Bof…
Amateur intermittent de films de peur, de terreur, d’épouvante, de malaise (de tout ce qui est censé foutre les chocottes et susciter un choc adrénaliné à des moments stratégiques), je n’avais pas vu L’ascenseur
initial, de 1983, de Dick Maas,
un peu sceptique sur l’utilisation, pour ficher la trousse, d’un simple mode de transport. Ayant écrit cela, je m’en repends immédiatement, me souvenant que Duel
demeure un film terrifiant et, sur le strict rapport d’un ascenseur, ayant beaucoup apprécié son usage homicide dans La malédiction 2
(mais il n’intervient là qu’à une seule reprise, les autres meurtres et horreurs survenant avec d’autres truchements).

; je ne renie évidemment rien de ce que j’ai écrit, sur la relative indifférence que les citoyens des pays victimes de l’Allemagne ont pu ressentir sur les malheurs de ceux qui avaient bien cherché leur sort et bien mérité leur écrasement ; après tout, voilà qui montre avec éclat combien on est, qu’on le veuille ou non, solidaire de sa Nation, dans les fracas comme dans la prospérité.
Comment sortir de l’enfance ?
Le film, qui eut quelque succès de scandale à Cannes en 2013, est d’un
sur qui je ne me décide pas à avoir une opinion tranchée, sa sensibilité particulière et son regard sur les femmes me laissant toujours une certaine impression de malaise ; en fait, je ne le trouve pas très net.
, alors que j’avais trouvé
ridicule et artificiel, que
est exactement le genre de femmes qui, si la chose était possible et envisageable, m’amènerait à modifier mes moeurs (qui sont des plus classiques) et que la quéquette flasque complaisamment exhibée de
me conduit plutôt à une sympathie narquoise qu’à une admiration ambiguë.
Soufre impur.
et
mêler leurs chairs bronzées dorées, on comprend que les magazines à scandale aient cru, ou voulu faire croire que l’histoire amoureuse des deux acteurs renaissait de ses cendres, quatre ou cinq ans après leur séparation, tant ils semblaient s’y être redonné. (Et curieusement, d’ailleurs, on peut se demander si ce n’est pas ce qui survient entre Marianne (
: une sorte de poussée de désir, une reviviscence, un coup de sang, une nostalgie d’histoire qu’on pourrait recréer pour une soirée ou pour une semaine, sans illusion et sans conséquence).
Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine !
Est-ce que la volonté de se boucher les yeux devant le péril est consciente ? Ou, plus probablement, est-ce qu’à la veille des catastrophes, la gaîté, la joie de vivre, les amourettes perpétuellement menacées et finalement triomphantes prennent toujours le pas sur la touffeur des angoisses ? Ou un peu des deux, sans doute, le souhait de montrer aux populations des belles provinces que nos braves petits gars de France savent triompher de toutes les adversités avec le sourire et le sens de la débrouille, exemple renouvelé de qualités bien de chez nous !
Aussi beau qu’ennuyeux
que j’avais beaucoup apprécié il y a quelques années, et qui m’a souvent exaspéré, à tout le moins profondément ennuyé. Il est bien ennuyeux, de toute façon, de prendre conscience qu’on n’a pas raison d’être un peu abandonné en route.
très secondaire, un de ceux que l’on peut aisément oublier et qui n’ajoutera rien à la gloire de celui que, dans sa présentation, Jean-Pierre Donniet qualifie de plus grand cinéaste français, (point de vue que je partage absolument) qui livre là un film sans beaucoup de souffle, ni d’intérêt. D’ailleurs la note médiane que je lui attribue est un peu entichée de complaisance et n’aurait sûrement pas atteint ce niveau si je n’avais pas connu le nom de l’auteur.
Simenon, malgré tout
pouvait y trouver un sujet, une orientation, une atmosphère et, même en les maltraitant, parvenir à faire vivre un monde, tant la puissance d’évocation du romancier est intense. Sans doute toutes les adaptations ne sont-elles pas de qualité, notamment celles des Maigret, parce que les metteurs en scène ont généralement privilégié la résolution d’une énigme policière – rarement primordiale – à ce qui importait vraiment à l’écrivain : la recréation d’un univers.
La gloire des bistrots.
avant-hier. J’avais déjà vu le film deux ou trois fois, sans qu’il me marque particulièrement mais – allez savoir pourquoi ! – je l’ai regardé avant-hier avec des yeux presque neufs et de plus en plus enchantés.