
Années fortunées…
Je n’ai rien contre Jurassic park
, Matrix
et tous les films à effets spéciaux éblouissants et à histoires compliquées (et tout à la fois naïves), mais tout de même, le cinéma de Sautet
, c’est autre chose… (suite…)

Années fortunées…
Je n’ai rien contre Jurassic park
, Matrix
et tous les films à effets spéciaux éblouissants et à histoires compliquées (et tout à la fois naïves), mais tout de même, le cinéma de Sautet
, c’est autre chose… (suite…)
Bien compliqué, en tout cas…
Piètre connaisseur du notoire Alfred Hitchcock
(je n’ai dû voir que deux ou trois films de ce monsieur considérable), je me suis passé Le crime était presque parfait
cette après-midi, sans ennui, mais sans passion. (suite…)
Largué…
C’est là que je m’aperçois que je suis de l’Ancien Siècle et que je ne devrais pas essayer de rattraper le train…. (suite…)

Confins du Monde.
Bien sûr, le film ne se prive pas de filmer des paysages d’immensité, des paysages de début de monde, des paysages sans un arbre, où le vent souffle sans désemparer, sans jamais rencontrer d’obstacle… Des paysages si vastes et si nus qu’ils (m’)en deviennent presque oppressants à force de sérénité ; et, dans ces confins du Monde, entre Chine et Russie, des survivants que le progrès rattrape… A déjà rattrapé lorsque le film commence, puisque une éolienne alimente la yourte en électricité, puisqu’on y connaît l’argent (mais pas encore sa valeur), puisque l’épouse vient de la ville, voit un médecin, aimerait pratiquer la contraception… (suite…)

Et désormais septuagénaires…
On a peine à imaginer, aujourd’hui, ce que fut l’immense succès des Tricheurs
et, au-delà même du succès auprès du public, ce que fut la prise de conscience, l’effet de basculement de ce film, par ailleurs d’une réelle médiocrité, d’un Carné
qui avait, certes, perdu son complice des années enchantées, Prévert
, mais qui avait gardé de la patte avec Charles Spaak
(Thérèse Raquin
) ou Jacques Sigurd
(L’air de Paris
).
Film à succès, film à scandale, film interdit aux moins de 16 ans, et proscrit par la Centrale catholique du cinéma, film dont on parlait, devant les enfants, à mots couverts, comme d’une monstruosité… (suite…)

Petite comédie bien tournée.
Le frétillant René Clair
a réalisé une assez jolie carrière dans un Hollywood, qui considérait encore alors que la légèreté, la désinvolture, la distinction venaient d’Europe, et d’abord de France. La belle ensorceleuse
petit film qui a beaucoup de charme, et guère de fond, est de cette époque, encore étonnamment insouciante (1941), alors qu’un peu partout dans le Monde, les nuages sont plus que sombres…
Il est vrai que le film représente bien aussi le dernier sursaut d’élégance de la Nouvelle-Orléans, au milieu du 19ème siècle, avant la guerre de Sécession, avant que l’animosité entre le Sud agraire, littéraire et pastoral et le Nord industrieux, urbain et commerçant n’atteigne les sommets d’une des plus photogéniques guerres civiles que le Monde ait connu. (suite…)

Au pays du Mikado et des sushis.
Diable ! Jamais je n’aurais pensé trouver autant de plaisir pour ce bon film de samedi soir ! Un film acheté pour trois sous, parce qu’il est de Jacques Deray
, que j’apprécie, et qu’il est joué par Charles Vanel
, qui ne se discute pas ! (suite…)

Burlesque.
Évidemment, ça démarre à cent à l’heure, presque comme un dessin animé de Tex Avery
, avec des policiers juchés jusque sur les marchepieds d’une grosse bagnole vrombrissante, défouraillant à qui mieux mieux sur le corbillard des bootleggers, des gangsters dévoilant un extraordinaire arsenal dans le plafond du véhicule et ripostant par une autre grêle de ces balles de cartoons qui ne tuent ni ne blessent jamais personne (sinon la cargaison de whisky illégalement transportée) ; on croirait voir Vil coyote s’écrasant au fond du canyon sans avoir pu attraper Bip-bip et se relevant illico. (suite…)

Emphatique.
La symphonie fantastique
, réalisée par Christian-Jaque
à une époque (1942) où le public avait bien besoin d’un peu d’exaltation patriotique auprès d’un des plus grands musiciens français, est malheureusement interprétée par le plus exécrable acteur de cinéma que notre pays ait connu. C’est bien dommage ! (suite…)

Navrant, désolant, accablant…
Hélas, navrant, désolant, accablant et mon 0, s’il le pouvait serait encore plus sévère et se situerait largement au dessous de l’absolu !
Il faut bien dire, aussi, que je ne me faisais aucune illusion : depuis la sortie du film, il y a huit jours, je n’ai pas lu un seul mot, dans une seule critique qui défende, justifie, excuse ce monument d’inanité. Pas un mot dans pas une critique alors qu’on sait bien que les attachés de presse ont du talent pour obtenir des journaux que deux lignes, une expression, un adjectif, détachés de leur contexte, puissent permettre d’attirer le gogo.
Je suis allé voir, donc, La possibilité d’une île
en toute connaissance de cause et j’ai assisté, dès les premières séquences à l’immédiate survenue d’un naufrage certain.