
Assez glauque, mais…
C’est, paraît-il, pour certains, un film-culte que cet Henry
-là, et on comprend bien pourquoi : image pauvre, grumeleuse, terne (j’allais écrire pisseuse), caméra portée à l’épaule, mouvements saccadés, protagonistes (on ne va pas écrire héros, n’est-ce pas ?) minables et cinglés, dialogues volontairement ternes… tout ce qui peut rapprocher de la réalité vécue de Henry Lee Lucas et d’Otis Toole, tueurs en série américains unis dans l’abjection et la folie criminelle. (suite…)



(1935), ce charmant
est le premier film de
, qui en laissa, d’ailleurs, la réalisation technique à 

de l’absolument inconnu 
est un film immonde et dégradant. Dégradant pour ceux qui l’ont conçu et réalisé, dégradant pour les adolescents qui l’ont tourné (imagine-t-on qu’il y a des parents qui ont accepté que leurs fils et leurs filles puissent s’abîmer à tourner ça pour une poignée de lires ?), dégradant pour le spectateur qui n’en sort pas indemne. 
et ça ne peut pas laisser indifférent ; grands acteurs (
époustouflant), grand spectacle, idées filmiques superbes (le générique de début, qui se déroule sur un fond musical de comptine chantée par des voix de tout petits enfants, images de légende dorée du national-socialisme – vigoureux pionniers dans la nature, à l’escalade des montagnes, gamins blonds et rieurs, Hitler affectueux père de famille de la nation allemande – images de l’adulation du peuple pour son Führer et images de réalité guerrière – déferlement des panzers, crépitement des mitrailleuses, défilé de prisonniers, accablement des hommes. Et le générique de fin – qu’il faut regarder jusqu’au bout, et qui reprend la comptine initiale – est magnifique aussi, dispensant jusqu’à l’écœurement l’illustration des horreurs de la guerre, de toutes les guerres, de toutes les violences guerrières.
Le parfum des congés payés.
que pour me mettre à l’unisson du duo si sympathique de 

,
avait encore plein de souvenirs d’enfance à placer ; ça a donné un film absolument foutraque, construit n’importe comment, sans vraie cohérence, au scénario funambulesque et improbable, mais extrêmement attachant.