Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Cadet d’eau douce

mercredi, mai 21st, 2008

3700173213838Navrant.

D’abord, qu’est-ce qui m’a pris de regarder cette chose antédiluvienne ? ça n’est évidemment pas l’âge que j’incrimine : Cadet d’eau douce est de 1928, et La chienne de Renoir date de 1931, tout comme Marius de Korda et Pagnol, David Golder, de Duvivier est même de 1930 : c’est donc à peine plus jeune… (suite…)

Et pour quelques dollars de plus

lundi, mai 19th, 2008

et_pour_quelques_dollars_de_plus

C’est toujours un peu la même chose…

Si peu croyable que ça puisse me paraître, j’ai attendu mon entrée dans le troisième âge pour découvrir Et pour quelques dollars de plus, alors même que j’ai goûté dans son jus et lors de sa sortie à Paris, Il était une fois dans l’Ouest ; mais il est vrai que je n’ai regardé Le bon, la brute et le truand qu’il y a quelques petites années, et que je n’ai encore jamais vu Pour une poignée de dollars. (suite…)

Quoi ?

dimanche, mai 11th, 2008

Ah Sydne Rome nue !

Revu un soir de paresse filmique, ce Quoi ? ne vaut certainement pas grand chose, à part – je l’ai amplement dit et redit ! – la superbe beauté de Sydne Rome, à la météorique carrière. Mais, à dire le vrai, elle n’est pas assez souvent déshabillée pour qu’on ne s’interroge pas avec une grande perplexité sur ce qu’a voulu faire vraiment Polanski ; avait-il vraiment besoin de tourner un drôle de machin autour d’elle pour coucher avec la jeune actrice ? C’est possible ; un soir de beuverie arrosée à la poudre blanche, il a pu lui promettre monts et merveilles, convaincre Mastroianni (qui devait, lui aussi, avoir des vues sur le popotin de la demoiselle) qu’il y avait un moment agréable à passer dans une grande villa cocasse, sans trop avoir à se fatiguer, monter une distribution de bric et de broc, et démarcher un producteur naïf. (suite…)

Les Duraton

samedi, mai 10th, 2008

les_duraton01

Pour amateurs de raretés inutiles

Ah ! Ces Duraton-là, de 1955, sont beaucoup moins bien que leurs prédécesseurs, les Duraton de 1940 ! Et non pas seulement parce qu’il leur manque Jules Berry et Noël-Noël, dont la présence suffit, de toute façon, à masquer l’insignifiance de n’importe quel film, mais parce qu’on ne retrouve rien, dans cette exploitation du succès radiophonique invraisemblable de la famille-type du Français moyen, de la malice du film initial.

(suite…)

L’armée des ombres

mercredi, mai 7th, 2008

a0008756

Glacé, grandiose, insurpassable

Je gage que L’armée des ombres est le plus grand – et peut-être le seul – film français qu’on puisse qualifier d‘épique. (suite…)

Daguerréotypes

mardi, mai 6th, 2008

affiche_daguerreotypes

Le vieux monde est derrière toi !

Comment vraiment appeler ces films d’Agnès Varda qui ne sont pas des fictions, comme le sont Cléo de 5 à 7, Le Bonheur ou Sans toit ni loi ? (suite…)

Anna Karénine

lundi, mai 5th, 2008

en5442

Conscience de l’inéluctable

Du (trop) long et foisonnant roman de Léon Tolstoï, qui a donné lieu à trois ou quatre adaptations cinématographiques, Julien Duvivier, pour un de ses derniers tournages aux États-Unis, a conservé la trame unique de l’histoire d’Anna et de Vronski, au pris d’ellipses en général assez peu gênantes. Film élégant et intelligent, bénéficiant d’une adaptation de Jean Anouilh, de décors de Cécil Beaton, et de la photographie d’Henri Alekan. (suite…)

Week-end à Zuydcoote

samedi, mai 3rd, 2008

week-end-a-zuydcoote

De gros moyens sans beaucoup d’âme…

Il ne me semble pas qu’il y ait beaucoup de films tournés sur ce que le grand historien Marc Bloch a appelé L’étrange défaite, ces cinq semaines de mai et de juin 1940 où l’Armée française, réputée la première du Monde, se décomposa devant la formidable modernité de la Wehrmacht et, aux yeux de tout un peuple effaré, reçut une des roustes les plus humiliantes de l’Histoire. (suite…)

Œil pour œil

samedi, mai 3rd, 2008

3911_1Banalement violent

L’ennuyeux de ce genre de récits, c’est qu’on perçoit dès les premières images exactement ce qui va se passer : une assez jeune et jolie gourde – qui écrit, à New-York des nouvelles dans la presse féminine – débarque dans un bled perdu de ce qui doit être la Virginie, ou la Caroline du Nord pour se reposer et écrire un roman et attise, d’emblée la convoitise des mecs frustes et violents qui tuent le temps en attendant qu’il passe. (suite…)

Jonathan

vendredi, mai 2nd, 2008

imgshw

Souvenir très ancien et très daté

À l’époque où aucun film de vampires n’échappait à mes yeux avides, j’étais allé voir ce curieux Jonathan,dont le titre original allemand est Jonathan, Vampire sterben nicht (i.e. Les Vampires ne meurent pas).

(suite…)