Muriel, comme tout ce qu’a fait le plus emmerdant cinéaste de la Nouvelle vague, le bonnet-de-nuit Alain Resnais, l’homme du prêt-à-penser lyophilisé et de la prise de conscience accablante comme une pluie de novembre dans la Creuse (le plus moche des départements français) est un film d’une prétention presque égale à la fumisterie de L’année dernière à Marienbad. (suite…)
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Muriel ou le temps d’un retour
samedi, avril 11th, 2015Elle cause plus… elle flingue !
vendredi, avril 10th, 2015L’abomination de la désolation.
Sur Michel Audiard réalisateur, que dire ? comme tous les amateurs de ses dialogues étincelants, je me suis précipité sur Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, sorti en 1968, c’est-à-dire à une époque où les remugles de la Nouvelle vague empuantissaient encore le cinéma français et où un titre aussi cruellement franchouillard nous laissait espérer des merveilles de goguenardise. (suite…)
Un homme idéal
samedi, avril 4th, 2015Voilà ce que c’est que de succomber, par pur esprit d’une économie mal comprise, aux avances de la caissière du cinéma ! Elle vous propose d’un air doucereux d’acheter un pack de cinq tickets, sous prétexte qu’ainsi, chaque séance vous reviendra moins cher. Ébloui, vous cédez à la perspective de la bonne affaire. Au moment où vous faites l’emplette, la durée de péremption de vos tickets vous paraît très suffisante. Les semaines passent et vous vous apercevez que vous n’avez plus que quelques jours pour utiliser votre virtuel magot. (suite…)
La nuit du chasseur
vendredi, avril 3rd, 2015Le loup, la gourde et les deux agneaux.
Comme j’ai découvert tardivement La nuit du chasseur, il y a seulement douze ou quinze ans, sur la foi enthousiaste de quelqu’un qui m’est cher, j’avais, comme il est souvent de règle en ce cas, été plutôt déçu par l’unique réalisation de Charles Laughton, m’attendant à plus angoissant et plus cruel. Et ma déception devait tenir aussi à la mauvaise impression causée par les dernières séquences que tout le monde, j’ai l’impression, s’accorde à voir ratées et même un peu ridicules. (suite…)
Dogville
mercredi, avril 1st, 2015Pendant presque toute la première heure du film – qui en compte tout de même trois – j’ai irrésistiblement songé au plus grand roman d’avant-guerre de Jean Giono, Que ma joie demeure où un inconnu, Bobi, arrive sans apparente raison dans une communauté villageoise d’un plateau perdu loin du monde et y apporte le goût et le sens de l’inutile, c’est-à-dire de la beauté, par toute la force d’une parole nouvelle.
58 minutes pour vivre
mardi, mars 31st, 2015Il serait bien difficile, sauf à vivre dans un ermitage tibétain ou une clairière amazonienne, de prétendre qu’on n’a jamais vu le personnage de John McClane sauver le monde. La série – la franchise ? – qui compte désormais cinq films a été tant et tant de fois diffusée, sur une myriade de chaînes de télévision et elle compte tant d’images spectaculaires que tout un chacun s’est déjà laissé prendre à l’un ou l’autre numéro de la série. (suite…)
La vie de château
lundi, mars 30th, 2015Que Louis Malle ait écrit Tant de grâce et tant de précision dans un premier film, on peut y voir un miracle lors de la sortie de cette Vie de château
est-il vraiment étonnant ? (suite…)
Scarface
lundi, mars 30th, 2015La première moitié du film – et même presque les deux premiers tiers – où une misérable petite racaille effectue une remarquable ascension dans le monde pourri de la haute criminalité de la drogue et s’installe au sommet est tout à fait remarquable. Cette petite racaille a été évacuée de Cuba par Fidel Castro qui s’est ainsi débarrassé ainsi à bon compte de bouches inutiles (suite…)
Man of the year
samedi, mars 28th, 2015Malgré les grimaces excessives et les gambades débridées de Robin Williams et l’abondance de plaisanteries insanes graveleuses, Man of the year est un film qui ne manque pas d’intérêt. Un peu foutraque et mené paresseusement, certes, par Barry Levinson, mais plein de sujets alléchants. (suite…)
Un monde parfait
jeudi, mars 26th, 2015On a tellement parlé de Clint Eastwood à propos d’American sniper, qui ne vaut pourtant pas grand chose, que je me suis un peu renseigné sur lui et j’ai découvert avec effarement qu’il bénéficiait sur Wikipédia d’une page de longueur inhabituelle et qu’il avait tourné déjà 34 films. Je ne l’avais bien en tête que comme interprète des premiers westerns de Sergio Leone et ne me souvenais pas vraiment de lui comme réalisateur. (suite…)