Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Au delà des grilles

dimanche, juin 11th, 2006

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Grand film méconnu

J’ai regardé hier cet Au-delà des grilles ; c’est bien, très bien, même et je le recommande, d’autant que c’est une curieuse époque dans la carrière de Gabin : en 1949, ce n’est plus l’immense vedette d’avant-guerre (Le jour se lève – 1939 – date déjà de dix ans) et il va encore attendre plusieurs années avant de revenir au premier plan (Touchez pas au grisbi – 1954 -), vieilli, mûri, prêt pour tous les rôles. (suite…)

Chéri-Bibi

mardi, juin 6th, 2006

Les cages flottantes

Étrange film, d’un étrange réalisateur, sur une étrange histoire ! (suite…)

Hatari !

lundi, juin 5th, 2006

L’Afrique rêvée

Il existe des globe-trotters qui mettent inlassablement leur pas sur les cinq continents, sautant de l’Océanie à l’Amérique, découvrant le Bélouchistan, puis l’Islande, puis la Patagonie, sans lasser leurs yeux et leur imagination de toutes les merveilles que l’immensité de l’Univers offre à ceux qui le regardent.

Il y a ceux à qui plaît davantage leur petit Liré gaulois et qui se contentent et s’emplissent des paysages mille fois revus, dont ils connaissent chaque repli et chaque méandre. (suite…)

L’auberge rouge

samedi, juin 3rd, 2006

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Purement venimeux

Ah qu’ils sont mauvais, plus mauvais les uns que les autres ! Il n’y en a pas un pour racheter l’autre, comme disaient mes grands-mères ! Et, en plus d’être méchants, ils sont bêtes !

La fantastique galerie de salopards et de crétins qu’Autant-Lara réunit, sur le plateau glacé de l’auberge de Peyrebelle est tout de même d’une stupéfiante intensité ! (suite…)

La mélodie du bonheur

vendredi, juin 2nd, 2006

B00005RJHW.08.LZZZZZZZLe cœur frais de l’Europe

Certes, la gentillesse, la bonne éducation, les happy ends, les enfants bien élevés et les disciplines fermes (mais justes !) ne sont pas nécessaires à la confection des bons films ; je pense plutôt, d’habitude, que nous ne vivons pas dans un monde conçu par Walt Disney et je partage assez l’avis de Jules Romains (dans Comparutions, tome 24 des « Hommes de bonne volonté« , tas d’ignares !) : Celui qui n’ose pas, de temps en temps, penser avec calme une chose affreuse ne sera jamais à tu et à toi avec la nature humaine. (suite…)

Johnny got his gun

vendredi, juin 2nd, 2006

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La dignité humaine

Votre vieil oncle Impétueux va vous faire une de ces confidences qu’on n’adresse qu’aux vrais amis en qui on a confiance : il a été élevé plutôt dans le culte de l’héroïsme, du sacrifice, du drapeau qui flotte jusqu’au dernier jour sur l’Alcazar (que ceux qui ne comprennent pas cette allusion m’écrivent : je la leur expliquerai, la larme encore prête à jaillir !) et enfin, bref, de toute une exaltation guerrière qui lui paraissait le comble de la beauté et de la grandeur. (suite…)

Crésus

mercredi, mai 31st, 2006

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Jean Giono… mais aussi Fernandel

Que dire, sur le seul film réalisé par l’immense Jean Giono, un des trois ou quatre plus grands écrivains français du siècle ? Il y a là-dedans à la fois l’apparence de nostalgie des utopies gioniennes de l’avant-guerre (le plus bel exemple, en termes romanesques,est Que ma joie demeure mais Giono a fait mieux – ou pire – dans un paquet d’essais rêveurs et sublimes qui ont abouti à la petite communauté libertaire du Contadour et, du fait de son pacifisme intégral l’ont conduit à la prison, pour défaitisme en 1939) et la vision âpre, amère, sarcastique et effrayée des années d’après-guerre ; parce qu’à la Libération Giono, cette fois aussi, a fait de la prison, pour prétendue collaboration, parce que son pacifisme s’est mal accommodé du résistantialisme officiel, bien qu’il ait couru de sacrés risques en hébergeant des Juifs dans des maisons et des fermes qui lui appartenaient … (suite…)

Caligula

lundi, mai 29th, 2006

Étrange porno intelligent

Que dire d’un film qui mêle habilement (mais trop longuement) un grand souci de vérité historique, des décors superbes et inventifs (et c’est normal, c’est Danilo Donati, qui a travaillé pour Pasolini et Fellini pour son Satyricon -), un montage virtuose (Nino Baragli, monteur de Sergio Leone), des acteurs de tout premier plan – Malcolm McDowell, tout juste sorti d’Orange mécanique, dans le rôle-titre, mais aussi Peter O’Toole en Tibère, sir John Gielgud, la superbe et vénéneuse Helen Mirren, d’Excalibur et du Cuisinier, voleur, etc., des préoccupations graves et des considérations profondes sur Pouvoir et Tyrannie…et des scènes délibérément pornographiques (à actes « non simulés » comme on dit dans les revues sages) ? (suite…)

Après la vie

lundi, mai 29th, 2006

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Poisseux ; remarquable

Si c’est un soupçon moins bien que Cavale, thriller politique et dense, haletant de bout en bout, et pièce centrale de la trilogie de Lucas Belvaux, cet Après la vie aux tonalités graves, souvent désespérantes, c’est tout de même rudement passionnant et ça couronne précisément une démarche longuement, subtilement conçue, qui ne tombe jamais dans la démonstration. (suite…)

Un couple épatant

lundi, mai 29th, 2006

Le maillon faible.

J’ai déjà notablement glosé sur l’intérêt exceptionnel de la Trilogie de Lucas Belvaux, Un couple épatant/Cavale/Après la vie, que l’on peut voir dans l’ordre que l’on veut, ou en faisant confiance au hasard, puisque les histoires racontées s’entrecroisent, se chevauchent, s’entrecoupent de façon si intelligente et si habile qu’on peut les aborder par n’importe quel biais. Ce sont des histoires parallèles qui parviennent à se toucher. Je sais l’apparente absurdité de la comparaison, mais je note que c’est exactement ce qui nous arrive tous les jours : on se côtoie dans le métro ; on se salue d’un Bonjour indifférent au bureau avec des quasi-inconnus ; on échange trois mots aimables avec ses voisins de palier : et qu’est-ce qui se passe après, pour les autres ? (suite…)