Si admirateur que je suis de la magnifique Danielle Darrieux
– qui effectivement, dans ce film-là et comme toujours, est belle à damner un saint – je conserve assez de lucidité pour ranger La maison Bonnadieu
à plusieurs longueurs derrière L’armoire volante
!
Curieuse carrière que celle de Carlo Rim, touche-à-tout désinvolte du cinéma français, scénariste, dialoguiste, dessinateur de presse et rare, trop rare réalisateur, dont on peut regretter la parcimonie, au regard de l’intérêt de ses films. (suite…)


un propos dithyrambique. Je ne dirai pas autant de bien du film, que je le souhaiterais, alors même que j’ai pour
de l’admiration, de la révérence aussi, tout autant pour ses longs métrages de fiction (merveilleux moments, souvent poignants et graves, jamais légers, passés avec
,
ou
que pour ses documentaires. 
Noirceur et dévastation
, où chacun est accroché, fouillé, interrogé… On a très souvent présenté ce film comme une critique anarchiste et cruelle de la bonne conscience et de l’aveuglement de l’aristocratie de la fin du 19ème siècle ; sans doute y a-t-il cela, mais sans doute est-ce plus vaste.
; mais, pour être parfaitement sincère, je penche un peu plus vers le second que vers le premier avis, et mon 4 serait davantage un 3,6 si la chose était possible… 
est désormais là, dans une édition SNC-Les classiques français, assez bonne, malgré des tremblottis d’image et un son quelquefois nasillard, mais toujours audibles, et avec des suppléments honorables, sinon prodigieux d’intérêt…
) et Neytiri (
) s’avouent leur amour ou ces sortes de mogotes (comme on voit à Cuba) volantes où les habitants de la planète Pandora vont domestiquer leurs Ikrans volants… C’est très beau, souvent, et c’est réalisé avec des moyens à couper le souffle… 
à une longueur derrière
, et même un soupçon derrière
; mais je parierais volontiers que c’est une note d’immédiate humeur, si je puis dire, qu’une re-vision améliorerait ; d’ailleurs, en regardant les suppléments et en revoyant certaines scènes, je me disais que c’était drôlement bien fait et que ça gagnerait à être revu. 
est si fascinant que le film, consciencieux, mais parcellaire de
m’a plutôt déçu, surtout son dernier tiers, trop constellé de témoignages de terroristes de l’extrême-gauche allemande ou de la mouvance palestinienne, alors qu’il s’agissait moins, me semble-t-il, de réaliser un documentaire sur des questions d’une grande complexité historique et politique que de mettre en valeur celui qui s’intitule lui-même, dans un livre d’entretiens, Le salaud lumineux. 
est un film passablement fou, comme le furent les dernières œuvres de
, tissées de contradictions et de bizarreries, vénéneuses et attachantes, malsaines et séduisantes tout à la fois, emplies de personnages complexes et dérangeants…