
Frénésie de chaque instant
Convenons d’abord que Hellzapoppin
n’est pas un grand film, mais demeure un film qui a durablement marqué les mémoires, peut-être aussi grâce à l’extraordinaire éclat de son titre. Mais surtout il a ouvert la grande voie de la loufoquerie à toute une série de joyeux drilles (je note que les sous-titres du film sont de la main – et de l’esprit, donc ! – de Pierre Dac
, lui-même père des loufoques français). (suite…)

– et Dieu sait si c’est souvent – je me suis émerveillé que le caractère volontairement artificiel du récit, des dialogues, des décors, et même aussi du jeu des acteurs, qu’il soient, comme
et
au premier plan de la réalisation, ou au second, comme
ou
(et plus encore
), que ce caractère puisse ne pas paraître faux, mais qu’il débouche sur une hallucination que le spectateur partage. 
, tiré par
tiré d’un roman (?) de 
), dense et intelligent. 

dans la liste (vaste et profonde !) de mes déceptions, je suis bien conduit à avouer – à proclamer, même ! – que j’ai trouvé ça bien faible et que mon 3 est trop complaisant, 2,5 me convenant mieux.
et l’acide séduction de
. Mais le film de
pour qui le regarde aujourd’hui pour la première fois n’a pas le charme délicieux des œuvres en noir et blanc d’avant-guerre et des années Cinquante et présente donc, au contraire des désuétudes enchantées, un caractère tout à fait démodé et bien souvent ridicule. 
n’est pas
. En d’autres termes, à vouloir profiter de l’immense succès du grisbi pour installer
dans ses habits de grande vedette ressuscitée, on risquait de se casser la figure. Le monde des macs, des marlous et des putes, le monde de la nuit, le monde trouble du milieu, des tueurs et des demis-sel présente pourtant une si riche palette ! 

et le rôle est excellemment tenu par le trop peu connu 