Méfiez-vous des femmes !
Le tour de force de Harry Kümel a été de réaliser ce film intéressant et devenu, au cours des ans, assez mythique, malgré de tout petits moyens et dans le cadre d’une coproduction internationale qui lui a imposé des contraintes de scénario et de dialogues dont il ne voulait guère et avec une distribution secondaire qu’il n’avait pas choisie : dans les intéressants suppléments du DVD lui-même et les actrices Danielle Ouimet et Andrea Rau s’étendent assez longuement sur ces points ; dans un petit livret joint, Kümel ajoute une nouvelle couche. Il se gausse d’ailleurs avec férocité des balourdises pompeuses de son interviouveur, Olivier Rossignol, qui aimerait bien faire dire au film des tas de choses compliquées et y voir des intentions qui n’y sont pas ; avoir été démenti sur presque toute la ligne n’empêche d’ailleurs pas Rossignol, dans les deux dernières pages, de livrer ex cathedra ses interprétations, dans un style assez lourd agrémenté de fautes d’orthographe : c’est le malheur de ces livrets un peu boursouflés, comme le furent ceux d’un certain Jacques Viallon que j’ai eu le plaisir de démolir pour Maria Chapdelaine de Julien Duvivier). (suite…)


Ava la sublime.
« Le meurtre est mon violon d’Ingres ».
Des charmes vénéneux.
Les routiers sont un peu poussifs.