Je manque d’arguments
« Chinatown
est le seul polar contemporain à pouvoir rivaliser avec Le faucon maltais
, Le grand sommeil
, etc. » a-t-on excellemment dit dans des critiques argumentées et admiratives… (suite…)
Je manque d’arguments
« Chinatown
est le seul polar contemporain à pouvoir rivaliser avec Le faucon maltais
, Le grand sommeil
, etc. » a-t-on excellemment dit dans des critiques argumentées et admiratives… (suite…)

L’avenir de l’horreur est assuré !
Ma femme – qui me connaît bien ! – me voyant, plusieurs jours après sa découverte, plongée dans la torpeur sacrée suscitée par l’austère Grand silence
a sagement jugé qu’il fallait que je me réveillasse pour les Fêtes et a donc fait glisser sous mes yeux toujours avides d’effroi, ce Wolf creek
dont je n’avais jamais entendu causer. (suite…)

Solitude
D’abord, est-ce un film ? Oui, sans doute, et sûrement, tant l’image y est belle, tant le montage, sans doute volontairement non chronologique, sans cohérence immédiate d’apparence y est important, tant la capacité de fascination peut y être forte.


L’exotisme à portée de la main
Deuxième film parlant de Julien Duvivier
, ces Cinq gentlemen maudits
sont tout de même beaucoup moins bien que le premier, David Golder
; sans doute parce que le premier film était tiré d’une histoire dense et grave d’ Irène Nemirowsky, alors que celui-là provient d’une petite anecdote vaguement policière d’un certain André Reuze, qui a dû, pourtant avoir un réel succès puisqu’un muet en fut tiré en 1920, et que Duvivier
, selon l’habitude du temps, en réalisa deux versions, celle-ci, donc, et, parallèlement (sûrement avec les mêmes décors et bon nombre d’images), une version allemande, Die Fünf verfluchten Gentlemen… (suite…)
Il me semble que l’expression Un Saint-Bernard demeure, mais que bien peu des jeunes générations pourraient faire le lien avec l’hospice créé par Saint Bernard de Menthon au 10ème siècle, au sommet d’un des cols les plus fréquentés des Alpes pour abriter et protéger les voyageurs des brigands et des intempéries ; il y aurait peut-être un peu davantage d’amis des bêtes qui se souviendraient de cette race particulière de chiens vigoureux et robustes, dressés à la défense, mais aussi à la recherche des malheureux emportés par une avalanche ; il fut le temps heureux d’avant la loi Évin où on représentait ces braves molosses avec, au cou, un tonnelet de cordial alcoolisé destiné aux victimes frigorifiées ! Passons ! (suite…)
Lauzier grinçant, cynique, las…
C’est sur La tête dans le sac
, qu’il l’a réalisé, de préférence à Je vais craquer
(qui eut plus de succès) que je souhaitais saluer Gérard Lauzier, qui vient de mourir, qui ne laissera sûrement guère de traces dans l’histoire du cinéma, sinon les beaux succès publics de Mon père, ce héros
(niais et convenu, à mes yeux) et du Plus beau métier du monde
, féroce et jubilatoire, et peut-être pas davantage dans l’histoire de la bande dessinée (univers que je connais fort mal), mais qui, pourtant, a su capter l’infinie veulerie de l’époque avec un talent méchant, souvent désespérant, à cent lieues du politiquement correct imposés. (suite…)
Envoûtant
Je viens de baisser la note que j’avais mise à Fantôme d’amour
, sur la seule foi de mon souvenir, et de la passer de 5 à 4 ; mais déjà je m’interroge sur la raison de cette baisse, alors que tant d’images et de situations extraordinaires de ce film revu hier, subsistent et chatoient… (suite…)
Le musical selon Minnelli
C’est très beau, plein de couleurs chatoyantes et de mouvements de caméras virtuoses ! Mais c’est peut-être là – dit le grincheux – qu’est le problème : c’est si formellement réussi, si léché, si impeccable, que ça manque sans doute un peu de ce suc qui fait aussi le bonheur du cinéma. (suite…)

Étonnant !
Joël Séria est un réalisateur si inclassable que, malgré l’immense succès public des Galettes de Pont-Aven
et un choix de sujets et de thèmes qui, au moins en apparence, pouvaient paraître flatter le cochon qui sommeille, il n’a plus tourné de vrai film depuis vingt ans, et que la véritable expression de ses obsessions et de ses prédilections remonte plus loin encore. (suite…)

Ambitieux et réussi.
Inégal, capable de réaliser des films formidables (Tandem
, Monsieur Hire
, Le parfum d’Yvonne
, L’homme du train
) et d’autres minables (Une chance sur deux
, Félix et Lola
, Rue des plaisirs
), Patrice Leconte
est un véritable amoureux du cinéma et de la réalisation (sauf, bien sûr, lorsqu’il cède à la facilité et aux attraits des grosses recettes, comme dans Les bronzés 3
). Ne lui font pas peur les sujets ambitieux, les histoires rares, les moyens importants : ses films ne sont pas des histoires formatées pour la télévision, bourrées de sujets de société et pleins de vedettes du petit écran. (suite…)