Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Un homme idéal

samedi, avril 4th, 2015

petite-selection-films-decouvrir-pendant-prin-L-Tru1L6Pour dépenser ses picaillons.

Voilà ce que c’est que de succomber, par pur esprit d’une économie mal comprise, aux avances de la caissière du cinéma ! Elle vous propose d’un air doucereux d’acheter un pack de cinq tickets, sous prétexte qu’ainsi, chaque séance vous reviendra moins cher. Ébloui, vous cédez à la perspective de la bonne affaire. Au moment où vous faites l’emplette, la durée de péremption de vos tickets vous paraît très suffisante. Les semaines passent et vous vous apercevez que vous n’avez plus que quelques jours pour utiliser votre virtuel magot. (suite…)

La nuit du chasseur

vendredi, avril 3rd, 2015

04-d2f13Le loup, la gourde et les deux agneaux.

Comme j’ai découvert tardivement La nuit du chasseur, il y a seulement douze ou quinze ans, sur la foi enthousiaste de quelqu’un qui m’est cher, j’avais, comme il est souvent de règle en ce cas, été plutôt déçu par l’unique réalisation de Charles Laughton, m’attendant à plus angoissant et plus cruel. Et ma déception devait tenir aussi à la mauvaise impression causée par les dernières séquences que tout le monde, j’ai l’impression, s’accorde à voir ratées et même un peu ridicules. (suite…)

Dogville

mercredi, avril 1st, 2015

600full-dogville-posterLe pays de l’amertume.

Pendant presque toute la première heure du film – qui en compte tout de même trois – j’ai irrésistiblement songé au plus grand roman d’avant-guerre de Jean Giono, Que ma joie demeure où un inconnu, Bobi, arrive sans apparente raison dans une communauté villageoise d’un plateau perdu loin du monde et y apporte le goût et le sens de l’inutile, c’est-à-dire de la beauté, par toute la force d’une parole nouvelle.

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58 minutes pour vivre

mardi, mars 31st, 2015

46215Sans style.

Il serait bien difficile, sauf à vivre dans un ermitage tibétain ou une clairière amazonienne, de prétendre qu’on n’a jamais vu le personnage de John McClane sauver le monde. La série – la franchise ? – qui compte désormais cinq films a été tant et tant de fois diffusée, sur une myriade de chaînes de télévision et elle compte tant d’images spectaculaires que tout un chacun s’est déjà laissé prendre à l’un ou l’autre numéro de la série. (suite…)

La vie de château

lundi, mars 30th, 2015

Quelle allure !

Que Louis Malle ait écrit Tant de grâce et tant de précision dans un premier film, on peut y voir un miracle lors de la sortie de cette Vie de château est-il vraiment étonnant ? (suite…)

Scarface

lundi, mars 30th, 2015

scarface-(1983)-large-coverLittle Napo

La première moitié du film – et même presque les deux premiers tiers – où une misérable petite racaille effectue une remarquable ascension dans le monde pourri de la haute criminalité de la drogue et s’installe au sommet est tout à fait remarquable. Cette petite racaille a été évacuée de Cuba par Fidel Castro qui s’est ainsi débarrassé ainsi à bon compte de bouches inutiles (suite…)

Man of the year

samedi, mars 28th, 2015

MPW-21208Le piège électoral.

Malgré les grimaces excessives et les gambades débridées de Robin Williams et l’abondance de plaisanteries insanes graveleuses, Man of the year est un film qui ne manque pas d’intérêt. Un peu foutraque et mené paresseusement, certes, par Barry Levinson, mais plein de sujets alléchants. (suite…)

Un monde parfait

jeudi, mars 26th, 2015

un-monde-parfait-41301Cavale enfantine.

On a tellement parlé de Clint Eastwood à propos d’American sniper, qui ne vaut pourtant pas grand chose, que je me suis un peu renseigné sur lui et j’ai découvert avec effarement qu’il bénéficiait sur Wikipédia d’une page de longueur inhabituelle et qu’il avait tourné déjà 34 films. Je ne l’avais bien en tête que comme interprète des premiers westerns de Sergio Leone et ne me souvenais pas vraiment de lui comme réalisateur. (suite…)

Stalingrad

mercredi, mars 25th, 2015

stalingrad-2001-aff-01-gDeux heures et quart d’ennui profond.

Presque deux heures et quart à guetter un bout d’émotion à part dans le regard du major König (Ed Harris, de fait absolument remarquable), seul protagoniste à avoir un peu de chair, un peu de substance. De gros moyens et des bouffées d’images fatigantes, parfaitement dans les travers du cinéma d’aujourd’hui : montage hyper-rapide à donner mal aux yeux, multiplication des séquences inutiles mais spectaculaires, coups de zoom intempestifs, goût du crado et du sanguinaire (suite…)

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

mercredi, mars 25th, 2015

474265Plutôt blême que pâle

Quand on a vu ça, qui passait l’autre soir sur Canal +, on n’est pas surpris du succès que ça a eu l’an dernier en France (12,5 millions d’entrées). C’est dégoulinant de bons sentiments, ça se veut acide et pimenté mais c’est gluant comme un marshmallow. Si on veut, c’est comme le Champomy (jus de pomme pétillant, sans alcool, boisson festive pour enfants, comme le dit la publicité) par rapport au Champagne.

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