
Touffeurs du Vieux Sud
Ça commencerait presque, dans le long (15 mn) pré-générique, comme Autant en emporte le vent
: magnifique propriété patricienne à péristyle, jeunes gens bien élevés, serviteurs noirs déférents, toute l’atmosphère du Sud, sassafras, tulipiers, immenses magnolias, chênes couverts de mousse espagnole. Nous sommes en 1927. Et premier assassinat. (suite…)
Perle douteuse…
fut un excellent artisan de la mise en scène, auteur de films solides et honnêtes, du
au
, en passant par des œuvres qui approchent l’excellence, comme
,
ou
. Il lui est venu sur le tard l’idée de faire mieux qu’il ne savait faire et de devenir une conscience ; d’où in fine, la jolie nostalgie des origines arméniennes – qui fut un bide total – de
et de
, d’où, un peu auparavant, le gratouillis politique d’
et de
.
Bêtes sauvages.
pour porter à l’écran ce roman noirâtre de
, pour en suivre les méandres logiques et destructeurs ; artisanalement, 
,
ne brille ni par sa musique, qu’on croirait écrite pour un porno-soft, ni par la caractérisation des personnages, tous niais, ni, d’ailleurs par leur jeu, empreint d’un expressionnisme détestable (y compris
), et moins encore par les dialogues, souvent à pleurer de rire (ainsi lorsque Cristiano, le héros positif (

ne déçoit pas une seconde l’amateur de ringardises touchantes et de nostalgies attendries. 
a tiré un film point vraiment déplaisant, mais souvent enquiquinant, et surtout inutile…
réalise après le parabolique
et avant l’enthousiasmant
, un film drôle, gai, plein d’énergie vitale, de fanfares caracolantes, d’empathie pour une joyeuse bande de cinglés qui pensent avant tout à la musique et à l’amour, même si l’argent, les dettes, les coups tordus et fulminants, la poudre blanche, les grosses voitures américaines et les bimbos voyantes sont constamment au devant de la scène ; à dire le vrai, quelle que soit la cupidité, la voracité et la cruauté des méchants, on n’y croit qu’à demi, comme on ne croit qu’à demi à la violence des dessins animés de
ou, plutôt, comme on n’y attache pas d’importance…