Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Les aventures de Robin des Bois

lundi, avril 6th, 2009

Histoire d’Angleterre.

Assez bizarrement, dans un paysage historique français qui détestait le goddon – coupable de – en vrac – Jeanne d’Arc, Marie Stuart, Waterloo, Fachoda, Mers-el-Kébir, bizarrement donc il y avait une sympathie singulière pour Richard-cœur-de-lion (sans doute à cause de son nom, beau comme une légende) et une aversion parallèle pour son méprisable frère (et usurpateur) Jean-sans-Terre. Bizarrement, car l’Entente cordiale n’a jamais été qu’une formule heureuse et dénuée de toute chaleur, la cordialité n’ayant rien à voir avec l’affection, moins encore avec l’attirance. (suite…)

Fargo

dimanche, avril 5th, 2009

14928-b-fargoQuel pays !

Ignorant presque tout des frères Coen, bien que j’aie beaucoup apprécié O’ Brother (mais me sois passablement ennuyé avec No Country for Old Men), tombant par hasard sur les propos alléchants de certains amateurs, je me suis passé Fargo hier et je me suis régalé. En tout cas, je n’ai rien à redire sur des pertinentes analyses (le questionnement sur la moralité – comme il y en a dans les fables) (suite…)

Les petits riens

samedi, avril 4th, 2009

1942_les_petits_riensPetits riens, petits films…

Ma note de 3 sur 6 est un peu complaisante et, à dire vraiment, Les petits riens ne valent pas la moyenne, hors quelques moments réussis, et quelques mots d’esprit assez rosses et bienvenus qui doivent tout à la tradition du boulevard et de la comédie de mœurs. C’est que le scénariste et dialoguiste, Yves Mirande est directement issu de ce monde-là et ne se refuse aucune séduisante facilité. (suite…)

A history of violence

lundi, mars 30th, 2009

D’une réelle banalité.

J’ai découvert le film à la télévision et, sans m’être le moins du monde ennuyé (fort amateur de violence, j’ai été servi, et au delà, par certaines scènes remarquablement sauvages), je vois mal ce qui pousse des amateurs distingués de placer History of violence sur un piédestal. (suite…)

Le rouge est mis

dimanche, mars 29th, 2009

00794512-photo-affiche-le-rouge-est-misMalfrats et miroton.

Déjà, dans Touchez pas au grisbi, qui est d’une plus grande dimension, ou dans Razzia sur la chnouf, on pouvait s’amuser à reluquer le côté pantouflard des gangsters des années Cinquante, leur goût du miroton ou de la daube, leur aspiration à chausser dès le soir venu des charentaises confortables (et non pas à s’abîmer la santé avec des gourgandines qui vous font coucher à pas d’heure), mais là, on atteint le sommet du genre ! La pègre boursicote et achète du Napoléon pour ses vieux jours, investit dans du pont élévateur et de l’outillage pour garage bourgeois et compte les jours qui la séparent d’une retraite paisible conçue pour taquiner le gardon et le chevesne dans la vallée de Chevreuse. (suite…)

Confidences pour confidences

vendredi, mars 27th, 2009

confidencespourconfidencesHistoire douce-amère…

Après l’impeccable trilogie Les zozos, Pleure pas la bouche pleine, Le chaud lapin – on n’a rien filmé d’aussi juste sur les états d’âme des adolescents et des jeunes adultes français du début des années 70 – Pascal Thomas, quelques années après a réalisé ce film d’une grande justesse de ton, plus nostalgique et un peu plus amer sur les rapports de famille… (suite…)

Les petits matins

mardi, mars 24th, 2009

les_petits_matinsVieillot, insignifiant, charmant.

Curieux, charmant, léger petit film, absolument insignifiant et jamais ennuyeux, en tout cas pour ceux qui aiment les acteurs et s’amusent à reconnaître, au gré d’une séquence, une silhouette, un profil, une voix célèbres et à grappiller, en surcroît, le souvenir d’un de ces deuxièmes ou troisièmes rôles dont on oublie souvent le nom mais dont on reconnaît la trogne ; Dieu merci, Imdb permet désormais de corriger ces ignorances… (suite…)

Sur les ailes de la danse

dimanche, mars 22nd, 2009

sur-les-ailes-de-la-danse-a01Perfection et limite d’un genre.

Beaucoup d’entre nous n’ont pas beaucoup d’intérêt pour la comédie musicale brillante d’avant-guerre, celle qui, dans ses tourbillons, tentait de faire oublier la crise économique et la montée des périls, cette comédie musicale incarnée comme aucun genre ne l’a été à ce point par deux acteurs mythiques, Fred Astaire et Ginger Rogers qui, en six ans, de 1933 à 1939, tournèrent neuf films (dont cinq sous la direction de Mark Sandrich). Il y a pourtant de belles réussites… (suite…)

Frost/Nixon, l’heure de vérité

mercredi, mars 18th, 2009

Un peu trop à l’Ouest...

J’ai vu ça ; qu’en dire ? Que je ne me suis pas ennuyé une seconde, que je reste baba devant la performance d’acteur de Frank Langella qui sans ressemblance physique évidente avec Richard Nixon donne à son personnage une épaisseur, un parfum, une couleur, une structure qui nous font presque pénétrer dans l’intimité profonde du 37ème président des États-Unis d’Amérique, que Michael Sheen donne à voir une tête-à-claques particulièrement crispante, et vraisemblablement similaire à celle dont disposait cet interviouveur de télévision qui eut le culot intelligent de se frotter à un joueur d’une autre dimension (et d’une autre division), mais que ça me reste tout de même assez extérieur. (suite…)

Le comte Obligado

samedi, mars 14th, 2009

comte_obligado_affiche_du_filmGentille revanche des humbles.

Eh bien, donc, si on n’a pas un goût immodéré pour l’immortel réalisateur Léon Mathot, auteur révéré de – entre autres – Bouboule 1er, roi nègre et de Nu comme un ver, si l’on n’est pas absolument frappadingue de Georges Milton, tout autant immortel acteur du Roi des resquilleurs et de Ploum, ploum, tra-la-la… on peut parfaitement s’abstenir de déguster, en met raffiné ce  Comte Obligado(suite…)