Un DVD de grande qualité vient de sortir (avec un commentaire audio du réalisateur, Patrice Leconte
, que je me fais une joie d’entendre bientôt tant celui-ci analyse avec justesse et sans complaisance ses œuvres). Le disque est d’une grande qualité technique, ce qui permet de mieux remarquer le jeu subtil et intelligent sur l’ombre et la lumière, sur des gradations de couleurs, éclairage que j’avais oublié. (suite…)
Archive for the ‘Chroniques de films’ Category
Monsieur Hire
dimanche, octobre 1st, 2006Chiens perdus sans collier
dimanche, octobre 1st, 2006
Sans désespérance
Jean Delannoy
est un cinéaste sans génie, mais souvent sensible et efficace ; Chiens perdus sans collier
est de cette veine-là, touchant un sujet qui, lors de la sortie du roman de Gilbert Cesbron n’avait guère été effleuré avec la touche d’humanité, de sensibilité, qui caractérise l’écrivain. (On trouve, dans la collection Bouquins chez Robert Laffont, un fort volume qui comprend quatre de ses romans majeurs, Chiens perdus, donc, mais aussi Notre prison est un Royaume – magnifique, sur la vie d’un lycée -, Les Saints vont en enfer – sur les prêtres ouvriers et Il est plus tard que tu ne penses – un couple face au cancer -). (suite…)
Pension Mimosas
dimanche, octobre 1st, 2006
Quel dommage !
Quel dommage, quel dommage, que le DVD qui m’a permis de découvrir cette Pension Mimosas
, infiniment moins notoire que La kermesse héroïque
du même Jacques Feyder
, quel dommage donc, que le DVD soit une galette infâme, à l’image déchirée, et au son parfois inaudible ! (suite…)
La traversée de Paris
dimanche, octobre 1st, 2006
Mieux vaut être riche et bien portant que…
Eh oui, les amis, La traversée de Paris
est un de ces grands chefs-d’œuvre noirs, vraiment noirs d’Autant-Lara
! (suite…)
Emmanuelle
jeudi, septembre 28th, 2006Philosophie à deux balles !
Que l’on puisse trouver Sylvia Kristel
gironde et alléchante n’est pas inconcevable, mais que l’on puisse attacher la moindre importance à cette philosophie à deux balles de la jouissance sans entraves et de la prétendue libération sexuelle plus de trente ans après la sortie du film est confondant ! (suite…)
Ben-Hur
mercredi, septembre 27th, 2006
Belle grande machine !
En plaçant le débat aux jours lumineux de la fin de l’enfance et qu’il semble qu’on puisse y prendre du plaisir
, je vais peut-être me laisser tenter à revoir ce Ben-Hur…
Parce que, si, à l’époque, en 59 ou 60, quand j’ai vu cette grosse machine, elle m’avait bien plu elle ne m’avait pas vraiment emballé, comme au contraire l’avaient fait Les Dix commandements
, par exemple quelques années auparavant. (suite…)
Blanche-Neige
mardi, septembre 26th, 2006
Une histoire éternelle
Il me semble impossible de ne pas faire figurer, dans la liste de mes films préférés (dite L’immarcescible) un de ces dessins animés de Walt Disney
que des générations et des générations de bambins ont traîné voir des parents émerveillés. (suite…)
Evil dead
lundi, septembre 25th, 2006
Il faut de tout pour l’amateur !
Je suis bien capable d’avoir écrit, sur le fil du Projet Blair witch
, qu’une des forces de ce film était, par un art de l’ellipse remarquable, de pouvoir créer le malaise, puis l’angoisse, puis la terreur par une sécheresse et une retenue d’expression qui tranchent dans le paysage du film d’épouvante d’aujourd’hui. (suite…)
Le repos du guerrier
mardi, septembre 19th, 2006
Belle et interdite
Je rejoins entièrement ceux qui reniflent à cette sulfureuse nostalgie, à deux pédantes nuances près : l’auteur du Repos du guerrier
est Christiane Rochefort – sans particule – et j’ai bien l’impression, quasiment la certitude qu’en 1962, date de sortie du film, l’interdiction – unique – était aux mineurs de 16 ans ; quelque temps après, deux ou trois ans peut-être, a été instituée une double interdiction, 13 et 18 ans ; ce serait amusant de vérifier, mais je ne sais où ; je doute que le site du CNC comporte des renseignements de cet ordre qui n’ont, d’ailleurs qu’une importance relative. (suite…)
Marie-Antoinette
mardi, septembre 19th, 2006
Un peu d’histoire
Il faut que je réagisse un peu sur certaines appréciations, qui proviennent de certains critiques de cinéma, qui semblent oublier qu’en matière historique, l’anachronisme est moins dans le nombre de boutons de culotte de la tenue d’un Garde-française que dans l’envie de plaquer nos habitudes de pensée sur des préoccupations que nous ne pouvons pas saisir ; c’est ainsi que Louis Pauwels disait fort justement que, si un chevalier du haut Moyen Âge était précipité à notre époque, il serait sûrement moins étonné de l’existence de l’arme atomique que du fait que l’on ne s’en serve pas pour délivrer le Saint-Sépulcre des Infidèles. (suite…)

