Virevoltant, sublime !
Né Musulman bosniaque (c’est-à-dire classé parmi les Slaves islamisés au 15ème siècle par l’Empire Ottoman), Emir Kusturica
, s’est converti à l’Orthodoxie et a rejoint la Serbie en 2005, un an après La vie est un miracle
, moins, sans doute en référence à d’anciennes origines ethniques que pour marquer son désespoir de voir disparaître la Yougoslavie, mosaïque de peuples difficilement constituée au lendemain de la Première guerre mondiale et qu’il estimait, à tort ou à raison, comme un rempart utile contre les haines ancestrales. (suite…)

s’intitule Le petit saint ; il n’a pas d’autre rapport avec
que de se dérouler (à son début) dans un milieu de misère noire et, naturellement de porter un titre qui aurait pu être donné par
à son filme magnifique. 
Le moucheron sans le lion.
avec l’héroïsme de la Légion, je ne m’attendais évidemment pas grand chose et j’ai été plutôt heureusement surpris. 
, ne voulant pas replonger (ceci sans allusion narquoise à la pulsion sus-évoquée) dans la série des
, revue trop récemment, je me suis dit que la redécouverte du film de l’honnête
, bon artisan limité et honnête ne me détournerait pas trop de mon objectif premier par des audaces de mise en scène et des fulgurances de réalisation. Et puis le livre m’est familier et la cathédrale proche et chère. Tout pour passer deux heures paresseuses, tranquilles, confortables. 
et que, sans méconnaître qu’il a réalisé quelques mauvais films, surtout à la fin de sa carrière, après
, il présente une des filmographies les plus constamment remarquables du cinéma français. Et cela notamment dans la période 35-39, entre
et
. 
après la rigolade de
, par exemple) sont épouvantables, ni dirigés, ni tenus. 

, marquée de quelques coups d’éclat – ce film, mais aussi
, l’étonnant et un peu ennuyeux
, l’intéressant
– mais aussi des trucs pas bien nets –
,
, le remake indécent du
. J’avoue sans peine que j’ai, pendant des années, et dans l’évidente foulée des
– davantage sujet de scandale que film de qualité, à mes yeux – j’ai eu tendance à tenir
comme une sorte de faire-valoir, de second couteau un peu triste, un peu grisaillant, un peu fêlé, aux côtés du solaire, du lumineux
.