
L’Amérique
Sans partager la sévérité de beaucoup de bons esprits je suis naturellement bien plus proche de leur position que des billevesées et outrances hystériques des gamines qui voient en cette comédie gentillette et datée un chef-d’œuvre insurpassable, John Travolta
un titan de la comédie musicale et le scénario un exemple d’étude psychologique fouillée. (suite…)

est une des très bonnes réussites de
, qui fait montre, une fois encore, de sa très grande maîtrise de l’inquiétude et de l’angoisse, grâce, notamment, à un sens des couleurs et de la lumière (de la pénombre, plus exactement) qui instaure un climat permanent de malaise.
Un
réussi ! pensant à une bonne note.
Chichiteuses pleurnicheries
, qui incarne la Salutiste poitrinaire, n’avait pas été que la Micheline de la
mais aussi l’ambiguïssime Laura Vorzet du
, la femme adulée du médecin fou,
).
de
qui date de 1994 et constitue le plus complet, le plus exhaustif des films (à qui je reproche seulement un peu de s’étendre très, trop longuement sur le procès de 45-46) ; Dieu sait si la télévision, périodiquement nous présente des archives, parfois très novatrices, comme la remarquable série Ils ont filmé la guerre en couleurs ; Dieu sait si des pistes ont été ouvertes, terrifiantes, sur l’Holocauste, jadis (
de
) ou naguère (
de
) ; Dieu sait si
de
a permis de gratter jusqu’au saignement certaines hontes jusqu’alors tues… 
,
et tant d’autres) ! Et la déclaration de l’amant Oh ne me le dites pas ! Oh si, elle va le dire ! Même le jeu pâle de
, toujours un peu gourde, mais si charmante n’est pas décalé pour une fois !

ou
, bruissant aussi de personnages extraordinaires, baroques, tonitruants, qu’on croirait sortis d’une bande dessinée… 
un de ses plus grands succès, paraît-il ; il est vrai que le bon public de l’époque (1935) se satisfaisait largement des numéros d’acteurs, des intrigues bien ficelées, des épilogues heureux et, comme le populo d’aujourd’hui, qui lit Gala ou Voici, d’incursions dans le décor des maisons de riches… 
, des débuts des fameux génériques en situation où
rend hommage, en les faisant venir à l’image à tous ceux qui ont construit son film, de la vedette au machiniste, de l’invention de la voix off qui ponctue tout le film, de cette désinvolture impeccable et virevoltante qui nous met délicieusement dans la poche (sans fond !) du Maître, de ces innovations astucieuses (l’insertion d’images d’archives dans le cours du film, le jeu sur les images), de l’intelligence du texte…