
Ce qu’il y a derrière la porte…
Quoi qu’en dise François Truffaut
dans un des (brefs) suppléments de cette édition, Désiré
n’est pas, à mon goût, du meilleur Guitry
, ni intrinsèquement (je préfère très largement les grandes fresques para-historiques, comme Les perles de la Couronne
ou Remontons les Champs-Elysées
), ni même dans le registre du théâtre filmé (à côté, par exemple du merveilleux Faisons un rêve
). (suite…)

réconciliée avec le Progrès, sa grande fille fiancée et ses soucis aux vestiaires ; on en retrouve les deux principaux protagonistes, Léon (
) et Marguerite (
. Mais lorsque le pauvre Topaze se résigne à sa malhonnêteté, puis lorsque, se rebiffant, il prend la main et, de dupe devient lui-même escroc, il y a là un retournement de situation qui sent à plein nez son théâtre et, pis, son boulevard. 
, film majeur de la courte carrière dans le parlant de son auteur,
, et film couronné de prix (Biennale de Venise, deux Oscars, etc.). Si l’œuvre fait bien ses soixante-treize ans, ce n’est pas du fait de ses images un peu floues, du Noir et Blanc, et de la jeunesse de
; mais plutôt parce qu’elle commence par un carton indiquant que la ville où se déroulera l’intrigue est imaginaire et ajoutant : S’ils ont choisi ce cadre, c’est que les auteurs ont pu, afin d’embellir leurs images, demander aux chefs-d’œuvre des grands peintres flamands, à toutes ces vies immobiles sur les murs des musées, le secret de leur vérité humaine et de leur gaieté. 
et sûrement pas un des meilleurs ; mais profitant du bas prix d’une enseigne discompteuse, attiré par le titre, qui sent ses années Soixante à plein nez, par l’intérêt que je porte à ce qu’a tourné
et davantage encore par ma propension à acheter tout et n’importe quoi, je viens de voir ce
dont le roublard titre espagnol est Las noches de Casablanca (olé !). 
est le premier roman de
et, sinon le plus structuré, du moins le plus évidemment théorique, le plus porteur de sens, celui dans quoi il théorise le mieux la misère sociale, l’effacement des relations humaines, l’uniformisation du monde, le sentiment double et parallèle de la satiété et de l’écœurement, la montée du chaos… 
, je ne suivrai pas dans le dithyrambe absolu le Jury du Festival de Cannes de 1985, et les fondus de ce film. Par rapport au
, à
ou à
, ou même à
ou
,
manque tout de même un peu de rythme et de folie. 
; elle est là, accueillante et ressemblante, et elle travaille à un montage avec un collaborateur ; je suis assez ému ; j’achète le DVD de
, de
et on discute un moment; je lui demande ce qu’elle est en train de monter ; elle me dit qu’elle est a entrepris de réaliser les boni (comme elle dit c’est plus français et plus joli) de son film
. Je lui dis que je n’ai pas trop aimé, mais qu’en revanche, je courrai acheter dès qu’il sortira (s’il sort !) un DVD de
, avec tout plein de boni, aussi exceptionnellement intelligents que ceux de
. Elle dit qu’il faudra qu’elle y pense. Je sors, un peu déçu parce qu’elle ne dit pas quand elle le fera. 

si elle n’avait pas été le premier film tourné en Cinémascope ? Je me rappelle encore les publicités considérables qui appelaient le bon peuple à venir de visu se rendre compte d’un progrès technique presque assimilé au parlant et à la couleur ! Il est vrai que l’écran large extasiait les yeux qui n’avaient pas dix ans, et que le déferlement des légions romaines, l’apparente majesté des décors, la noblesse des caractères des premiers chrétiens exaltaient les cœurs vaillants…