Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Fire Walk with Me

dimanche, septembre 30th, 2007

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Glaçant !

Après la longue fascination exercée, depuis quelques semaines par l’absorption du Pilote et des 29 épisodes de la série télévisée, je pensais être un peu tranquille et ajouter au gâteau la cerise indispensable en concluant mon immersion dans le monde extraordinaire de David Lynch avec une sorte d’épilogue/prologue rassurant mon équilibre mental en me donnant les clés et les ficelles indispensables au démontage d’une fiction en soi dérangeante. (suite…)

Twin Peaks

vendredi, septembre 28th, 2007

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De la difficulté d’écrire…

Voilà ; je viens en deux ou trois semaines de m’emplir de cette série mythique, absorbant, en une sorte de fascination hypnotique, le Pilote et les 29 épisodes de la série télévisée, répartis en trois lourds coffrets de quatre disques. Avant d’avoir regardé Twin Peaks: Fire Walk with Me qui est, si j’ai bien compris ce qu’on appelle le prequel, je crois pouvoir jeter ici quelques impressions liminaires et initiales, puisque, à part quelques séquences chipées au hasard, jadis, sur la défunte Cinq (je crois), je n’avais jamais vu ce long feuilleton. (suite…)

La chaleur du sein

mercredi, septembre 26th, 2007

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Profondément nul

Ne pas  oublier, parmi les charmes de cette Chaleur du sein en tous points très oubliable, la gracieuse ritournelle distillée avec un talent fou au cabaret par la chanteuse aimée du jeune Gilbert (Jean Paqui qui, sous le nom de Chevalier d’Orgeix fit ensuite une carrière hippique internationale, obtenant même une médaille de bronze aux J.O. de Londres en 48).

« Ah, les p’tits cochons
Les p’tits cochons
Les p’tits cochons
Qu’ils sont mignons
Avec leur queue en tire-bouchon !’
(suite…)

Le fruit défendu

vendredi, septembre 21st, 2007

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Adaptation infidèle, mais intéressante

J’ai lu  beaucoup de bien  de Meurtres, de Richard Pottier, un des rares rôles dramatiques de Fernandel qu’on a même qualifié , dans ce film, d‘exceptionnel. Mais ce n’est pas le seul exemple.

Nous avons déjà longuement glosé sur ce talent de qualité trop souvent cantonné dans des personnages de gugusses et de comiques troupiers, nous efforçant ici et là de tracer la liste de ses apparitions maîtrisées et, évidemment, pas dans le seul registre dramatique : la plupart des Pagnol, les deux premiers Don CamilloL’auberge rouge et Fric-Frac d’Autant-LaraCrésus de Jean Giono et quelques autres (comme L’armoire volante de Carlo Rim).

Mais dans le registre dramatique – il n’y a pas pléthore ! – j’ajouterais volontiers ce Fruit défendu, qui est un des premiers films d’Henri Verneuil, et qui se laisse voir avec beaucoup de plaisir, malgré d’assez violents défauts et des insuffisances plus graves encore. (suite…)

En suivant la flotte

dimanche, septembre 16th, 2007

1843e35d41ccf6e63273495ba42df3c1Joie de vivre.

Revu hier En suivant la flotte, et un peu déçu de cette re-vision qui me conforte dans la préférence que je porte à Top hat ; l’anecdote n’est ni plus ni moins invraisemblable – et n’a pas, non plus, d’ailleurs, la moindre importance – mais elle est un peu tarabiscotée (issue d’une pièce à succès), ce qui n’est pas précisément recommandé dans ce genre de films où la linéarité de l’histoire va de pair avec l’éblouissement que l’on doit ressentir de la conjugaison de la musique et de la danse et ne réclame donc pas la moindre complexité. (suite…)

Les amoureux sont seuls au monde

mardi, septembre 11th, 2007

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Excellent mélo

Ce film, qui n’a pas laissé grande trace dans l’imposante filmographie d’Henri Decoin, vaut mieux que l’oubli dans quoi il est plongé et ne mérite pas simplement d’être vu pour Louis Jouvet, même si la haute silhouette et la diction d’asthmatique du grand comédien sont raisons suffisantes pour l’apprécier.

Mais il offre d’autres avantages : une histoire bien construite, assez violente, voire méchante, histoire d’un bonheur éclatant ravagé par la mesquinerie d’un milieu et, surtout, par la rumeur publique, qui transforme une gentille oiselle douée pour le piano en petite garce inconsciente destructrice. (suite…)

Honoré de Marseille

mardi, septembre 11th, 2007

Accablant !

Ceux d’entre nous qui croient – ou qui jouent à croire – qu’il existe un âge d’or du cinéma populaire français (mea maxima culpa !) seraient bien inspirés (voilà une inversion de sens dont je ne suis pas mécontent) de regarder cette absolue catastrophe qui est tout de même une des pires pantalonnades jamais tournées, y compris pour un œil aussi indulgent que le mien, toujours acharné à trouver dans le moindre nanard l’étincelle unique qui suscitera une bribe d’intérêt nostalgico-ethnographique. (suite…)

Pickpocket

lundi, septembre 10th, 2007

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Enquiquinant à souhait…

De temps à autre, culpabilisant de ne pouvoir sentir Bergman, Antonioni ou Godard (j’avoue n’avoir encore jamais vu un Civeyrac !), et poussé par une pulsion masochiste (humaine, hélas, trop humaine !), j’offre en oblation une heure et demie de mon temps précieux à la vision d’un truc dont je crains d’avance qu’il n’entrera pas dans les étroites limites de mon goût qui est, chacun le sait, voué à la gaudriole type Jean Boyer ou Pierre Montazel. (suite…)

Traitement de choc

dimanche, septembre 9th, 2007

Mieux vaut être riche et bien portant…

Ce film sans beaucoup d’équivalents dans le cinéma français vaut surtout, précisément par son incongruité : critique sociale qui s’achève dans le gore et l’enfermement ! Pour bien l’apprécier, il faut le re-situer dans l’époque : 1973, à la grande époque du cinéma politique (tous les riches sont des buveurs de sang qui exploitent – et là c’est au premier degré ! – la force vitale et la fraîcheur native du prolétariat). (suite…)

Bully

jeudi, septembre 6th, 2007

b00006g9w102lzzzzzzzSales types !

Ce n’est évidemment pas là le cinéma que je connais (un peu) et qui m’enchante, mais je dois reconnaître que ce Bully présente de réelles qualités de réalisation, tant dans la mise en images que dans la rythmique propre au sujet… On ne s’ennuie pas une seconde, même si, au début, on est assez écœuré par l’accumulation de veuleries de tous les personnages et par l’insignifiance falotte de leurs parents. Et comme on apprend, dans le supplément, qu’il s’agit d’une histoire fondée sur des faits vrais, on frémit de la déliquescence de ces rejetons de la middle-class qui n’ont pas l’excuse d’être lumpen-prolétarisés… (suite…)