Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Le grand Ziegfeld

lundi, mai 28th, 2007

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Le Birotteau de la paillette

Pure provocation de ma part que d’intituler ce message d’une allusion à un des romans pathétiques de Balzac, où un brave homme de parfumeur se voit grimper, grimper jusqu’à une empyrée improbable qui, naturellement, le précipitera dans une chute cruelle ; pure provocation, car mon habituel pédantisme n’est tout de même pas complètement approprié au sujet du Grand Ziegfeld, entrepreneur de spectacle brûlant d’ambition, parfaitement conscient de ses dons, de ses talents et de sa chance et qui ne se cassera la figure que du fait de la Crise de 1929, et peut-être aussi, mais la chose n’est pas explicite dans le film, de l’irruption du cinéma parlant qui, par son existence même démonétise un peu les grands spectacles musicaux qui faisaient la fortune de Broadway (d’autant que la couleur ne tardera pas à se surajouter…). (suite…)

Sheitan

dimanche, mai 27th, 2007

Ça, un film d’horreur ?

Je suis tombé là-dessus l’autre soir, en zappant sur Canal + (ce qui m’a confirmé que je ne devrais regarder cette chaîne que pour les matches de mon glorieux Olympique de Marseille – d’ailleurs, c’est juré : si Canal + perd les droits du foot, je me désabonne illico). (suite…)

Échec au porteur

samedi, mai 26th, 2007

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Le cinéma du samedi soir

C’est un de ces films comme le cinéma populaire français en produisait à foison, jadis, lorsque le populo ne consultait pas Pariscope (qui n’existait pas) ou Allociné (dont nul n’eût osé imaginé la perspective), mais se rendait en confiance, à la salle du quartier pour s’ennuyer au documentaire, espérer un dessin animé, s’instruire aux Actualités Fox-Moviétone, bouloter un chocolat glacé ou des bonbons Kréma et enfin se détendre devant un film sans prétention. (suite…)

Que la bête meure

jeudi, mai 24th, 2007

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Le Mal absolu ?

J’avais en tête que, dans la carrière trop pleine de Claude Chabrol, prolifique et inégale, il y avait un bloc de trois films exceptionnels, réalisés en moins de trois ans, La femme infidèle, Que la bête meure et Le boucher, cela dans l’ordre de parution. (suite…)

La rose rouge

mardi, mai 22nd, 2007

64398Quelle épouvante !

Je me trouvais hier soir en possession de ce que je savais ne pas être un trésor de ringardise bon-enfant mais de ce que j’espérais être un bon petit film de samedi soir, propice à éveiller en moi les souvenirs de ma tendre enfance et, de ci, de là, à me permettre de me livrer à une fine observation sur les mœurs surannées des Années Cinquante. (suite…)

C’est arrivé demain

dimanche, mai 20th, 2007

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Comédie fantastique un peu creuse

Un DVD de ce film de René Clair est sorti en France, il y a trois ou quatre ans, dans la médiocre collection Ciné-Club, il est vrai ; bradée sur les sites de discompte, il valait néanmoins la peine de s’en procurer les productions. (suite…)

L’Impossible Monsieur Pipelet

samedi, mai 19th, 2007

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Brave petite comédie

Tout ce qu’il y a dans ce film gentillet, c’est-à-dire pas grand chose, sinon des numéros d’acteurs à la bonne trogne connue, une plongée dans un Paris bien lointain et une France presque disparue,  finit par constituer un bon spectacle de samedi soir, en somme. (suite…)

Le Domino vert

samedi, mai 19th, 2007

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Gentil mélodrame très daté

Si vous n’appréciez pas le modeste – mais réel – talent du prolifique Henri Decoin et surtout si vous n’êtes pas, comme je le suis, absolument frappadingue du lumineux charme de Danielle Darrieux, ne vous donnez pas la peine d’arrêter un instant votre attention sur cette assez curieuse production franco-allemande, co-réalisée (le second réalisateur est un certain Herbert Selpin) à partir d’un mélodrame invraisemblable (eh oui ! pléonasme, je sais) d’un plumitif nommé Erich Ebermayer. (suite…)

L’arnaque

jeudi, mai 17th, 2007

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Délinquance astucieuse

J’avais vu, comme tout le monde, je pense, à l’époque cette Arnaque au cinéma et j’en avais été enchanté. La musique capricante y était bien sûr pour quelque chose, mais aussi une certaine façon élégante et distanciée de filmer l’Amérique de la Crise, de reproduire dans ce film de 1973 l’atmosphère des productions du début du cinéma, ne serait-ce que par les cartons, fort esthétiques, qui découpent le film et nomment les différentes étapes du scénario, ou par ces fondus en œil qui se referme (ça porte un nom technique qui m’échappe) si caractéristiques… (suite…)

Cyrano de Bergerac

mardi, mai 15th, 2007

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Un film qui ringardise le théâtre

1960 : sur l’unique chaîne de télévision de l’époque, il y a Cyrano de Bergerac !

À l’époque, comme on le voit dans de vieux nanars (regardez donc Paris chante toujours!), les heureux possesseurs d’un poste (en noir et blanc, bien sûr) s’offrent une rasade de popularité en invitant, certains soirs, des voisins choisis à s’entasser devant le poste. Gamin de 13 ans ami des Lettres et des Arts, j’ai à peu près facilement obtenu de la férule paternelle de veiller un peu tard (car ces cinq actes en vers – 2h40 – vont allègrement nous conduire à près de 11 heures et demie !) ; déjà le théâtre m’enquiquine, mais la télévision varie les angles, permet les gros plans, recueille les soupirs… c’est moins faux que la scène…

 

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