Limites du genre.
Je mets à La table aux crevés
une note passable, mais je ne recommande pas la vision du premier film d’Henri Verneuil
, sauf si on nourrit une passion pour la filmographie exhaustive de Fernandel
ou si l’on souhaite se faire une idée sur une des nombreuses adaptations de Marcel Aymé
. (suite…)

est l’auteur d’un des films les plus emmerdants et les plus surfaits de l’histoire du cinéma,
, où, en images fixes et sur un mode grandiloquent, il présente un futur improbable et anxiogène qui a, paraît-il, inspiré une autre ânerie imbittable,
, appréciée d’adolescents boutonneux qui ont cru voir là une œuvre philosophique à la mesure de Platon. 
est tout en retenue. L’abjection de la fripouille Bardone (
) et ses trafics crapoteux, la lourdeur de l’oppression, les exécutions sommaires, cette période de 1944 où tout graduellement s’effondre autour de la République de Salo, où personne ne se fait d’illusions sur l’issue finale de la guerre, mais qui n’est pas encore la débâcle, qui conserve encore les apparences d’une structure, les ruines et les restrictions, tout cela pouvait aller vers le romanesque, presque le mélodramatique et, la force du souffle et de l’époque aidant, on s’y serait laissé prendre. 
,
et
) et que le nom de
m’est connu depuis qu’il a sur ce site des admirateurs passionnés et convaincants, à l’opinion de qui j’ai foi, j’ai regardé tout à l’heure
et je suis bien perplexe, comme quelqu’un qui n’ose pas trop dire qu’un film dont on lui a promis monts et merveilles l’a profondément ennuyé. 
, et en premier lieu
, apportèrent aux cinémas d’épouvante au tournant des années Cinquante et Soixante, on ne peut être qu’extrêmement décontenancé par la nullité profonde de cette
, soulante d’ennui, dont je ne peux rien, absolument rien sauver et qui ne mérite que de s’enfoncer dans la boue grasse d’une tourbière (comme le fait, d’ailleurs 


, c’est une sorte de moment de bascule dans l’œuvre cinématographique de
, juste avant les films consensuels et magnifiques qui illustrent l’histoire de la France, la France qui fut le grand et le seul amour du Maître, avant
, avant
, avant
. 

