Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

On ne meurt que deux fois

dimanche, mars 28th, 2010

On_ne_meurt_que_deux_foisÉtude en glauque.

Et il paraît, d’après le supplément du DVD, que Michel Audiard ne souhaitait pas que Charlotte Rampling devînt la Barbara Falck de On ne meurt que deux fois, sous le prétexte singulier que son accent aurait pu détonner et moins bien dire la rosserie des mots du dialoguiste ! On croit rêver ! (suite…)

L’homme des vallées perdues

dimanche, mars 21st, 2010

Hommes rudes et grands espaces.

D’humeur paresseuse et dans la perspective de contempler de grands espaces, de fraîches solitudes peuplées d’hommes rudes et univoques, j’ai revu tout à l’heure L’homme des vallées perdues, dont j’ai (trop) dit ici et là combien le titre français qui fait tant rêver par son ample sonorité avait fasciné mon enfance. (suite…)

Rendez-vous de juillet

dimanche, mars 21st, 2010

Des lendemains qui chantent.

Quand il filme, en 1949, ces éclatants Rendez-vous de juillet, Jacques Becker a 43 ans (et plus que onze ans à vivre), et, derrière lui deux réalisations magnifiques des années 40, Goupi mains rouges et Falbalas ; avant les deux chefs-d’œuvre Casque d’or et Touchez pas au grisbi, il y a bien la place pour un très joli film, plein d’optimisme, sinon d’insouciance, où plusieurs thèmes s’entrecroisent, et qui constitue sans doute une des observations les plus justes et les plus tendres sur la génération qui a vingt ans dans une France qui sort doucement des restrictions de l’après-guerre, une France heureuse, ouverte, pleine d’espérance. (suite…)

Lola Montes

mercredi, mars 17th, 2010

Lola Montès, affiche

Ratage grandiose.

Après avoir dit et proclamé que la restauration de Lola Montes a été exactement et pieusement faite, que les couleurs ont retrouvé un éclat que mes souvenirs (et une VHS délavée) n’imaginaient pas si éclatantes, que le son est stéréophonique, les langues d’origine restituées, le montage conforme à la volonté de Max Ophuls (montage qui a reçu l‘imprimatur de son fils Marcel), après avoir reconnu toutes ces bénédictions, l’amateur passionné de Lettre d’une inconnue, de La Ronde, du Plaisir et, au dessus de tout de Madame de ne peut qu’avouer la confirmation de sa déception. (suite…)

Calmos

dimanche, mars 14th, 2010

Sombres délices !

On s’apercevra sûrement un jour que Calmos est – de loin ! – le meilleur film de Bertrand Blier, comme Canicule est le meilleur film d’ Yves Boisset. Pour ces tâcherons qui n’ont jamais fait dans la finesse, autant aller jusqu’au bout, ravager le bon goût, dévaster les règles et se retrouver à tu et à toi avec une seyante grossièreté qui fonctionne. (suite…)

Le trésor de la Sierra Madre

samedi, mars 6th, 2010

19478618Le grand rire de l’Immortel.

Un film qui se tient à un croisement de chemins entre Mélodie en sous-sol, La horde sauvage et Aguirre, qui plus est réalisé par John Huston et interprété en première ligne par Humphrey Bogart ne peut pas être entièrement mauvais, n’est-ce pas ?

Je dois avouer que je me suis ci-dessus un peu laissé aller à la facilité et à la cocasserie de la formule et que ceux qui voudraient retrouver les mots d’Audiard dits par Gabin, la grandiose sauvagerie désespérée du film de Sam Peckinpah et la folie furieuse angoissante de Klaus Kinski au milieu des hurlements de singes, me faisant foi, pourraient l’avoir mauvaise. J’exagère, évidemment, mais pourtant… (suite…)

Topkapi

mardi, mars 2nd, 2010

TOPKAPIJoyeusement immoral.

Bien qu’il ne vaille finalement pas tripette, Topkapi a laissé une gentille trace, une trace presque durable dans le souvenir de ceux qui l’ont vu à sa sortie, en 1964, même s’ils sont bien conscients que c’est un film extraordinairement boursouflé et presque anecdotique dans la carrière de Jules Dassin. (suite…)

Irréversible

samedi, février 27th, 2010

Elle est pas jolie, la violence ?

Et voilà qu’à la lecture de toutes les critiques qui se sont accumulées sur Irréversible, on voit bien certaines perplexités, certaines gênes, certains agacements qui montrent assez que le film de Gaspar Noé ne laisse personne indifférent, tiède ou placide… C’est normal : c’est fait pour ça. (suite…)

The ghost writer

mardi, février 23rd, 2010

Où est passé le Polanski d’antan ?

Ma note moyenne est une note d’humeur, sûrement inférieure à ce qu’elle serait si le réalisateur de The ghost writer n’était pas Roman Polanski qui tourna, il y a quarante ans et davantage, certains des films les plus angoissants qui se puissent.

The ghost writer est une sorte de broderie en forme de thriller sur les destinées d’un ancien ministre britannique, Adam Lang (Pierce Brosnan), dont les traits communs avec Tony Blair sont l’évidence même.

Une étrange atmosphère entoure Adam Lang.

 

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Voyage en Italie

dimanche, février 21st, 2010

Finesse du néo-réalisme.

Film élaboré, réfléchi, d’une infinie finesse, où les blessures intimes sont mises à nu sans dramatisation, ni éclats de voix, mais avec une sévère rigueur, une clarté nue à la fois élégante et réaliste… (suite…)