Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Les girls

dimanche, juillet 18th, 2010

Sans aucun intérêt.

Il est extraordinaire de voir comme, partant des mêmes observations que certains amateurs du film, j’en arrive à des conclusions radicalement différentes et puisse venir dire tout l’ennui suscité par le film de Cukor ! Mais voilà qui fait la richesse du cinéma, ou, plus vastement encore de la vie en société : sur des prémisses identiques, parvenir à des points de vue opposés !

Sortant à peine de la vision des Girls, qui a peuplé une après-midi pleine d’orages célestes, je me disposais à écrire tout le mal que je pense d’une comédie musicale qui n’en est pas une, où les numéros dansés et chantés sont portion congrue, où la musique, d’ailleurs (de Cole Porter, pourtant) est absolument insignifiante et n’a laissé d’autre trace que Ça, c’est l’amour !, popularisé en France par Luis Mariano(suite…)

La cage

dimanche, juillet 11th, 2010

Du massif !

Est-ce que La cage vaut qu’on y consacre de longues discussions  ? Sans doute pas ! C’est un bon produit du souvent intéressant Pierre Granier-Deferre, extrêmement bien joué par l’improbable couple Ventura/Thulin, et bénéficiant d’une idée de scénario habile, mais limitée. (suite…)

Lawrence d’Arabie

jeudi, juillet 8th, 2010

La folle du désert.

Quand je pense que j’ai attendu 47 ans, depuis sa sortie en France, pour regarder cette pâtisserie anglaise boursouflée, d’une interminable longueur et d’un ennui profond, où la beauté niaise de Peter O’Toole, ses roulements d’yeux, ses mimiques insupportables, ses gambades frétillantes donnent tout de même une curieuse image d’un de ces Britanniques excentriques qui pissent contre le vent et s’étonnent ensuite d’avoir les babouches mouillées ! (suite…)

Rapt

dimanche, juillet 4th, 2010

58644Glaçant.

Il me semble que, de plus en plus, Lucas Belvaux apparaît comme le cinéaste du désastre, parce que, si on excepte le Pour rire ! habile et léger des débuts et Un couple épatant, qui est le volet de comédie (parce qu’il en fallait un) de sa Trilogie, ses films présentent toujours des groupes ou des individus à qui on passe (ou qui se passent eux-mêmes) un nœud coulant autour du cou ; dès lors, qu’ils tentent ou non de se débattre, ça n’a plus guère d’importance : on voit bien ce qu’il y a au bout. (suite…)

Le carrefour des enfants perdus

vendredi, juillet 2nd, 2010

Les bons sentiments ne font pas les bons films.

La lecture rapide du scénario, placé sur la fiche-film montre, évidemment, que Le carrefour des enfants perdus ne fait pas trop dans la nuance, au plan du mélodrame, mais ne dit pas assez qu’il y a bien des bonnes idées dans ce film… (suite…)

Frankenstein s’est échappé

lundi, juin 28th, 2010

Laborieux débuts.

Déjà que je ne suis pas trop sensible aux charmes du mythe mécaniste de Frankenstein, à son côté obstinément scientiste, progressiste, directement issu des espérances et fariboles d’un 19ème siècle qui a cru, vraiment, que le Progrès était l’horizon insurpassable de l’évolution de l’Humanité, déjà qu’à côté des récits qui mettent en scène la grandiose alliance d’Éros et Thanatos, ceux qui voient dans le Vampire assoiffé de sang l’éternelle figure de la condition humaine, déjà que l’optimisme prométhéen n’a jamais été ni ma tasse de thé, ni mon gobelet de whisky, il m’en faut beaucoup, et un cadre romantique échevelé (comme le Frankenstein si triste et souffrant de Kenneth Branagh) pour accepter cette anecdotique créature, encore faut-il que ce soit un peu palpitant, un peu angoissant, et non pas convenu…. (suite…)

Les yeux noirs

dimanche, juin 20th, 2010

2683848580Petite musique triste

Voilà un film drôle, émouvant, magnifiquement filmé, où un Mastroianni pathétique et séduisant vit une petite histoire musicale et triste avec l’infini talent qu’on lui connaît.

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Comme la lune

samedi, juin 19th, 2010

d5R4qm6paVoy9mK9WLmieqLMZFBJoël Séria délicieux cinglé.

J’aime assez la grossièreté, qui n’a rien à voir avec la vulgarité et que pratique avec délice Joël Séria. (suite…)

Incubus

samedi, mai 29th, 2010

Bizarre et ennuyeux.

Si Incubus n’était pas le premier long métrage (et sans doute même le seul film de l’histoire du cinéma) tourné en espéranto, il n’aurait sûrement pas été proposé dans l’intéressante (et disparue) collection Cinéma de quartier présentée par Jean-Pierre Dionnet ; ça n’aurait pas été une grande perte. (suite…)

La rivière du hibou

mercredi, mai 26th, 2010

Quelle chute !

Nous n’avons pas trop l’habitude du court métrage, pas plus que celui de la nouvelle ; sa durée, son rythme propre, sa sècheresse obligée nous interloquent un peu ; si j’ai regardé avec sympathie Chickamauga et L’oiseau moqueur par devant ces exercices de virtuosité pure, qui, comme toute virtuosité suscitent à la fois admiration et agacement, j’ai beaucoup mieux marché avec La rivière du hibou qui n’est pas – loin de là ! – qu’exercice esthétique formel ou, si je puis dire, mémoire de fin d’étude, ce que me semblent être les deux autres segments de cette édition. (suite…)