Patrice Leconte est un réalisateur très attachant, qui adore le cinéma et qui, au moins pendant quinze ans, de Tandem (1987) à L’homme du train (2002), a tourné plusieurs films d’un extrême intérêt, dont beaucoup demeurent dans les mémoires.
La fille sur le pont (1999) est de cette époque enchantée et fait partie des meilleurs crus.Leconte voulait tourner en noir et blanc et il est parvenu à imposer cette intelligente lubie à ses financeurs, alors même qu’il n’avait pas d’autre raison objective, ainsi qu’il le dit dans le supplément du DVD, que de ne pas tomber dans le pittoresque et le touristique alors qu’il allait filmer à Monte-Carlo, à Athènes et à Istambul. Cela donne un film au charme très original qui bénéficie d’un très beau travail sur la lumière, aussi réussi sur la Seine que sur le Bosphore. C’était là un très beau, très bon, très exaltant pari, avec une histoire attachante, virevoltante, un Daniel Auteuil comme d’habitude excellent (du temps où il ne se mêlait pas de profaner Pagnol), et une Vanessa Paradis ravissante et fragile, qui n’était plus la Lolita de Jo le taxi et qui apparaissait bien meilleure que dans la plupart de ses autres films (d’Élisa à Une chance sur deux)… (suite…)

Bien vu !
Le désastre habituel.
La porte est ouverte…

Le roi du boum-boum.
Histoires de la nuit.
Une redoutable purge !