Premier film qui n’est pas dénué de maladresses, notamment par un rythme un peu lent, quelquefois, et, ça et là, des bribes de textes un peu trop écrits (le propos initial du Professeur Labrousse exposant le cas d’Antonin, qui aurait gagné à être prononcé en voix off), ainsi que le jeu de temps à autre trop frémissant d’Antonin (Gregori Derangère
), mais film intéressant, très bien photographié, doté d’une musique superbe. (suite…)
Archive for the ‘Chroniques de films’ Category
Les fragments d’Antonin
mardi, juillet 4th, 2006La malédiction
mardi, juillet 4th, 2006
Alors que Rosemary’s baby
présente une secte d’adorateurs du Malin presque débonnaire et tranquille, La malédiction
ouvre la porte sur de vrais satanistes conscients, organisés, déterminés. On lit dans leurs yeux leur Foi sombre, leur absolue volonté de hâter, de permettre le règne de l’Antéchrist, et leur totale indifférence au sort des autres, et à leur propre sort ; d’où quelques personnages dont on se souvient durablement, comme Mrs. Baylock, la nurse hallucinante (Billie Whitelaw
), mais aussi ces prêtres apostats, collaborateurs occasionnels du Démon, repentis et terrorisés, mais incapables d’en quitter l’emprise ; d’où ce climat de conspiration et d’inquiétude perpétuelles présent tout au long du film, dans le parc ravagé par la soudaine tempête, dans le cimetière italien assiégé par les molosses, dans les ruelles poisseuses de Terre Sainte, qui recèlent le secret de Damien Thorn (Harvey Stephens). (suite…)
Forrest Gump
mardi, juin 27th, 2006
Bon film et bons sentiments
On ne fait, certes, jamais de bonne littérature ou de bon cinéma avec de bons sentiments, mais il arrive que cette règle ne soit pas tout à fait absolue et qu’on puisse ne pas verser dans le pathos larmoyant en se tenant à la juste ligne de crête. (suite…)
Un poisson nommé Wanda
lundi, juin 26th, 2006
Délices britanniques
Merveille de comédie déjantée, qui manie avec subtilité et sens du délire un scénario délicieusement invraisemblable, des répliques-culte, une distribution idéale, un rythme effréné et – on l’a moins dit – une musique pleine de charme et de gaieté. (suite…)
La femme de l’aviateur
dimanche, juin 25th, 2006Bonjour sourire !
dimanche, juin 18th, 2006Nos actes nous suivent !, dit l’Ecclésiaste et j’ai cédé à de mauvais démons, à la fois pour compléter ma collection des films de Claude Sautet
– que j’admire de plus en plus – et parce que, vieil adepte des nanards franchouillards des années Cinquante, je me disais que je trouverais dans ce Bonjour sourire
quelque chose d’un peu identique au charmant Paris chante toujours
de Pierre Montazel. (suite…)
Mourir à Madrid
dimanche, juin 18th, 2006
Et sur les chemins secs et roux…
Les guerres civiles sont à la fois les plus absurdes des guerres, puisqu’on y massacre voisins, frères et cousins, et les plus logiques, puisqu’on sait généralement assez précisément sur qui on tire et pourquoi on déteste le type d’en face, ce qui est rarement le cas quand la Valachie affronte la Suède ou le Brésil, la Malaisie… (suite…)
L’Exorciste
vendredi, juin 16th, 2006
Satan existe, au cas où vous l’ignoreriez.
Ce qui intéressant, avec Satan, c’est que sa grande force consiste à faire croire qu’il n’existe pas, comme disait je ne sais plus qui, alors qu’il est si évidemment présent dans tous les replis de notre monde et qu’il resurgit périodiquement en se gaussant bien de ceux qui avaient pu croire qu’il faisait partie des vieilles lunes, entre les sabbats de sorcières sur leur balai et les élucubrations alchimistes. (suite…)
West side story
vendredi, juin 16th, 2006En 1961, à quatorze ans, lorsque j’ai vu cet immense film à sa sortie, j’avais déjà usé pas mal de fonds de culotte dans les salles obscures et ingurgité un peu de tout, ce qui allait des charmants nanars, du type A pied, à cheval et en voiture dont je me suis fait ici l’apologiste quasi-exclusif aux oeuvres ambitieuses à costumes, du type Senso que je soupçonne de m’avoir dégoûté à tout jamais du maniérisme de Visconti. En d’autres termes, le cinéma n’était qu’une distraction que j’avalais boulimiquement et, alors même que je commençais à éclaircir mes choix littéraires, je me gavais d’absolument n’importe quoi en matière de Septième Art. (suite…)
Soleil trompeur
jeudi, juin 15th, 2006
La Russie martyre
L’environnement historique du film – qui n’est pas forcément bien connu en France – est celui pendant laquelle l’Union Soviétique s’est complétement fermée aux influences extérieures, pour s’instituer en phare révolutionnaire, en Contre-Église à quoi des millions d’existence ont été sacrifiées et tant d’espérances fauchées.
(suite…)


Un Rohmer bien moyen
