Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Le Grand jeu

mercredi, juin 20th, 2007

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Perplexité

J’ai beaucoup hésité à donner cette note de 4 ; une note intermédiaire un peu inférieure aurait mieux représenté mon jugement sur un film que je découvrais et qui m’a fait impression sans toute fois pleinement me séduire…

Qu’est-ce qui m’y agace ? Sans doute et principalement les deux interprètes principaux, Pierre Richard-Willm, bellâtre à la mode, très utilisé dans les années Trente et Quarante, et Marie Bell, que je n’ai jamais trouvée bonne que dans Carnet de bal, sans doute parce que le réalisateur, Duvivier savait imposer sa volonté à ses acteurs. Il est vrai que l’on a dit la même chose de Jacques Feyder, réalisateur de ce Grand jeu, donc. (suite…)

Le trio infernal

dimanche, juin 17th, 2007

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Aussi salissant que remarquable.

Je n’avais pas gardé grand souvenir de ce premier film de Francis Girod ou, plutôt je me le rappelais comme une sorte de pochade outrancière, assez écoeurante mais limitée. (suite…)

La Vie d’un honnête homme

dimanche, juin 17th, 2007

Admirable Michel Simon !

L’éléphant est irréfutable ! disait le regretté Alexandre Vialatte ; de la même façon pourrait-on écrire que Michel Simon est irrécusable.

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Les godelureaux

vendredi, juin 15th, 2007

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Chabrol se fout de nous

Je ne peux pas concevoir que Chabrol, qui avait fait une entrée si tonitruante et remarquable dans le cinéma avec Le beau Serge, Les cousins, voire Les bonnes femmes, je ne peux pas concevoir qu’il ait tourné ce fourre-tout superficiel et ennuyeux autrement que pour profiter de la vague du succès ou, plus probablement encore, pour réunir une bande de copains et leur faire jouer n’importe quoi. (suite…)

Le nom de la rose

mardi, juin 12th, 2007

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Un palimpseste superbe

De temps en temps, comme les mythiques lemmings qui, dit-on, ressentent de  façon désordonnée et hystérique une pulsion irrésistible à s’engloutir dans la mer malveillante, de temps en temps, des contemporains qui n’ont, de leur vie jamais éprouvé le besoin d’ouvrir un bouquin autrement que pour s’en faire un pare-soleil sur la plage, de temps en temps, donc, certains s’emparent de façon singulière d’un ouvrage dont on ne peut imaginer une seconde qu’ils le liront. Les plus anciens d’entre nous se souviendront que, vers 1970, il y a eu une sorte de folie furieuse adulatrice du côté d’un ouvrage savant de Jacques Monod, Prix Nobel de physique en 1965, qui s’intitulait Le hasard et la nécessité et qui est, me souffle Wikipédia , « un traité des avancées de la génétique et de la biologie moléculaire et de leur conséquences philosophiques ». Il était alors de bon ton d’arborer cet essai absolument illisible où les notions scientifiques du niveau d’une chaire du Collège de France cohabitaient avec une pensée philosophique puérile et hilarante (comme toujours lorsque les scientifiques prétendent se mêler de pensée – voir L’Homme, cet inconnu, d’Alexis Carrel, lui aussi Prix Nobel en son temps). (suite…)

Le dahlia noir

lundi, juin 11th, 2007

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Fumisterie !

Il y a longtemps que je n’avais pas eu autant la sensation de perdre deux heures et demie de ma précieuse vie (précieuse non pas en soi, mais parce qu’il ne m’en reste plus guère) à regarder une telle connerie. (suite…)

Les aventuriers

samedi, juin 9th, 2007

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Bien décevant !

Revu hier, Les aventuriers est un film épouvantablement mal fichu, à l’intrigue idiote et à la sentimentalité invraisemblable et facile, bourré de situations improbables ou impossibles, de niaiseries atterrantes, d’effets grotesques (je trouve risible la scène de l’engloutissement de Laetitia, accompagné d’une musique tarte où François de Roubaix paraît pasticher les Swingle singers, ou Richard Clayderman), d’une psychologie à une balle (à deux balles, c’est déjà trop).

Et pourtant, c’est un film qui demeure, et sans doute demeurera dans les mémoires (pas toujours mais longtemps) et qui dispose d’un vrai charme ; il est ainsi des hommes et des femmes mal fichus, ou même plutôt moches, qui parviennent pourtant à capter l’attention et la tendresse, et on ne sait pas à quoi ça tient… (suite…)

La vie des autres

mardi, juin 5th, 2007

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Le bal des sirènes

dimanche, juin 3rd, 2007

le-bal-des-sirenesVraiment enquiquinant !

1 sur 6 ? 1 sur 6, alors que, initialement, me fiant à de faux souvenirs, j’avais mis 4 ?

1 ? Et pourquoi pas 0 ? (suite…)

Le chant du Missouri

mardi, mai 29th, 2007

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Premier chef-d’œuvre de Minnelli

Comment, d’une histoire assez banale, presque mièvre, en tout cas très anodine (des jeunes filles rêvent à l’amour, leurs jeunes sœurs sont espiègles et joueuses, un couple vit paisiblement dans une certaine prospérité, une ville se prépare à un événement notable, mais nullement tragique – de ce tragique qui fait les bons scénarios haletants – ) comment d’une histoire où l’Histoire n’est qu’à peine présente, arrive-t-on à réaliser un film aussi délicieux et profond ?

Comment, alors qu’on ne voit pas la moindre trace qu’aurait pu laisser la guerre de Sécession (il est vrai terminée quarante ans auparavant et où l’État du Missouri n’a pas joué un rôle majeur), alors qu’on n’aperçoit ni Noir, ni ouvrier, mais uniquement des bourgeois prospères, que la vie semble se passer entre fêtes pour grands ou petits, réunions de familles, petits chagrins et secrets tendres, comment ce film n’apparaît-il pas purement artificiel ? (suite…)