La Qualité française.
C’est un film qui va de mieux en mieux, au fur et à mesure qu’il avance au long de ses trois bonnes heures divisées en deux époques (mais qui étaient projetées en continuité, avec un simple entracte). Cette durée permet à Autant-Lara
et à ses deux habituels scénaristes et adaptateurs, Pierre Bost et Jean Aurenche
de prendre leur temps, et de ne pas proposer un résumé trop concentré du roman de Stendhal
, mais bien, au contraire, d’en restituer souplement toutes les péripéties. (suite…)
Somnifère
Drôle de manière.
qu’on aime si fort, ses ambiances de pluie, ses bistrots enfumés de tabagie, la partition souvent juste des dialogues (bien qu’ils soient quelquefois là un peu trop écrits, un peu artificiels), la musique inspirée de
qui colle si bien au récit, le rythme parfaitement maîtrisé…
-là aurait bien mieux fait de n’être jamais être exhumé de l’oubli dans lequel il était justement plongé, et qui lui seyait à merveille ! Parce qu’une telle nullité, c’est tout de même assez rare et ça n’a vraiment aucun intérêt, alors même que l’histoire du bagnard injustement condamné au bagne et devenu graduellement une sorte d’empereur des truands, une histoire de l’immense
ainsi gâchée, c’est désespérant !
,
) parlent terriblement faux, dont un protagoniste important, Renfield (surjoué de façon absolument grotesque par
) confine au ridicule, dont les dialogues sont atterrants de fausseté, soit si fascinant et, finalement, si admirable… 
, dans l’éclat de sa trentaine : le film lui remit le pied à l’étrier.
est absolument parfait, jouant au mieux de son physique à la
; mais il est vrai aussi que
en fait un peu trop, et que
est déjà rondouillard et mou – il est vrai encore que les personnages qu’ils interprètent vont plutôt dans ces sens). 
et
d’
ou du chef-d’œuvre, comme
de
?
Jupettes et sandalettes.
, je crains de devoir renvoyer le petit garçon pur, fervent, courageux, ardent qui n’avait peur de rien et qui rêvait d’être Guynemer ou Bournazel à son lointain demi-siècle (et davantage !).
Mister Boum-Boum
serait un très bon film de
, qui n’atteindrait évidemment pas la légèreté ailée miraculeuse de
, ni l’amertume élégante du
, mais se trouverait aux côtés de
aux rangs des réussites majeures de ce qui fut jadis l’exaltation gaie des qualités époustouflantes d’un
qui savait tout faire…
Aimable
, dont je me suis, jusqu’à présent, tenu éloigné par indifférence.