Les aventuriers de l’Arche perdue

Merveilleux parfum d’enfance.

Les enfants sages qui ont beaucoup lu et beaucoup rêvé, avant leur quinzième année, dans les livres de Jules Verne, de H. Rider Haggard , de Ruydard Kipling, de James Olivier Curwood, de bien d’autres sont restés longtemps orphelins de leur jeunesse.

Orphelins jusqu’à ce que ce qu’ils n’avaient pas même espéré jadis prenne forme et que les histoires fantastiques et délicieusement terrifiantes de leurs veillées prennent forme.

Fallait voir, en 1981, l’émerveillement des spectateurs sortant des salles ! Tous avaient dans les yeux cette lueur tendre et reconnaissante pour un cinéaste qui venait de leur redonner ce bonheur simple.Le premier des trois opus me paraît peu contestablement le meilleur et pas seulement parce qu’il était le premier : aucune faille dans le rythme, personnages bien tranchés, bons vraiment bons, et méchants vraiment monstrueux, trouilles intenses (on a beaucoup parlé des serpents, qui ont vraiment donné les chocottes à toute une génération, mais la boule furieuse qui poursuit Indy pendant le pré-générique met immédiatement dans l’ambiance, aussi !)

Et puis Spielberg n’avait pas hésité dans la grandiloquence qui est un peu le passage obligé des contes de l’enfance : l’Arche d’Alliance, rien que ça ! Scotchés aux sièges, on se demandait jusqu’où irait son culot : jusqu’au bout, comme il fallait !

Bravo !

Et encore merci !

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