Où sont les blousons noirs d’antan ?
Il faudra que je revoie ce film – assez médiocre – d’un Carné
un peu surévalué dans le paysage cinématographique français qui m’avait paru déjà un peu tarte il y a quatre ou cinq ans en DVD dans l’assez mauvaise édition d’une collection à trois sous. Ce qui se passe en 1960, c’est l’émergence de ce qu’on a appelé alors les Blousons, qui étaient noirs, lorsqu’ils habillaient les fils de prolos trimant dur (mais sur le point de s’en sortir) ou dorés, lorsqu’ils vêtaient les enfants gâtés de la prospérité. (suite…)


, ça n’est pas gênant, de prendre en route : on s’attache facilement aux histoires multiples, un peu trop pleines de modernité, mais sympathiques et assez bien amenées ; en tout cas, on n’a pas envie de décrocher…
,
, une fois vu, c’est absorbé et oublié…
majeur, un miracle de qualité et d’intelligence, qui serait presque parfait de délicatesse sans
, à l’aise dans la farce magnifique de
mais, dans un film italien, curieusement distribué. S’il n’y avait eu cet histrionisme, je mettrais volontiers un 6 ; il est vrai que la comédie italienne tutoie assez souvent le précipice et n’évite pas quelquefois à y tomber, mais réussit encore davantage à se rétablir miraculeusement. 
, tout plein de sa légèreté narquoise et de sa finesse d’observation ! Comme il décrit bien, avec de la chaleur, de la tendresse, de l’amitié, la vie du petit peuple des Épinettes, ce quartier de Paris qui est situé au nord de la place Clichy, qui n’est – ou qui n’était – ni trop misérable, ni trop sélect, aux lendemains de la Guerre, à une époque où le rationnement sévissait encore et où les profiteurs du marché noir tenaient encore le haut du pavé. 


n’est qu’un honnête cinéaste et non pas un immense créateur. Mais il a construit là un beau film grave, bien construit, bien photographié, bien émouvant, et
, qui, à mes yeux a toujours porté une ombre de tristesse dans son regard, y est mieux que personne cette reine qui passe de la frivolité naïve, de la légèreté gracieuse du début de sa vie à la tragédie d’une femme saisie par une tourmente qu’elle comprend mal, puis au drame de l’épouse dont on tue le mari et qu’on sépare de ses enfants avant de la conduire à la mort. 
et les œuvres de
. 
, j’ai profité de l’édition bien médiocre du DVD dans la collection Gaumont à la demande, aussi minimaliste que du René Château (mais plus élégamment présentée), pour découvrir un film jamais encore vu. Je l’ai trouvé bien maladroit et pataud, bien inférieur à
et à
qui le précèdent dans la filmographie du fils d’Auguste.
Qu’était-ce ?
avec
, ou autre demeures effrayantes. La seule qui me vient à l’esprit et que j’appelle sans conviction à la rescousse, c’est la curieuse et mélodramatique
de
, qui n’est ni de la même souche, ni de la même qualité, loin de là !
; je m’y suis au moins deux fois perdu, égaré par une écriture trop elliptique et ma méconnaissance littéraire de l’univers anglais.