Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Rosemary’s baby

lundi, mars 28th, 2016

xbTIMRk36qthU4RDRBYoBVbhQbZLa maison du Diable.

Mais qui peut dire, à la fin du film, si Rosemary Woodhouse (Mia Farrow) est la victime du Diable et de ses sectateurs, si elle a réellement donné naissance au fils de Satan, ou si, jeune femme diaphane, sans grande épaisseur, elle a basculé dans une folie favorisée par sa grossesse ? Qui peut trancher sereinement ? Personne et c’est bien ce que souhaitait Roman Polanski qui le dit clairement dans un des suppléments du DVD. (suite…)

24 heures avant la nuit

vendredi, mars 25th, 2016

127507Autopsie du désastre.

Je n’avais jamais entendu parler de Spike Lee que pour son militantisme noir identitaire agressif. C’est donc plutôt une bonne surprise que de découvrir avec 24 heures avant la nuit un film sombre aux tonalités plus classiques qui, photographiant les trajectoires de trois copains d’école et les singulières évolutions divergentes qu’ils ont connues m’a quelquefois fait songer à Mystic river de Clint Eastwood. Et cela sans doute à cause des sites urbains de la Côte Est où se situent les films et aux intrigues torturées dans l’un et l’autre cas. (suite…)

Flic ou voyou

mercredi, mars 23rd, 2016

Flic_ou_voyou_grandeApothéose now

Flic ou voyou, en 1979, c’est le moment de la carburation maximale du cinéma de divertissement français et l’apogée du succès populaire et commercial de Jean-Paul Belmondo, charmeur, hâbleur, désinvolte, chéri des dames, qui distribue avec autant de talent que d’aisance pirouettes et mandales. Des moments qu’on a vus cent fois et qu’on ne se lasse jamais de revoir, parce que, malgré l’évidence répétitive du procédé, on est toujours séduit par cette vitalité rieuse qui ne s’embarrasse ni de métaphysique, ni de scrupules. (suite…)

Impitoyable

mardi, mars 22nd, 2016

rueducine.com-impitoyable-1992 Crasse et boue et sang.

Comment écrire un message un peu original sur Impitoyable alors que des tas d’amateurs qualifiés ont dit avec subtilité et talent tant de choses pénétrantes ? Surtout pour quelqu’un qui ne connaît pas très bien le cinéma de Clint Eastwood et qui n’a pas pour le western un goût très profond ? (suite…)

On a volé la cuisse de Jupiter

mardi, mars 22nd, 2016

on-a-vole-la-cuisse-d-ii-af-1-gPour soirée paresseuse.

J’ai déjà écrit (sur le fil de Trois chambres à Manhattan) que je trouvais le registre d’Annie Girardot bien meilleur dans le grave que dans l’aigu ou, pour être plus précis, portant davantage de talent dans les rôles dramatiques ou maléfiques (L’homme aux clés d’or, Rocco et ses frères, Le vice et la vertu, Traitement de choc, La pianiste) que dans ses interprétations de fantaisiste ou de farfelue (les pochades de Michel Audiard – Elle boit pas ou Elle cause plus – La zizanie, La mandarine) où son agitation sur l’écran me fait songer à celle d’Annie Cordy sur scène. (Je note bizarrement que ladite Cordy quand elle fait du cinéma est un modèle de mesure ; voir Le passager de la pluie ou Le chat ; bizarre, n’est-ce pas ?). (suite…)

L’homme qui en savait trop

vendredi, mars 18th, 2016

l_homme_qui_en_savait_trop_affiche Bien conduit.

Ce qui prouve, s’il en était besoin, que je ne ferai jamais partie de la secte des adorateurs d’Alfred Hitchcock, c’est qu’au contraire de ses thuriféraires, j’ai trouvé L’homme qui en savait trop plutôt enlevé et convaincant. Je ne suis même pas loin de lui donner la première place parmi la douzaine des films du gros homme que j’ai désormais vus (Psychose excepté, qui est très au dessus). Sans doute est-ce plein d’invraisemblances et le scénario n’est-il pas un modèle de rigueur ; mais il fonctionne bien, à l’instar des romans-feuilletons des meilleurs faiseurs du 19ème siècle et on n’a pas envie d’aller trop voir dans les coulisses les gros ressorts de la machinerie. (suite…)

La valse des pantins

mardi, mars 15th, 2016

19748055« Qui est in, qui est out ? »

Je veux bien que La valse des pantins soit une intuition prémonitoire de notre triste aujourd’hui métastasé par des gugusses et des bouffons balancés les uns après les autres sur les écrans de télévision pour grignoter ce qui reste de notre disponibilité intellectuelle. Mais cette prémonition ne suffit pas à faire un film. (suite…)

Un village presque parfait

dimanche, mars 13th, 2016

171067Cinis, pulvis et nihil…

La seule question que l’on puisse se poser devant ce monument d’inanité cinématographique (formaté rigoureusement comme un téléfilm, au demeurant) est s’il en restera quoi que ce soit dans quarante ou cinquante ans. (suite…)

Les compagnons de Jéhu

jeudi, mars 10th, 2016

35515La belle époque.

Comment dire ? Malgré toute la sympathie qu’on peut donner aux personnages chevaleresques et aux héros courageux et l’aversion qu’on doit porter aux traîtres et aux vermines, malgré les moyens importants donnés au réalisateur Michel Drach, la qualité des décors et celle de la plupart des interprètes, on reste un peu sur sa faim. Ce qui est tout de même paradoxal après avoir regardé un long feuilleton de la belle époque de la télévision (1966) composé de cinq épisodes de 55 minutes et un dernier d’une heure et demie, un peu plus de 6 heures, donc, si je ne me trompe pas. (suite…)

Les pirates du métro

vendredi, mars 4th, 2016

Roule, roule, train du malheur !…

65019Des films où une bande de types déterminés prend en otage des quidams rassemblés par les hasards de la vie et exige des autorités qu’elles lui livrent du pognon ou je ne sais quoi d’autre, il y en a des palanquées dans le cinéma mondial : la structure est efficace et finalement assez facile pour séduire : montage parallèle des bandits terrifiant leurs prisonniers et des pouvoirs publics tentant de réunir les sommes exigées tout en mijotant un coup tordu pour capturer les malfrats, non sans se disputer considérablement sur la façon de faire, durée du film à peu près identique au temps de la prise d’otages, ce qui permet de faire monter la tension et…. (suite…)