Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

L’homme qui voulut être Roi

dimanche, juin 14th, 2009

De la nécessité de l’Angleterre.

C’était une époque où la Grande-Bretagne n’était pas encore tout à fait le 51ème état des États-Unis, où l’on pouvait encore tourner des histoires de courage et de folie, celles de Zoulou ou de La bataille d’Angleterre, où l’on ne se crachait pas systématiquement dessus, en battant sa coulpe et en déplorant d’être ce que l’on est… C’était une époque où l’on pouvait adapter Kipling, chantre à la fois lucide et émerveillé de la Découverte, de l’honneur et du courage… (suite…)

On achève bien les chevaux

dimanche, juin 7th, 2009

Histoire sombre.

Le seul DVD édité en France offre une copie immonde, pisseuse, nantie, qui plus est de la seule VF et d’un son peu audible, surtout lorsque Jane Fonda – qui s’est sans doute post-synchronisée – s’exprime…

Copie immonde, mais film d’une force remarquable, et d’une tension qui ne fléchit jamais alors que, comme on l’a remarqué très justement, le cadre restreint de la salle de bal et de ses seuls vestiaires, la répétitivité forcée des épisodes dansants auraient pu lasser. Il n’en est vraiment rien, sans doute grâce à la grande force de l’histoire et au talent de Sydney Pollack. (suite…)

Le congrès des belles-mères

mercredi, juin 3rd, 2009

Stupéfiant.

Je ne cache pas que c’est avec une certaine émotion que j’ai glissé dans mon lecteur le DVD du Congrès des belles-mères.

C’était en effet la première fois (mais aussi peut-être la dernière) que j’avais l’occasion de contempler une œuvre d’Émile Couzinet, Titan de la réalisation franchouillarde, immortel auteur, entre autres joyeusetés, de Trois vieilles filles en folie et de Mon curé champion du régiment, tenu pour beaucoup pour le mètre-étalon et l’épicentre de la ringardise cinématographique. (suite…)

Caught

lundi, juin 1st, 2009

Brio de la mise en scène, pauvreté de l’intrigue.

Pour qui tient Lettre d’une inconnue, et davantage encore Le plaisir et, au sommet, Madame de pour des émotions cinématographiques majeures et Max Ophuls pour un magnifique artiste, Caught est évidemment deux ou trois tons au dessous, du fait de la faiblesse et de la banalité du scénario.

Scénario de surcroît perclus d’invraisemblances et de raccourcis qui empêchent de s’y attacher, si brillantes puissent être les scènes qui encadrent l’intrigue.

 

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Conte d’hiver

lundi, mai 25th, 2009

La bourde et l’ennui.

Décidément, dans ses Contes des quatre saisons, Rohmer n’est plus le Rohmer inspiré de ses belles années, l’analyste incisif et si miraculeusement juste des égarements du cœur et de l’esprit et me semble tourner en rond dans des histoires artificielles, fausses, ennuyeuses qui ressemblent, sans doute, comme deux gouttes d’eau à celles des Contes moraux et des Comédies et proverbes, mais n’en trouvent jamais la magie et la subtilité. Je crains, hélas, qu’à l’heureuse exception de L’Anglaise et le Duc (qui était bien, mais pas très bien et dont la qualité du sujet palliait d’autres défauts), je crains que le réalisateur n’ait plus tourné grand chose d’intéressant (et encore !) depuis L’ami de mon amie qui date tout de même de 1987. (suite…)

Chair pour Frankestein

samedi, mai 23rd, 2009

afficheFoutage de gueule !

J’ai vu un nombre considérable de mauvais films dans ma vie, mais à ce degré-là, j’ai beau chercher dans ma mémoire, je ne trouve pas quoi que ce soit qui approche le quart du tiers du dixième de ce que peut représenter cette Chair pour Frankenstein qui doit constituer le sommet incontestable du foutage de gueule. (suite…)

Retour à la vie

samedi, mai 23rd, 2009

Drôle de mélange.

C’est un film composé de cinq histoires sur le même thème duretour d’Allemagne, en 1945, qui sont vraiment très inégales et dont les notes des segments, si la chose était possible, oscilleraient, à mon sens de 1 à 5 (sur 6). Mais il est vrai que c’est la loi du genre !

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La révolte des dieux rouges

jeudi, mai 21st, 2009

« Nous n’avons plus beaucoup de temps pour nous battre pour nos idéaux ».

Bien que je n’aie pas pour le western des yeux bien complaisants, j’ai regardé La révolte des dieux rouges et j’ai trouvé, cette après-midi ce film solide et jamais ennuyeux, presque aussi intéressant qu’il l’était dans mon très ancien souvenir, même si le massacre final est un peu trop indifférencié et que les huit protagonistes principaux y sont hachés menu sans qu’on puisse vraiment les identifier individuellement (comme on le fait, par exemple dans Les sept mercenaires ou Les douze salopards). (suite…)

Constantine

mardi, mai 19th, 2009

18401439Rasoir.

Plutôt alléché par des critiques et des rumeurs  qui étaient assez positives, je me suis passé ça hier soir, surmontant la réticence qui me saisissait devant un titre qui me faisait davantage penser aux oulémas qu’aux exorcistes et ravalant la méfiance que j’ai devant tout film tiré d’une bande dessinée. (suite…)

Pain, amour, ainsi soit-il !

dimanche, mai 17th, 2009

Il était temps !

Et, comme à la fin d52370u message que j’ai déposé sur Pain, amour et jalousie j’écrivais Me reste à découvrir Pain, amour, ainsi soit-il, qui est de Risi et non de Comencini ; mais je crains d’être pareillement déçu…, ma déception, trop certaine pour être vive, n’a pas dépassé les limites d’un aimable ennui… (suite…)