

Est-ce que les jeunes pousses peuvent bien imaginer qu’on pouvait, en 1957, réaliser un film militant sur l’accouchement sans douleur ? Je ne parle évidemment ni de pilule, ni et encore moins d’avortement, mais bien, je le confirme d‘accouchement sans douleur !

(suite…)

Mon petit doigt m’a dit…

dimanche, mai 29th, 2016

18413387 … que j’aurais mieux fait de regarder autre chose…

Avec ses adaptations d’Agatha Christie, Pascal Thomas a trouvé un filon, s’est placé sur un créneau. Rien de déshonorant, évidemment, mais pour qui se rappelle ses films si intelligents (Les zozos, Pleure pas la bouche pleine, Confidences pour confidences), c’est un peu dommage… (suite…)

Préparez vos mouchoirs

vendredi, mai 27th, 2016

Preparez_vos_mouchoirsEn terre étrangère.

Il est peu contestable que Bertrand Blier se voit comme un moraliste et peut-être encore davantage comme un fabuliste au sens que le Grand Siècle donnait à ces mots : celui d’observateur discret et narquois des mœurs et caractères humains. Le malheur pour lui est que ces genres artistiques exigent modération, retenue et bon goût, qui ne sont pas ses qualités premières. (suite…)

Les assassins sont parmi nous

mercredi, mai 25th, 2016

71656On s’achète une conduite…

Premier film allemand produit après la guerre, sous le contrôle des puissances occupantes, mais davantage encore de l’Union soviétique, Les assassins sont parmi nous peut bénéficier d’un certain effet de curiosité, mais guère de davantage. Le regard porté sur la capitale du Reich de mille ans dévastée, dont il ne reste que ruines, est bien plus intéressant dans La scandaleuse de Berlin de Billy Wilder et surtout, naturellement, dans Allemagne année zéro de Roberto Rossellini. (suite…)

Les félins

dimanche, mai 22nd, 2016

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Plaisant et trouble

Cette atmosphère de Côte d’Azur huppée et assez trouble est fort bien rendue, mieux encore que dans Retour de manivelle (dont elle constituait, il est vrai, un des uniques atouts) ; la photographie d’Henri Decaë est superbe, la musique de Lalo Schifrin une remarquable réussite (le torride déshabillage de Mélinda (Jane Fonda) devant Vincent (André Oumansky), et la virtuosité de René Clément une vraie leçon de cinéma : c’est un film continuellement enrichi de magnifiques images, avec un sens très sûr de la composition. Alain Delon y est brillant, et Lola Albright belle à damner un saint. (suite…)

Que viva Mexico !

samedi, mai 21st, 2016

 

Outrancier, slave et mexicain0tr1qXR

Que serait donc Que viva Mexico si Eisenstein avait pu tourner le film jusqu’au bout de son projet, le monter, le sonoriser différemment ? S’il n’avait pas été interrompu par le retrait du commanditaire du projet, le romancier socialiste Upton Sinclair qui saisit les milliers de mètres de pellicule déjà tournés, qui n’ont été récupérés que quarante ans plus tard et mis bout à bout tant bien que mal ? (suite…)

Le journal d’une femme en blanc

vendredi, mai 20th, 2016

Le_Journal_d_une_femme_en_blanc Film à thèse bien fichu.

On n’a pas attendu Urgences ou L’hôpital et ses fantômes (ni le feuilleton français Le chirurgien de Saint Chad avec Jean-Claude Pascal) pour présenter au public un monde qui le fascine, celui des hôpitaux, de la juxtaposition de la misère humaine, de la technologie de pointe, de l’impérialisme des médecins, des intrigues sentimentales entre internes et infirmières, en bref un monde d’histoires qui peuvent se multiplier, s’entrecroiser, s’enrichir les unes des autres, foisonner à l’infini. Jalousies professionnelles, ambitions glorieuses, chansons de salles de garde, cas sociaux, fragiles espérances coupées à vif, familles accablées, agonies terrifiantes… Tout y est. (suite…)

La main du Diable

dimanche, mai 15th, 2016

661-maindudiable-1205086752Tranquille comme le Diable.

Sans aller trop loin dans l’hyperbole louangeuse, je dirais volontiers que j’ai passé un très bon moment en découvrant ce film bref (1h23), superbement photographié par le grand chef opérateur Armand Thirard et réalisé par Maurice Tourneur dont c’est sans doute la meilleure œuvre. Outre d’avoir mis en scène l’inusable Volpone, le titre de gloire de Maurice Tourneur est d’être le père de son fils, Jacques Tourneur, maître du cinéma fantastique, auteur de La féline, de Vaudou (vus il y a trop longtemps pour que j’en parle) et de l’admirable Rendez-vous avec la peur, où figurent certaines scènes parmi les plus angoissantes que je connaisse… (suite…)

La gueule ouverte

jeudi, mai 12th, 2016


La_gueule_ouverte-245434221-largeLeçon de ténèbres.

À force d’écrire et presque de proclamer que le cinéma de Maurice Pialat me déplaisait, me hérissait, m’exaspérait, je m’y suis insidieusement laissé prendre. J’ai l’air malin, maintenant d’avoir écrit que j’étais imperméable à cette façon de filmer, à ces sujets rugueux, à cette violence abrupte, presque méchante… (suite…)