Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

La Table aux crevés

dimanche, août 15th, 2010

Limites du genre.

Je mets à La table aux crevés une note passable, mais je ne recommande pas la vision du premier film d’Henri Verneuil, sauf si on nourrit une passion pour la filmographie exhaustive de Fernandel ou si l’on souhaite se faire une idée sur une des nombreuses adaptations de Marcel Aymé. (suite…)

Le fond de l’air est rouge

samedi, août 14th, 2010

Toqué !

Chris Marker est l’auteur d’un des films les plus emmerdants et les plus surfaits de l’histoire du cinéma, La jetée, où, en images fixes et sur un mode grandiloquent, il présente un futur improbable et anxiogène qui a, paraît-il, inspiré une autre ânerie imbittable, L’armée des 12 singes, appréciée d’adolescents boutonneux qui ont cru voir là une œuvre philosophique à la mesure de Platon. (suite…)

Le général della Rovere

lundi, août 9th, 2010

Le sens de la vie.

Le film est d’autant plus profond et puissant que le récit de Roberto Rossellini est tout en retenue. L’abjection de la fripouille Bardone (Vittorio De Sica) et ses trafics crapoteux, la lourdeur de l’oppression, les exécutions sommaires, cette période de 1944 où tout graduellement s’effondre autour de la République de Salo, où personne ne se fait d’illusions sur l’issue finale de la guerre, mais qui n’est pas encore la débâcle, qui conserve encore les apparences d’une structure, les ruines et les restrictions, tout cela pouvait aller vers le romanesque, presque le mélodramatique et, la force du souffle et de l’époque aidant, on s’y serait laissé prendre. (suite…)

Les chaussons rouges

dimanche, août 8th, 2010

Les petites marionnettes.

Comme j’ai hérité un coffret (qui comprend aussi 49e parallèle, Colonel Blimp et Le narcisse noir) et que le nom de Powell m’est connu depuis qu’il a sur ce site des admirateurs passionnés et convaincants, à l’opinion de qui j’ai foi, j’ai regardé tout à l’heure Les chaussons rouges et je suis bien perplexe, comme quelqu’un qui n’ose pas trop dire qu’un film dont on lui a promis monts et merveilles l’a profondément ennuyé. (suite…)

La malédiction des pharaons

mardi, août 3rd, 2010

Bande Velpeau !

Lorsqu’on se rappelle ce que furent les révolutions que les réalisateurs de la Hammer, et en premier lieu Terence Fisher, apportèrent aux cinémas d’épouvante au tournant des années Cinquante et Soixante, on ne peut être qu’extrêmement décontenancé par la nullité profonde de cette Malédiction des pharaons, soulante d’ennui, dont je ne peux rien, absolument rien sauver et qui ne mérite que de s’enfoncer dans la boue grasse d’une tourbière (comme le fait, d’ailleurs The Mummy du titre anglais). (suite…)

Cry baby

dimanche, août 1st, 2010

Cry-Baby-5Le confort dans la provocation.

Provocation, mot jeté à tous les bouts de champ de la vie politico-médiatique (Vulgaire provocation policière !, beugle-t-on, dès que les forces de l’ordre essayent de faire appliquer des lois, jugées infâmes, et pourtant adoptées de façon démocratique) ou dans le champ de la vie quotidienne de beaucoup (c’est une provocation que de croiser le regard, sans baisser les yeux, d’une petite frappe violente). (suite…)

Haute société

dimanche, août 1st, 2010

Fonte des glaces.

Voilà un film qui ne me laissera sûrement pas un souvenir durable et qui, pourtant, ne manque pas de qualités.

Scénario habile, spirituel, même, agréablement imbibé d’un peu de ce venin si rare dans les États-Unis de 1956, qui dépasse le marivaudage et confine quelquefois au scabreux. Cette jeune femme qui oscille entre trois hommes et flirte, à la veille de son remariage avec deux d’entre eux, et qui, précisément, ne sont pas son futur époux, c’est plutôt exceptionnel ; il y a de la verve, de l’humour, une gaieté qui n’est pas factice… (suite…)

La Poison

vendredi, juillet 30th, 2010

Ils sont tous affreux !

La Poison, c’est une sorte de moment de bascule dans l’œuvre cinématographique de Sacha Guitry, juste avant les films consensuels et magnifiques qui illustrent l’histoire de la France, la France qui fut le grand et le seul amour du Maître, avant Si Versailles m’était conté, avant Napoléon, avant Si Paris nous était conté. (suite…)

Le Bienfaiteur

jeudi, juillet 22nd, 2010

Immense Raimu !

Je suis en parfaite connivence avec tous ceux qui se reconnaissent, dans la commune admiration pour l’immense talent de Raimu et, à un moindre degré, pour ce Bienfaiteur, que je viens de découvrir.

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Psychose

jeudi, juillet 22nd, 2010

Et alors ?

J’ai donc revu, pour la quinzième fois sans doute un film qui surprend toujours autant, qui fonctionne toujours avec autant d’efficacité et qui est, sûrement, une de ces références de l’histoire du cinéma qui n’est pas vraiment commentable, parce que tout a été dit, de l’économie de moyens, du rythme, et de l’intelligence des séquences… (suite…)