Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

À l’aube du cinquième jour

dimanche, février 14th, 2016

50492La discipline, force principale des armées…

La guerre est finie ! beugle le malheureux Bruno Grauber (Franco Nero), qui n’y comprend rien quand ses compatriotes le bouclent avec son camarade Reiner Schultz (Larry Aubrey) dans une cage d’isolement. Mais non, pauvre couillon, la guerre n’est pas finie… Est-ce qu’on démobilise le jour de l’armistice ou même le jour de la capitulation ? Est-ce que les hommes reviennent dans leurs foyers ? Est-ce que la justice militaire cesse de fonctionner pour sanctionner pillages, viols et… désertions ? (suite…)

Tempête à Washington

vendredi, février 5th, 2016

Tempete_a_WashingtonEt vlan, passe-moi l’éponge !

Au bout d’un quart d’heure, de vingt minutes, j’étais à deux doigts d’éjecter le DVD de mon lecteur et de passer à autre chose, ce qui ne m’arrive jamais, tant je trouvais à la fois embrouillée et languissante cette histoire procédurière étasunienne. Je n’ai aucun besoin de recevoir un cours de Droit constitutionnel d’un pays qui a poussé l’aberration et la vertu jusqu’à se débarrasser honteusement de son meilleur président, Richard Nixon, évacué pour des histoires de corne-cul ridicules. Et puis je sentais monter cette obsession puritaine de la transparence qui a contaminé notre Europe civilisée au point qu’aucun candidat à une charge publique, désormais, ne peut bouger le moindre cil et – pis encore ! – craint d’en avoir bougé un vingt ans auparavant, lors d’une beuverie étudiante. (suite…)

Le silence est d’or

mercredi, février 3rd, 2016

5246Artificiel, médiocre, boulevardier !

Immense déception, pour qui, comme moi, tient René Clair pour un réalisateur tout d’élégance et de brio ! Je viens de regarder pour la première fois ce Silence est d’or, jugé assez favorablement par la critique et ça m’a paru d’une fausseté, d’une niaiserie et d’un ennui incommensurables ! (suite…)

Une aussi longue absence

lundi, février 1st, 2016

18747649 L’eau grise.

Peut-être une toute petite déception lorsque le film s’achève, vite effacée parce que quelques heures et quelques jours plus tard, la magie des images revient et le talent exceptionnel des interprètes principaux comme la capacité d’Henri Colpi de capter l’atmosphère de ce début du mois d’août à Puteaux où, juste en face, sur le fleuve, les usines Renault de l’Île Seguin se sont vidées… (suite…)

Paparazzi

dimanche, janvier 31st, 2016

PaparazziManque de fétidité.

Je me suis laissé avoir à regarder à nouveau ce film qui se veut trop de divertissement pour être honnête, puisqu’il joue sur des sentiments assez fétides et sur la singularité du monde réel. Un monde où les pauvres gens sont fascinés et adulent des idoles qui, plus que de les mépriser, ne s’aperçoivent pas même de leur existence. (À la réflexion, je me dis qu’il a dû toujours en être ainsi). (suite…)

La corde

jeudi, janvier 28th, 2016

5758437-8585051Chéri fais-moi peur !

Et au bout de ce film heureusement court (80 minutes) mais dont la fin tire pourtant à la ligne, on est tout étonné de ne pas entendre annoncer que les décors étaient de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell. On s’arrête juste avant de se dire que l’émission était proposée par Pierre Sabbagh. Parce que si quelque chose m’a rappelé les soirées boulevardières de Au théâtre ce soir, c’est bien ce film à faux suspense bâti dans un seul cadre et interprété comme sur une scène à l’italienne. (suite…)

San Antonio

mercredi, janvier 27th, 2016

b31aafb874314c618e38fb77f826d8f1Une infamie.

On peut comprendre que des acteurs de deuxième ou troisième zone, contraints par la dureté des temps et la nécessité de survivre aient accepté de tourner dans cette infamie. Ils auraient d’ailleurs bien pu accepter de faire pire, si c’était possible. Qu’on le veuille ou non, il y aura toujours des fins de mois et des relevés bancaires déprimants. Luis Rego, qui était presque une vedette au moment des Bronzés, Élisabeth Margoni, pulpeuse épouse de Joss Beaumont (Belmondo) dans Le professionnel, Michèle Bernier, rondeur structurelle, Michel Galabru, cachetonneur majuscule et même Robert Hossein, dont je ne sais plus quoi dire étaient bien contraints d’accepter ce qu’on leur proposait. (suite…)

Midnight express

dimanche, janvier 24th, 2016

arton9143Deux kilos de perpétuité.

Eh bien si les acharnés de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne persistaient dans leur projet fou, voilà un film qui pourrait être opportunément diffusé et rediffusé à la télévision pour nourrir le débat, ou, plus certainement, le clore. (suite…)

L’ombre d’un doute

jeudi, janvier 21st, 2016

l'ombre d'un doute aff Complot de famille.

Détenteur depuis peu d’un double gros coffret d’œuvres d’Alfred Hitchcock qui vont de 1942 à 1976, j’entreprends sans prévention mais sans enthousiasme de perfectionner ma modeste connaissance d’un cinéaste placé par certains au plus haut degré de l’intelligence cinématographique et par moi tenu – jusqu’à présent en tout cas – pour un habile faiseur plutôt surévalué, dont je n’ai vu de vraiment excellent que Psychose. (suite…)

La scandaleuse de Berlin

lundi, janvier 18th, 2016

69660Dans Berlin rasé, Wilder exilé.

Si je mets à part Boulevard du crépuscule qui est tout près du chef-d’œuvre, La scandaleuse de Berlin est sans doute le meilleur film que je connaisse de Billy Wilder, dont je ne suis pas particulièrement féru. C’est un film qui paraît enlevé, léger, quelquefois proche du vaudeville, mais qui passe en un clin d’œil à l’amertume et au sarcasme, qui ne manque pas de cynisme et qui tutoie même le drame (j’aurais pour ma part assez apprécié que la fin en fût plus noire). (suite…)