Soldat inconnu.
Il y a un peu, au tout début de Un héros très discret, une effluve de ces films qui ont scruté avec les yeux d’aujourd’hui ce qu’on a appelé impeccablement L’entre deux guerres, la révérence envers les héros de 14, la stupéfaction d’être sorti vivant du massacre, l’amertume de ceux qui restent là dans la sidération devant les vies coupées net sur la Marne ou aux Éparges, veuves et orphelins, témoignages en statues de sel de ce qui est arrivé. Les années folles… Tu parles ! Je veux bien le jazz, le charleston, le Bœuf sur le toit, le surréalisme, Marie-Laure de Noailles, L’âge d’or et tout le bataclan. Songer aussi aux mutilés de guerre, aux gueules cassées, aux pensions qu’on s’efforce d’obtenir, aux intérieurs rances, à la catatonie qui frappe tant et tant de survivants. (suite…)