Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Les affranchis

samedi, novembre 11th, 2006

Je n’ai jamais voulu être un gangster

J’ai, tout à l’heure regardé ces affranchis dont je ne connaissais rien. Qu’en dire ? C’est bien et je ne suis nullement déçu d’avoir passé là deux heures et demie de mon après-midi ! Malgré la durée du film, sans doute un peu excessive, on ne s’y ennuie pas une seule seconde, tant c’est brillamment conté. (suite…)

Sous le ciel de Paris

samedi, novembre 11th, 2006

Triste et drôle comme la vie…

Plusieurs fois annoncée, la réédition de ce bon film du grand Julien Duvivier vient enfin d’arriver dans les bacs (et comme René Chateau fait, depuis quelque temps, des progrès – image et chapitrage – ce retard a été un mal pour un bien). Mon souvenir était un peu vague (je suis assez honteux d’avoir confondu les personnages de l’interne en médecine qui a le trac – Daniel Ivernel et celui du sculpteur/serial killer – Raymond Hermantier) mais je n’ai pas été déçu devant la qualité d’un film qui, s’il demeurera une œuvre mineure de son auteur est tout de même excellent et passionnant.

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Papa, Maman, ma femme et moi

vendredi, novembre 10th, 2006

La classification des cryptogames.

C’est au 14 rue Girardon, à Montmartre, que Jean-Paul Le Chanois a logé la famille Langlois de ses deux films, Papa, Maman, la bonne et moi et sa suite, Papa, Maman, ma femme et moi (faut-il vraiment préciser aux jeunes générations qui ne connaissent pas ce délicieux duo que, au fil du récit, la bonne est devenue ma femme ?). Rue Girardon, dans un haut immeuble à vue exceptionnelle sur Paris, rue Girardon où (me souffle Wikipédia), Louis-Ferdinand Céline a habité, où Jean Renoir est né, rue Girardon qui longe la place Marcel Aymé et le Moulin de la Galette et croise la place Dalida

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Papa, maman, la bonne et moi

jeudi, novembre 9th, 2006

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Le début des Trente glorieuses

Douce euphorie des histoires heureuses !   »Histoire heureuse« , et j’y tiens, parce que  cette saga familiale ((saga, puisqu’il faut ajouter à Papa, maman, la bonne et moi  – 1954 – sa directe suite, Papa, maman, ma femme et moi – 1956 – ), que nous pouvons considérer avec le même regard bienveillant est délicieuse, mais il faut l’examiner dans son environnement sociologique  (c’est-à-dire sur son véritable et exclusif intérêt archéologique, aujourd’hui).

Tout le ressort du film est dans la formidable expansion économique qui accompagne alors la France depuis dix ans et qui fait précisément nourrir des envies et des espérances qui étaient inimaginables à la veille de la Guerre : ce qui est en premier lieu la cause de la crise du logement – sur quoi s’appuient les deux films – c’est, naturellement en premier lieu le baby-boom, mais aussi le désir de la génération montante d’accéder au confort (appartements plus spacieux, plus hygiéniques, plus clairs) et de décohabiter avec la génération précédente. La promiscuité que l’on peut noter, c’est encore – mais de moins en moins – la norme dans la petite bourgeoisie, et ça le restera encore au moins deux décennies à la campagne  (voir Farrebique !) (suite…)

Le pigeon

mardi, novembre 7th, 2006

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Beati pauperes spiritu

Depuis que le cinéma existe s’est créé un riche sous-genre où la précision horlogère le dispute à l’exploit individuel, dès qu’il s’agit de rapporter la grosse galette, les plans secrets du sous-marin ou les preuves de la culpabilité du traître. Cela consiste à s’introduire, par des moyens ingénieux, quelquefois rocambolesques dans le coeur même du coffre fort (aux sens propre ou figuré, bien sûr) et de pouvoir en ressortir sans trop attirer l’attention. (suite…)

La baie sanglante

dimanche, novembre 5th, 2006

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Cadavres exquis

Si j’ai bien compté, il y a, durant les 90 minutes de ce film, pas moins de douze assassinats, ce qui nous place dans une honnête moyenne, d’autant qu’à part deux d’entre eux, les meurtres ne sont pas « collectifs », si je puis dire, mais ont tous leur individualité et – on peut l’écrire ! – leur charme particulier. (suite…)

Atlantic City

dimanche, novembre 5th, 2006

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Un coin où se brisent les rêves

Louis Malle est un cinéaste tellement décontenançant, qui virevolte, sans apparente continuité logique entre les thèmes, les sujets, les atmosphères, les périodes, que j’avais laissé passer en son temps Atlantic City, après avoir été très déçu, et même un peu davantage par La petite. (suite…)

Gueule d’amour

dimanche, novembre 5th, 2006

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L’homme démoli

Mon 5 n’est pas loin de valoir 6 et, si j’étais plus équitable qu’impulsif, ma note serait plus haute, parce que Gueule d’amour est vraiment un film magnifique, superbement réalisé, avec des trouvailles qui font vraiment regretter que Grémillon ait si peu tourné. (suite…)

Porte des Lilas

samedi, novembre 4th, 2006

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Au bois d’mon cœur

Pour une fois, René Chateau n’a pas fait du mauvais travail (il y a même un chapitrage ! ce forban nous en privait depuis quelques années, et la copie me semble bonne !) et je viens de revoir avec beaucoup de plaisir ce film que je mythifiais un peu, mais qui n’est pas du tout décevant… (suite…)

Que la fête commence

mardi, octobre 31st, 2006

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L’angoisse du Pouvoir

Si on ne remerciera jamais assez Tavernier pour avoir (presque) remis le cinéma français sur ses rails après les billevesées et les coquecigrues de la Nouvelle Vague, on doit aussi admettre qu’il s’est appuyé sur des recettes éprouvées : des scénarios solides, préparés avec gourmandise par un des maîtres de la  Qualité française, Jean Aurenche et une distribution éclatante, pleine de trognes pittoresques et de seconds rôles de qualité ! Je viens d’ailleurs de m’apercevoir, en consultant
la distribution qu’il avait mis la main, dans Que la fête commence, sur quelques uns de ceux qui allaient faire leur trou dans le cinéma français après 1975 : Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte (celui-ci absolument remarquable en comte de Horn, parfait salopard – c’est le voleur et assassin qui chauffe à blanc une pièce pour la donner en aumône à un mendiant aveugle, celui que le Régent ne graciera pas -). (suite…)