Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Le chaud lapin

lundi, mai 24th, 2010

Pataugeur.

J’avais conservé un souvenir amusé de ce Chaud lapin et, sans doute sur la lancée des merveilleuses réussites des Zozos et de Pleure pas la bouche pleine, et voilà que je m’imaginais rétrospectivement que c’était aussi bien observé, aussi exact et aussi tendre. (suite…)

Les désemparés

lundi, mai 24th, 2010

Virtuosité, mais…

Voilà un film qui force l’intérêt par la pure magie de sa réalisation, de la virtuosité de ses prises de vue et, presque, pourrait-on dire par la perfection de ses exploits techniques, bien davantage que par un récit un peu ampoulé et un jeu d’acteurs seulement convenables… (suite…)

The Devil’s rejects

mardi, mai 11th, 2010

43599Portrait craché d’une famille modèle.

J’ai trop de reconnaissance envers ceux qui m’ont permis de découvrir tant de films magnifiques – et en premier lieu Aguirre – et qui, à chaque fois qu’il sont intervenus  ont apporté un regard lucide, pénétrant et encyclopédique, j’ai trop de regrets qu’ils aient déserté notre site pour leur en vouloir une seconde de m’avoir incité à regarder, par des commentaires élogieux, ce Devil’s rejects qu’à franchement parler je n’ai pas trouvé bien intéressant… (suite…)

Divorce à l’italienne

lundi, mai 10th, 2010

Acide et délicieux !

Qu’est-ce que c’est bien, qu’est-ce que c’est narquois, drôle, féroce, mais jamais méchant, ce Divorce à l’italienne à l’intrigue apparemment si désuète, apparemment si datée (la revendication du divorce dans l’Italie du début des années Soixante) et à la pertinence, à l’actualité évidentes ! (suite…)

Magnolia

dimanche, avril 25th, 2010

Parfaitement nase.

J’ai déjà dû citer quelque part ce mot exquis de Billy Wilder  »La semaine dernière, je suis allé voir  »Les maîtres-chanteurs de Nuremberg  » à l’Opéra. Ça commençait à 8 heures. Au bout de deux heures, j’ai regardé ma montre : il était 8 heures et quart ».

C’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce Magnolia-là : aimant la fleur, en pleine gloire en ce moment, je me disais que le film pouvait avoir du velouté ; film qui, chose qui n’est pas insignifiante, a une durée annoncée de trois heures. Au bout d’une heure et demie, j’attendais toujours que l’histoire commence. (suite…)

Pleure pas la bouche pleine

dimanche, avril 18th, 2010


Un tendre et frais bijou.

Ah, mon Dieu, que c’est bien et comme ça me fait, sûrement un peu abusivement, hausser ma note, sans être tout à fait dupe, mais en demeurant persuadé que ce cinéma-là, celui de la douceur des villages, était un trésor, tout de finesse, d’émotion, de regard tendre, amusé, et quelquefois presque ému sur un monde désormais clos, mais qui a été le décor paisible de la France d’hier… (suite…)

Le secret derrière la porte

dimanche, avril 11th, 2010

le_secret_derriere_la_porte_2Damnée psychanalyse !

Moindre connaisseur de l’œuvre de Fritz Lang que bon nombre de critiques et de cinéphages,  je les rejoins sans beaucoup de réserves dans leurs messages un peu déçus sur ce film. (suite…)

Félicie Nanteuil

dimanche, avril 11th, 2010


Sortie des artistes.

Si je titre Sortie des artistes ce point de vue, c’est en un clin d’œil magistral (quoique d’une grande facilité et d’une réelle fausseté) à ce qui fut le meilleur film de Marc Allégret et qui est, évidemment Entrée des artistes, pourtant bien loin d’être un chef-d’œuvre. (suite…)

Le barbier de Sibérie

lundi, avril 5th, 2010

L’âme de la Russie.

La Russie, ce pays gigantesque et incompréhensible, comme l’écrit Jane Callaghan (Julia Ormond) dans la lettre qu’elle adresse à son fils et qui forme le récit du Barbier de Sibérie est trop loin de nos modes de pensée habituels pour que nous en comprenions toutes les singularités, les outrances, les excès, le mauvais goût, la violence, la douceur, la générosité, l’infinie capacité d‘endurer, qui sauva sans doute notre monde, autant que le flegme britannique, devant la folie barbare allemande… (suite…)

Le caporal épinglé

dimanche, mars 28th, 2010

Les temps changent.

Revu cette après-midi, Le caporal épinglé m’a semblé bien meilleur que dans mon souvenir, et mon 4, réévalué confine même au 5. Qu’est-ce que Jean Renoir y peut, si la guerre de 40 fut, pour les armées françaises, une triste pantalonnade et si, malgré 100.000 morts et quelques coups d’éclat, personne ne prend aujourd’hui au sérieux cette guerre-là ? (suite…)