Archive for the ‘Chroniques de films’ Category

Pourvu que ce soit une fille !

dimanche, avril 9th, 2006

2i2iw44tHeureuse découverte…

Mais comment se fait-il que ce délicieux Monicelli tardif (1986) soit si peu connu ? Tout à l’heure, désireux de rentabiliser un peu mon décodeur TNT, sur la chaîne NT1 je tombe presque par hasard sur ce film en qui, dès l’abord, je retrouve immédiatement la qualité (presque) identique de l’auteur du Pigeon et de Mes chers amis !! (suite…)

Les trois font la paire

vendredi, avril 7th, 2006

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Réservé aux inconditionnels de Guitry

Si, selon Maurras « aucune origine n’est belle« , selon de Gaulle « la vieillesse est un naufrage » !

Cela pour dire que ce Guitry presque aussi tardif qu’Assassins et voleurs et sorti la même année 1957 qui fut aussi celle de la mort du maître n’est plus de la même farine que les grands films des Années Trente et Quarante, des Perles de la couronne à La Poison en passant par le Roman d’un tricheur, ni même des films historiques un peu lourds mais si aimables, de Si Versailles m’était conté à Napoléon. (suite…)

Monsieur Taxi

mercredi, mars 29th, 2006

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Le parfum du miroton

Charmant nanard voué à l’entière célébration du personnage de Michel Simon, râleur, grognon, sentimental, bon cœur et tutti quanti.

Un degré au dessous dans l’échelle sociale que les familles représentées dans À pied, à cheval et en voiture ou dans Papa, maman, la bonne et moi, le couple formé par Michel Simon, taxi, et Jane Marken, mère au foyer, est délicieux d’honnêteté et d’entente ; les péripéties pseudo-policières sont évidemment insignifiantes et convenues, mais ça n’a aucune espèce d’importance.

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En cas de malheur

mardi, mars 28th, 2006

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Ah, jeunesse !

Je n’ai pas beaucoup d’estime pour les qualités d’actrice de Brigitte Bardot, dont personne, pourtant ne peut aujourd’hui imaginer le mythe planétaire qu’elle a été ; son seul vrai bon rôle est dans La vérité de Clouzot, parce qu’elle est parfaitement adaptée au personnage et qu’étant tout, sauf une actrice, elle entre bien dans cette personnalité de paumée. Mais dans En cas de malheur, à un moindre degré toutefois, cette identification se reproduit ; j’ai écrit, sur un autre fil, mais à propos de même film que « ses moues crispantes et son ton de voix acidulé étaient tellement dans le rôle qu’elle y a moins de mérite » (d’être bonne) ; (je sais ! il n’est pas de bon goût de se citer ! je sais !!). (suite…)

Nous irons à Paris

dimanche, mars 26th, 2006

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Notre après-guerre

Alors donc, retour sur ce chef-d’œuvre du film bon enfant, Nous irons à Paris du brave Jean Boyer, qui eut un si beau succès que la même équipe récidiva deux ans plus tard avec un Nous irons à Monte-Carlo de moins bonne venue *

En 1950, la France commence à panser ses plaies et à voir pointer le retour à la normale : il n’y a plus de restrictions alimentaires, la prospérité économique est poussée par l’effort de reconstruction, l’Empire français est solide (on se bat bien un peu en Indochine, mais c’est loin). Et Ray Ventura et son orchestre sont revenus, qui étaient le symbole insouciant du pays d’avant-guerre, où l’on pouvait bien danser sur un volcan (Tout va très bien, Madame la Marquise ! est tout de même une histoire assez tragique!) mais où l’on pensait que le Français, né malin, saurait toujours s’en sortir et rouler Hitler dans la farine (Nous irons pendr’ notre linge sur la ligne Siegfried !) (suite…)

L’affaire des poisons

mardi, mars 21st, 2006

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Sujet en or, mais traitement médiocre…

Honnêtement, et malgré toute l’affection que je porte à Henri Decoin, c’est bien inférieur à ce que ça aurait pu être ! Car voilà tout de même un sujet en or, dont les ingrédients mêlent intrigues de cour, profanations, sacrifices humains, sexualité débridée et qui pourraient donner un film angoissant et sulfureux, surtout lorsque l’un des protagonistes principaux, l’abbé Guibourg, est joué par Paul Meurisse ! (suite…)

Corps à cœur

lundi, mars 20th, 2006

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Sensible, sentimental, sensuel…

Alors, un jour comme ça, au début des Années 80, je tombe tout à fait par hasard sur le film d’un type dont je n’avais jamais entendu parler, Paul Vecchiali. Ça commence pendant un concert, où l’on joue le Requiem de Gabriel Fauré, où un beau mec garagiste Pierrot (Nicolas Silberg) aimé des femmes, chéri des demoiselles – et qui le leur rend bien – avise, à quelques rangs de lui une femme mûre et distinguée, Jeanne-Michèle (Hélène Surgère), pharmacienne, qui lui tape immédiatement dans l’œil. (suite…)

Le chat

dimanche, mars 12th, 2006

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Bien sûr, si l’on n’a pas le moral…

Le pugnace défenseur que je suis, ou essaye d’être, du cinéma de Pierre Granier-Deferre rejoint avec plaisir la cohorte de ses admirateurs dans la célébration de ce chef d’œuvre ; il y a tout – et surtout de la tristesse – dans ce film ; la tristesse pesante mais aussi le désespoir devant les années enfuies et surtout les espoirs massacrés, il y a la grisaille des vies, si bien accentuée par la désespérance des banlieues, la qualité extrême de l’interprétation, y compris celle d’Annie Cordy, bien meilleure actrice qu’elle n’est chanteuse (on l’a vue excellente, à a même époque, à peu près dans Le passager de la pluie…) (suite…)

La Chartreuse de Parme

mardi, février 28th, 2006

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C’est bien moyen !

La gageure d’adapter une œuvre aussi célèbre et aussi complexe n’est pas mal tenue par le bon Christian-Jaque et, malgré sa longueur – 2h45 – le film se laisse voir très agréablement. L’adaptation est de Pierre Véry, qui avait déjà fourni à Christian Jaque les scénarios des Disparus de Saint-Agil et de L’assassinat du Père Noël ; on voit par là que les équipes, à cette époque, demeuraient soudées ! (suite…)

Lacombe Lucien

lundi, février 27th, 2006

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Brève vie d’un jeune homme ordinaire

Un homme d’esprit a écrit : »Je me suis toujours demandé s’il n’y entrait pas une part d’embarras, de gêne – commune aux communistes et aux gaullistes – de voir à l’écran cette « France profonde » tellement profonde que c’en est à s’arracher les cheveux » ; il y a de ça, sûrement, et beaucoup, mais, pour avoir suivi dès l’origine l’itinéraire de Patrick Modiano – dont le succès a été éclatant, dès la parution de « La place de l’étoile » (il n’avait que 22 ans), je crois qu’il y a encore davantage : il y a un discours complexe sur une réalité complexe. (suite…)