
Donen
, Bernstein
, Kelly, mais…
Sans doute est-ce ce délicieux mois d’avril… M’est venu un prurit de comédies musicales, dont je suis assez amateur sans être vraiment féru. (suite…)

Donen
, Bernstein
, Kelly, mais…
Sans doute est-ce ce délicieux mois d’avril… M’est venu un prurit de comédies musicales, dont je suis assez amateur sans être vraiment féru. (suite…)

Un film qui prend son temps
Notamment pour le charme de Geneviève Page
et pour l’encouragement enthousiaste de beaucoup
, je m’étais promis de voir ce film dont la bruissante et élogieuse renommée est notoire. Je l’ai vu hier ; oserai-je avouer que j’ai été un peu déçu ? Naturellement, le terme déception doit être pris au sens premier : La vie privée de Sherlock Holmes
est un bon, un très bon film, qui relègue derrière lui des dizaines d’oeuvres que j’ai pourtant regardées sans déplaisir ; mais c’est toujours pareil : quant on vous chante monts et merveilles sur quoi que ce soit, on s’attend à toucher l’Everest ; et quand ça n’est que le Kilimandjaro, ou même, quelquefois le Mont-Blanc, on a presque tendance à penser qu’on est resté au niveau de la mer… (suite…)
Sautet c’est toujours formidable !
On trouve dans Mado
tout ce qu’on aime chez Sautet
: des histoires construites, véridiques, profondes, faisant la plus petite part à l’anecdote, une façon de filmer plurielle qui sait s’attacher à tous les personnages, qui dessine au burin toutes les silhouettes, même celles des troisièmes ou quatrièmes rôles, les habituelles ambiances de bistrots et de pluie, toujours si réussies, une distribution formidable ; et c’est vrai aussi que dans Mado
, on trouve à peu près toutes les physionomies des Années Soixante-Dix, de Julien Guiomar à Michel Aumont
, de Jean Bouise
à André Falcon… (suite…)

L’aventure africaine
Les enfants lecteurs des années Cinquante (je ne dis pas les enfants sages) avaient à leur disposition un Trésor dont tous connaissaient la clef, c’est-à-dire le nom : La bibliothèque verte. C’est dans ces livres solides, de format pratique et de qualité variée que beaucoup d’entre nous avons pris le goût de la lecture ; il est vrai que lorsque le livre original était trop long, ou que certains épisodes étaient un peu lestes (les Dumas
, par exemple étaient de l’une et l’autre nature) l’éditeur élaguait sagement, pour ne pas lasser ou ne pas donner de mauvaises idées aux calmes bambins que nous étions. (suite…)

Agréablement imprévisible
Je pensais, en regardant ça, tomber sur un agréable nanard des années Cinquante, que sauverait – à mes seuls yeux – la bienveillance habituelle que je déploie à qui mieux-mieux pour les œuvrettes françaises de cette période ; en d’autres termes, je ne voyais pas trop qui ça pouvait intéresser, à part les fondus de mon genre. Eh bien, j’ai, dès les premières images, été agréablement surpris par l’intéressant cynisme de l’anecdote et la (relative) imprévisibilité du scénario. (suite…)

Le plus beau film de cape et d’épée du monde !
Je m’étais trouvé plutôt gonflé, il y a deux ans et demi, en déposant le message initial de ce fil de discussion, et en attribuant 5/6 à un film que j’avais vu cinquante ans auparavant, dans tout l’émerveillement qu’un petit garçon pouvait alors ressentir devant le grand Technicolor, le rythme, le mouvement, les décors fastueux, les costumes sublimes, la beauté des acteurs et des actrices. (suite…)

Virtuosité technique
Fervent amateur de Duvivier
, je n’ai guère retenu sa patte, hors dans la virtuosité technique toujours aussi éblouissante (les scènes du Mardi Gras, dans la première histoire) et l’attention extrême donnée aux cadrages et aux atmosphères.
Les acteurs sont plus que convenables, mais hors Edward G. Robinson
et, naturellement Charles Boyer
(ici bien mièvre), je ne les connais guère ; j’ai trouvé toutefois Barbara Stanwyck
très belle. (suite…)

Criant de crudité !
Alléché par la qualité d’originalité et de mise en scène du récent Apocalypto
, j’ai voulu voir à quoi ressemblait ce premier film de Mel Gibson
, dont les Oscars paraissaient avoir fait grand état, et, pour trois francs, six sous (je ne vais tout de même pas me mettre à jargonner en euros pour une histoire qui se passe au début du 14ème siècle, non ?), pour quatre maravédis, donc, je me suis procuré Braveheart
. (suite…)

Le Roi Lear du prolétariat
L’histoire est assez larmoyante et l’anecdote convenue ; le cinéma populiste vivait là ses derniers feux… Mais il est vrai que le populo existait encore, les ouvriers en casquette, les p’tits gars bien d’chez nous, les bistrots à sciure, et la Cipale – la piste cycliste municipale de Vincennes -.Et rien que pour avoir le plaisir de revoir Jean Gabin
, juché à l’envers sur une chaise, mimer un sprint fougueux et triomphal, l’édition de Rue des prairies
vaut le coup…
Le charme de ces films archiconnus, vus dix fois, et dix fois appréciés, c’est qu’à la longue, ils en arrivent à rendre tous leurs sucs et – sinon tous leurs mystères, on ne va pas aller jusque là, du moins toutes leurs arrière-pensées…

Cocteau l’ennuyeux
Que je sois clair : c’est pour Melville
et non pas pour Cocteau
que j’ai acheté le coffret DVD, présenté avec un luxe de suppléments qui m’ont tous paru plus inintéressants les uns que les autres, voués jusqu’à la complaisance, jusqu’à l’adulation à la célébration du poète…
J’admets bien volontiers que Cocteau
était un touche-à-tout de génie, dessinateur, céramiste, romancier, cinéaste, poète donc et qu’il devait être assez fascinant à approcher ; je ne suis pas persuadé pour autant que ses multiples talents donnaient quelque chose de bien cohérent, et surtout de bien intense. S’il n’avait pas fait partie de toute l’aventure artistique de la première moitié du siècle dernier, s’il n’avait pas mis sur le devant de la scène ses sulfureuses amours avec Raymond Radiguet ou Jean Marais
, je doute même qu’il aurait, dans l’histoire intellectuelle, une place significative…