Archive for the ‘Non classé’ Category

L’oiseau moqueur

dimanche, août 13th, 2017

La guerre civile.

Premier segment (ou deuxième ; la chose n’a pas grande importance), avec Chickamauga et La rivière du hibou des trois métrages d’une demi-heure qui adaptent, sous le nom de Au cœur de la vie, des récits d’Ambrose Bierce consacrés à la guerre de Sécession, voici L’oiseau moqueur. Trois récits marqués par la cruauté et le rêve, celui-ci un peu davantage inscrit dans une anecdote qui n’est pas très convaincante : un soldat nordiste qui, lors d’une nuit de garde a tiré sur une silhouette furtive et a ainsi tué le frère dont il avait jadis été séparé depuis la mort de leur mère et qui combattait dans les rangs sudistes. Ce point est un peu le pont-aux-ânes mélodramatique des guerres civiles. (suite…)

mardi, juillet 25th, 2017

L’araignée n’est plus dans le placard !

Les histoires de bestioles devenues géantes et agressives à la suite de mille causes, naturelles ou humaines sont un terreau assez riche du cinéma de terreur, mais d’une épaisseur tout de même assez limitée : une fois que la créature gigantesque s’est révélée, a démoli quelques immeubles et zigouillé quelques personnages, on ne sait plus trop qu’en faire et l’intérêt ne se porte plus que sur la façon dont on va s’en débarrasser ; on me dira, avec quelque pertinence que c’est, d’une façon générale, le cas des films où des créatures malfaisantes – vampires, goules, lamies, sorcières, voire tueurs en série – s’attaquent aux braves gens, en déciment quelques uns et en terrorisent des quantités, mais ces derniers films comportent le plus souvent un épice supplémentaire : le Mal et ses perversions. Alors qu’avec les animaux, fussent-ils les plus affreux ou les plus répugnants, on n’est que dans une sorte de processus naturel, les bêtes se contentant le plus souvent d’agir comme leur nature ou leur corpulence nouvelle le leur prescrit (j’espère, sans en être certain, avoir été clair). (suite…)

Les reines du ring

lundi, juin 26th, 2017

Il y a bien trop d’argent dans le cinéma français.

Quatre caissières d’un supermarché d’un coin déshérité du Nord de la France qui décident de mettre un peu de soleil dans un quotidien terne, ça ne vous fait pas penser à cinq ouvriers laissés pour compte du Nord de l’Angleterre qui créent un groupe de stripteaseurs ? Même si les quatre caissières ne sont pas au chômage, au contraire des cinq ouvriers de The full monty elles vivent comme eux une existence compliquée ; sans homme – ou avec trop d’hommes – avec des tas d’histoires qu’on découvre, ou qu’on devine, avec leurs enfants, leurs parents, leurs comptes bancaires, leurs chefs, petits et grands, leurs solitudes et leurs désespérances. (suite…)

Lucrèce Borgia

jeudi, février 2nd, 2017

Fin de siècle.

Lucrèce Borgia fut assurément un des plus grands succès du prolifique Christian-Jaque, du fait, sans doute des scènes un peu dénudées, qui n’étaient pas légion à l’époque (1953) et du succès que remportait alors Martine Carol, star impudique à la carrière mince mais au décolleté pigeonnant. Et puis le nom de Lucrèce résonnait aux oreilles du spectateur égrillard comme une promesse de parcours salace, toujours bon à apprécier. (suite…)

Le chat et la souris

jeudi, janvier 26th, 2017

À bon chat, bon rat.

On ne peut pas dire que Le chat et la souris soit un film désagréable à regarder, mais c’est tout de même bien foutraque, bien mal fichu, bien oubliable. Les acteurs sont en parfaite roue libre, paraissant s’amuser un peu (Michèle Morgan), beaucoup (Serge Reggiani) ou pas du tout (Philippe Léotard), tout au cours d’une histoire emberlificotée mais qui, paradoxalement, manque de toute fantaisie. (suite…)

Hana bi

mercredi, novembre 2nd, 2016

hana-bi-movie-poster-1997-1020236359-1Le Japon, c’est trop loin…

Un ami qui me veut du bien et qui malgré l’extrême difficulté de la tâche espère encore ouvrir mes horizons intellectuels, qui a la faiblesse de croire que je puis être converti au cinéma des régions extrêmes m’a prêté Hana-bi, feux d’artifice. Que dire sinon que je me suis mortellement ennuyé, de la première à la dernière image et que j’ai été renforcé dans mon aversion pour le Japon, pays où je viens – en plus ! – de découvrir que les voitures roulent sottement à la gauche de la route et que les prénoms se placent après le nom. (suite…)

Une chance sur deux

jeudi, juin 30th, 2016

19052506Naufrage en eaux profondes.

Prenez les deux acteurs les plus notoires du cinéma français du dernier demi-siècle (ils n’ont pas tourné que de bons films, assurément, mais on ne peut pas dénier leur importance, il me semble) ; prenez une fille jolie comme un bonbon à la menthe, qui ne manque pas de talent et le montrera, l’année suivante dans La fille sur le pont, du même réalisateur ; et un réalisateur, donc, capable de réussir des films bouleversants (TandemLe parfum d’YvonneMonsieur Hire)  mais il est vrai, aussi, d’en rater absolument d’autres (Félix et LolaRue des plaisirsLa guerre des miss). (suite…)

Monsieur La Souris

jeudi, septembre 24th, 2015

Affiche monsieurlasourisafficheSans intérêt.

S’il n’y avait pas eu les deux très intéressantes réalisations de Jean Delannoy, avec Jean Gabin dans le rôle titre (Maigret tend un piège et Maigret et l’affaire Saint-Fiacre), il y a longtemps que je ne croirais plus en la possibilité d’adapter un roman de la veine policière de Georges Simenon. (J’écris veine policière, parce que c’est loin d’être la seule :  Le Chat, La veuve Couderc, Le train par exemple, ne sont pas de cette manière là). Et en tout cas ce n’est pas Monsieur La Souris qui me ferait douter ; il est vrai que, trop compliqué pour être honnête, ce n’est sûrement pas un des meilleurs romans du Liégeois.

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Titanic

samedi, septembre 5th, 2015

Affiche titanic-de-james-cameron-950x0-2Un iceberg en caramel mou.

Il y a des films qui ont un succès plus lacrymal qu’artistique. Ce fut par exemple le cas, en 1970 de la bluette Love story qui a fait couler le rimmel de quelques millions de péronnelles sentimentales. La fin du siècle n’a pas changé cette tendance à l’émotion grand format et, en 1997, Titanic a fait pleurer les filles (et peut-être même les garçons) de celles qui avaient frémi d’émotion (et d’aise, aussi, donc) devant la pauvre Ali MacGraw mourant de leucémie dans les bras de Ryan O’Neal sous la musique en caramel de Francis Lai. (suite…)

La maison des bories

lundi, juin 22nd, 2015

Mathieu Carrière, Marie Dubois

Affiche Maison des bories

De jolis souvenirs un peu minces.

Je conservais un souvenir très ancien et estompé du film, sans doute un peu trop noyé, précisément dans la brume dorée du passé, le cadre magnifique de la Haute-Provence, la beauté adéquate de la musique de Mozart et la blondeur lumineuse de Marie Dubois. Tout cela, capté sur une chaîne de télévision et revu l’autre soir avec bienveillance et attention, demeure, mais ne suffit tout de même pas à hausser La maison des bories au rang que je pensais.

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