Archive for the ‘Chroniques de films’ Category
Une histoire simple
samedi, décembre 19th, 2009Les corsaires du bois de Boulogne.
lundi, décembre 14th, 2009
Ces Corsaires-là prennent l’eau…
D’abord un petit truc : l’édition que je me suis procurée pour des clopinettes est issue d’une collection vendue en kiosque par la société Atlas, intitulée Irrésistible Louis de Funès
; dût la chose décevoir les amateurs passionnés de l’acteur, je dois à la vérité de leur confier que leur préféré n’apparaît que quelques secondes, une minute au plus, dans une scène muette, où il joue du talent grimacier et sonore, dans quoi il était, à l’époque, absolument confiné. Le procédé, qui vise à attirer les friands d‘exhaustivité cinéphagique, n’est pas d’une grande élégance. (suite…)
Les visiteurs du soir
lundi, décembre 7th, 2009Enfin revu dans une excellente édition, nettoyée de rayures et de tremblottis gélatineux, le film m’a fait une drôle d’impression… C’est vraiment un océan de niaiserie, parcouru par des vagues de puissant ennui, mais sauvé – et un peu au delà ! – par quelques très beaux îlots et deux archipels magnifiques, Arletty
et Jules Berry
.
Ma note de 5 décernée sur de fréquentes mais anciennes visions demeure ; je suis pourtant conduit à la décomposer, comme à l’école…
La chamade
dimanche, novembre 29th, 2009Charmant petit monstre, c’est ainsi que François Mauriac
appelait Françoise Sagan
. Peut-on en dire autant de Lucile (Catherine Deneuve
) qui vit avec Charles (Michel Piccoli
) une existence élégante, agréable, oisive, ponctuée de dîners dans de beaux endroits, de sorties au théâtre, d’après-midi faciles, ponctuée, aussi, de robes ravissantes et de bijoux de grands joailliers, ? Lucile qui, sur un coup de cœur, part vivre avec Antoine (Roger van Hool), jeune homme frêle employé dans l’édition, greluchon d’une très pimpante encore et toujours très riche veuve, Diane (Irène Tunc) ? (suite…)
Mon meilleur ami
mardi, novembre 24th, 2009
Trop de rose, pas assez de noir…
On aimerait aimer sans réserve ce film de Patrice Leconte
, cinéaste qui aime le cinéma, qui ne recule devant aucun sujet, qui fourmille d’idées, qui jubile de filmer des acteurs et des situations, qui n’hésite pas à prendre des risques, assez souvent à se casser la gueule, et tout aussi souvent à donner une jolie œuvre chaude que l’on aime revoir…
On aimerait aimer Mon meilleur ami
et, de fait, on a du plaisir à regarder cette petite comédie mais à aucun moment on ne ressent un peu davantage que de la sympathie pour ce qui aurait pu être quelque chose de grave et de poignant. C’est trop gentil, trop classique, trop consensuel, trop prévisible, avec moments un peu tristes et, juste ensuite, images plutôt enquiquinantes de braves gens récompensés au bout du compte. (suite…)
Nous irons à Monte-Carlo
lundi, novembre 23rd, 2009Heureusement, ça s’est arrêté là ; car si après le très sympathique et réussi Nous irons à Paris
et l’assez pesant Nous irons à Monte-Carlo
, il y avait eu un Nous irons à Pampérigouste, puis un Nous irons à Raddon-et-Chappendu, le chemin de croix eût été terrifiant. (suite…)
La fille à la valise
vendredi, novembre 20th, 2009J’irai bien moins loin dans l’enthousiasme que la plupart des admirateurs et ma note ne dépasse la moyenne que grâce à la luminosité extrême des lieux filmés – la grande demeure patricienne de Parme, les plages adriatiques immenses du côté de Rimini – et à la perfection de la beauté et du jeu des deux principaux protagonistes, Lorenzo (Jacques Perrin
) et Aïda (Claudia Cardinale
).
C’est bien, c’est magnifiquement filmé (et, par ailleurs, présenté dans une édition impeccable), mais enfin, à mes yeux, ça n’accroche pas trop, infiniment moins, en tout cas que bien des films italiens tournés à peu près à la même époque, et notamment Le fanfaron
, qui est aussi un récit de rencontre, mais moins romanesque, si l’on veut et moins rebattue. (suite…)
24 portraits d’Alain Cavalier
mercredi, novembre 11th, 2009
Leçon de choses.
Voilà deux colliers aux perles disparates et inégales, mais bien agréables à regarder. Vingt-quatre portraits de femmes, de leurs mains et de leurs yeux, des outils qu’elles utilisent. Le singulier cinéaste qu’est Alain Cavalier
possède un don rare : l’empathie du regard, avec les gens, les objets, les lumières, et c’est peu dire qu’avec deux images, trois sons et quelques mots, il parvient à capter l’attention. (suite…)
La Ronde
dimanche, novembre 1st, 2009
Passons aux choses sérieuses !
La belle édition attendue est enfin arrivée et il devient possible de parler des films de Max Ophuls
sans d’abord devoir pester contre les saligauds qui ne nous donnaient que des images floues et rances et les saligauds pires encore qui ne nous donnaient rien du tout, nous obligeant à acheter des films aux sous-titres anglais inenlevables. (suite…)
Étoile sans lumière
dimanche, octobre 25th, 2009
« Aucune origine n’est belle.«
Le titre qu’on peut juger un peu énigmatique que je donne à ce fil se comprendra mieux dès lors qu’on saura qu’Étoile sans lumière
, réalisé fin 1945 a vraisemblablement inspiré (mais de quelle façon, et par quel cheminement !!!) l’extraordinaire Chantons sous la pluie
de 1952, puisqu’il s’agit, dans l’un et l’autre film, de la difficile adaptation au cinéma parlant (qui, à ses débuts, fut aussi beaucoup un cinéma chanté) de grandes vedettes féminines du cinéma muet, dont la voix ne passait pas le microphone. (suite…)




