Archive for the ‘Non classé’ Category

Monseigneur

jeudi, novembre 5th, 2020

Le rêve passe.

Il y avait bien longtemps que je n’avais pris autant de plaisir devant un de ces nanards français, un de ces petits films bien de chez nous qui étaient à l’affiche des petites salles de quartier et qui réunissaient, les samedis soirs, un public populaire qui ne demandait qu’à se détendre. Tout cela avant de rentrer dans son cinquième étage sans ascenseur ni commodités, les toilettes étant, comme de juste, sur le palier. Voilà, dans Monseigneur, la conjonction filmée très réussie du brave petit populo parisien, volontiers révolutionnaire, grognon mais bon vivant et de la haute société qui, en 1949, existe encore un peu dans son apparat figé, sédimenté mais civilisé et extrêmement bien élevé. (suite…)

Piège de cristal

mardi, octobre 20th, 2020

Chauds, les glaçons !

On sait bien, parce que c’est évident et que c’est la loi du genre, qu’à la fin tout va s’arranger et que John McClane (Bruce Willis) triomphera des méchants et fera triompher le Bien. Mais ce qui est très bien c’est qu’on se demande vraiment comment il va faire et quels sortilèges il devra employer pour mettre en l’air l’entreprise subtile et sanglante de Hans Grüber (Alan Rickman) de s’emparer de 640 millions de dollars benoîtement enfermés dans le coffre d’une entreprise multinationale. Sortilèges n’est d’ailleurs sûrement pas le mot adéquat, puisque McLane est d’emblée présenté comme un petit policier honnête, cabochard, grognon ; presque, pourrait-on dire, limité. Rien en lui d’un superman, d’un héros de légende volant au secours de la veuve et de l’orphelin, ou sauvant le monde à ses moments perdus.

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Les adieux à la Reine

mercredi, mars 20th, 2013

À la merveille.

Pour moi qui pense que Versailles est le plus beau palais du monde, l’expression parfaite du génie français, j’ai regardé avec intérêt cette exploration des splendeurs et des coulisses de notre trésor national. Et c’est filmé avec goût, justesse, qualité, ça montre assez bien ce qu’on pourrait appeler la tuyauterie du château, cette espèce de grand décor de théâtre qu’avait voulu Louis XIV pour y retenir (autant dire pour y emprisonner), la folle noblesse du Royaume, dont il avait eu si peur et qu’il avait tant détestée durant la Fronde. (suite…)