Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Le Rouge et le Noir

dimanche, novembre 7th, 2010

La Qualité française.

C’est un film qui va de mieux en mieux, au fur et à mesure qu’il avance au long de ses trois bonnes heures divisées en deux époques (mais qui étaient projetées en continuité, avec un simple entracte). Cette durée permet à Autant-Lara et à ses deux habituels scénaristes et adaptateurs, Pierre Bost et Jean Aurenche de prendre leur temps, et de ne pas proposer un résumé trop concentré du roman de Stendhal, mais bien, au contraire, d’en restituer souplement toutes les péripéties. (suite…)

Démineurs

samedi, novembre 6th, 2010

Somnifère.

J’ai eu la curieuse idée de regarder ça, qui m’a passablement ennuyé, nonobstant la qualité visuelle des explosions diverses et des effets spéciaux (ce qui me semble être le minimum que l’on puisse attendre d’un film aussi récent) et j’ai trouvé le scénario d’une si somnifère répétitivité que j’ai bien dû sombrer dans les bras de Morphée à deux ou trois reprises. (suite…)

Quelques jours avec moi

lundi, novembre 1st, 2010

Drôle de manière.

Drôle de film où l’on ne peut pas ne pas reconnaître le Sautet qu’on aime si fort, ses ambiances de pluie, ses bistrots enfumés de tabagie, la partition souvent juste des dialogues (bien qu’ils soient quelquefois là un peu trop écrits, un peu artificiels), la musique inspirée de Philippe Sarde qui colle si bien au récit, le rythme parfaitement maîtrisé…

Drôle de film qui ne me satisfait pas vraiment, alors même qu’il est impeccablement interprété par de merveilleux acteurs, tous mis en valeur par l’éclairage particulier si subtil du réalisateur (suite…)

Chéri-Bibi

samedi, octobre 30th, 2010

Ridicule. Ennuyeux.

Eh bien ce Chéri-Bibi-là aurait bien mieux fait de n’être jamais être exhumé de l’oubli dans lequel il était justement plongé, et qui lui seyait à merveille ! Parce qu’une telle nullité, c’est tout de même assez rare et ça n’a vraiment aucun intérêt, alors même que l’histoire du bagnard injustement condamné au bagne et devenu graduellement une sorte d’empereur des truands, une histoire de l’immense Gaston Leroux ainsi gâchée, c’est désespérant !

Vaut mieux, mille fois mieux (j’en parle de mémoire, mais enfin, je l’ai revu il n’y a pas vingt ans) le film de Marcello Pagliero qui évoque assez bien l’angoisse des Cages flottantes, premier volume de la série, et fait surgir à la vie les monstrueuses figures du Canaque et de la Comtesse(suite…)

Nosferatu fantôme de la nuit

samedi, octobre 30th, 2010

Stupéfiant.

Et ce qui me stupéfie davantage encore, c’est qu’un film dont deux des principaux acteurs (Ganz, Adjani) parlent terriblement faux, dont un protagoniste important, Renfield (surjoué de façon absolument grotesque par Roland Topor) confine au ridicule, dont les dialogues sont atterrants de fausseté, soit si fascinant et, finalement, si admirable… (suite…)

Occupe-toi d’Amélie !

dimanche, octobre 24th, 2010

occupe_toi_d_amelie_1949_1C’est bien ennuyeux,  le théâtre…

Qu’y faire ? L’adaptation au cinéma d’une pièce de théâtre continue à me décontenancer, ou, pour être franc, à m’ennuyer gravement, quelles que soient les qualités de l’auteur (Georges Feydeau – ce qui se fait paraît-il de mieux en matière de vaudeville bien troussé), du réalisateur (j’ai suffisamment écrit ici et là combien je tenais Claude Autant-Lara pour un des metteurs en scène majeurs du cinéma français) et de l’équipe qui l’entoure (le musicien René Cloërec, le décorateur Max Douy, les adaptateurs et scénaristes Pierre Bost et Jean Aurenche) et des acteurs (Danielle Darrieux, dans l’éclat de sa trentaine : le film lui remit le pied à l’étrier. Grégoire Aslan est absolument parfait, jouant au mieux de son physique à la Groucho Marx; mais il est vrai aussi que Julien Carette en fait un peu trop, et que Jean Desailly est déjà rondouillard et mou – il est vrai encore que les personnages qu’ils interprètent vont plutôt dans ces sens). (suite…)

Mes meilleurs copains

dimanche, octobre 24th, 2010

B789Qu’est ce qu’il manque ?

Oui, qu’est-ce qui manque pour que ce film charmant, sympathique, attachant, qu’on voie et revoie toujours avec plaisir atteigne le niveau de très bons films choraux, comme Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis d’Yves Robert ou du chef-d’œuvre, comme Mes chers amis de Mario Monicelli ? (suite…)

Hélène de Troie

mercredi, octobre 20th, 2010

Jupettes et sandalettes.

Expérience faite des retrouvailles avec un film vu à l’époque de sa sortie en France, en culottes courtes et l’esprit tout farci des mythologies grecques et romaines et des épopées merveilleuses d’Homère, je crains de devoir renvoyer le petit garçon pur, fervent, courageux, ardent qui n’avait peur de rien et qui rêvait d’être Guynemer ou Bournazel à son lointain demi-siècle (et davantage !). (suite…)

Le Magnifique

mardi, octobre 12th, 2010

Mister Boum-Boum

Y aurait-il dix minutes de moins, les dernières, qui se traînent, se répètent et bégaient, Le magnifique serait un très bon film de Philippe de Broca, qui n’atteindrait évidemment pas la légèreté ailée miraculeuse de L’homme de Rio, ni l’amertume élégante du Cavaleur, mais se trouverait aux côtés de L’incorrigible aux rangs des réussites majeures de ce qui fut jadis l’exaltation gaie des qualités époustouflantes d’un Belmondo qui savait tout faire… (suite…)

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

mercredi, octobre 6th, 2010

Aimable.

J’ai vu ça hier, qui n’est pas désagréable, mais qui ne me donne pas complètement envie d’aller me plonger, un jour venu, dans la totale et épuisante filmographie de Woody Allen, dont je me suis, jusqu’à présent, tenu éloigné par indifférence. (suite…)