Ali Baba
apparaît comme une sorte d’incartade dans la brève et éclatante filmographie de Jacques Becker
. En douze ou treize films dont au moins deux chefs-d’œuvre, (Casque d’or
et Touchez pas au grisbi
) et une palanquée de films formidables (Goupi mains rouges
, Falbalas
, Rendez-vous de juillet
, Le trou
), voilà que Becker
, grand réalisateur, fin psychologue du couple, observateur minutieux du milieu social tourne une farce qu’on pourrait qualifier de purement alimentaire mais qui a dû être un peu plus ambitieuse que ça. (suite…)
Archive for the ‘Chroniques de films’ Category
Ali Baba et les 40 voleurs
lundi, septembre 7th, 2009Non coupable
samedi, septembre 5th, 2009Eh bien ce n’est pas mal du tout, ce Non coupable
, assez mal édité par les films du collectionneur. Ce n’est pas mal du tout et ça vaut en tout cas infiniment mieux que l’oubli à peu près total dans quoi ce film de 1947 est tombé…. (suite…)
Un prophète
mercredi, septembre 2nd, 2009C’est un film glaçant, brutal, haletant malgré sa longueur (2h40), un film qui met mal à l’aise d’emblée et ne permet pas de respirer. Même les deux ou trois drôleries qui, ça et là, surviennent ne suffisent pas à faire diminuer la tension. (suite…)
Messieurs les ronds-de cuir
mardi, septembre 1st, 2009
Paléontologie administrative.
Alors que le cinéma français a filmé les milieux sociaux les plus singuliers, les plus rares, les plus bizarres, il me semble qu’il s’est fort peu penché sur le monde des fonctionnaires (j’excepte, naturellement de cette observation, l’école et la police).
Il est vrai que la littérature n’est pas plus curieuse, à la notable exception des Employés de Balzac
, roman rare et peu lu, d’une grande cruauté sociale, et de plusieurs contes de Maupassant
; mais Zola
, pourtant si attaché à dresser de la société du second empire un tableau complet, a négligé ce filon… (suite…)
Le capitaine Blood
lundi, août 31st, 2009
Gabiers, larguez la brigantine !
J’attendais un peu mieux de ce qui m’avait été présenté comme un superbe film d’aventures sur la mer, un de ces récits d’écume, de flibustiers, de boucaniers, de pirates, de corsaires qui ont forgé bien des imaginaires, que les navigateurs soient français (Jean Bart, L’Olonnois, Surcouf) ou britanniques (Walter Raleigh, Francis Drake, le capitaine Kidd)… (suite…)
Regarde les hommes tomber
mercredi, août 26th, 2009Avant d’aller voir Un Prophète
qui, selon la critique unanime est un film remarquable et va ancrer (définitivement ?) Jacques Audiard
parmi les réalisateurs qui laisseront peut-être un nom, je suis tout à fait fortuitement tombé l’autre soir sur Regarde les hommes tomber
dont j’ai raté le début.
Le film m’a agacé, souvent, par des partis-pris d’images brutales, mais dont je n’ai pu me détacher. Voilà qui est un excellent signe, preuve générale de la qualité – de l’intérêt, plutôt – d’un film. (suite…)
La belle de Cadix
samedi, août 22nd, 2009Votre vieil Oncle Impétueux, qui veille à vous tenir informés de toutes les facettes de la nanardise française, a poussé son exceptionnel dévouement jusqu’à regarder, hier soir, un film de Luis Mariano, acteur et chanteur dont il s’était pourtant toujours préservé jusqu’alors.
Il est tout de même étonnant qu’un bellâtre à la dégaine si cosmétique et à la voix si lisse ait pu faire tant frémir hameaux et chaumières, au point d’avoir capté des milliers de suffrages féminins et d’avoir été l’incontestable Prince de l’opérette, aux temps où cette spécialité bien française, aux parfums de Pernod et de cassoulet, n’avait pas encore été détrônée par la comédie musicale à l’anglo-saxonne (je ne vois d’ailleurs pas trop ce que nous y avons gagné). (suite…)
Léon
vendredi, août 14th, 2009
Bibi Fricotin, tueur new-yorkais.
Le meilleur (ou devrait-on dire le moins mauvais ?) film du faiseur de fric Luc Besson
se laisse encore regarder sans déplaisir, malgré le jeu monochrome de Jean Reno
, l’outrance grimacière de Gary Oldman
et les petites mines de Natalie Portman
(qui, je suppose, a dû grandir depuis lors). (suite…)
À nous les petites Anglaises
mercredi, août 12th, 2009
Les vacances pour toujours !
C’est le genre de film qu’il ne me viendrait pas à l’idée d’acheter, alors que j’acquiers à peu près tout et n’importe quoi, mais qu’il ne me viendrait pas non plus à l’idée de ne pas regarder, au moins par bribes, dès qu’il passe à la télévision, ce qui est assez rituel, compte tenu de la multiplicité des stations et de l’indigence des programmes estivaux. (suite…)
Le signe du lion
lundi, août 10th, 2009Le premier long métrage d’Eric Rohmer
laisse présager déjà, en 1959, ce cinéma atypique, qui n’est , bien sûr, ni traditionnel, ni vraiment nouvelle vague, un peu comme celui d’Agnès Varda
; d’ailleurs, l’errance de Pierre, parasite léger et généreux, dans un Paris très bien filmé n’est pas sans rappeler, sur un autre registre l’errance de Cléo de 5 à 7
, deux ans plus tard…





