
Artificiel n’est pas factice !
On peut marquer sans mal, et même à juste titre, certaines limites du genre, celui de comédies musicales sans queue ni tête, aux scénarios indigents ou embrouillés, sans la moindre profondeur ni épaisseur, qui mettent en scène des mondes artificiels où tout s’arrange comme par enchantement, où tout est occasion de rire et de plaisir, où, finalement, la réalité n’a pas la moindre participation. On a parfaitement raison, mais je n’ai pas tort en regardant ce style comme un sous-genre important, néanmoins, dans l’histoire du cinéma : celui d’une quasi féerie, que certains esprits chagrins pourront bien considérer, avec quelque raison, pour un habile détournement des préoccupations sociales, après la grande crise de 1929. (suite…)