Archive for the ‘Livres’ Category

Fils de la Nation

mercredi, avril 18th, 2018

Pour saluer l’Histoire.

Qu’on le veuille ou non, qu’on en enrage ou qu’on s’en attriste, Jean-Marie Le Pen est une des figures intéressantes du dernier demi-siècle. « Intéressantes » ne veut pas dire « importantes » : n’ayant eu aucun poids sur le cours des choses, n’ayant jamais détenu une once de pouvoir, il ne peut pas prétendre à être qui que ce soit d’autre qu’un témoin engagé. (suite…)

L’empire des nuages

mercredi, février 28th, 2018

Une histoire française

Nourissier, c’était alors un cas un peu à part dans la littérature française : un talent tôt révélé qui, tout en demeurant un des premiers de l’époque, semblait s’être alors assoupi en croulant sous les honneurs. Il sortait périodiquement un livre délicat et agréable, récoltait un succès estimable et mérité mais qui laissait un peu l’impression qu’il se répétait, qu’il se livrait à des variations virtuoses sur des thèmes qu’il avait cent fois explorés : la banlieue d’avant-guerre, la mort du père pendant une séance de cinéma où il l’avait accompagné, la mésentente avec la mère, le malaise de sa génération. (suite…)

Solal

jeudi, janvier 18th, 2018

Prolégomènes

Albert Cohen publie Solal en 1930. C’est son premier roman, immédiatement remarqué et salué par la Critique. Et pourtant ce n’est encore, à mes yeux, qu’une esquisse, qu’une ébauche de ce qui va venir plus tard avec Mangeclous (1938) et naturellement Belle du Seigneur (1968) et Les Valeureux (1969).

Esquisse et ébauche ne sont d’ailleurs pas les mots justes : c’est plutôt préfiguration qu’il faudrait écrire. Et dans le domaine littéraire , je ne vois guère qu’un seul exemple à rapprocher de Solal et de ses développements, et encore n’est-ce pas tout à fait similaire.

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Le fatras d’Impétueux

jeudi, juin 2nd, 2016
john-martin-le-pandemonium1841

 

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Sept jours ailleurs

samedi, février 20th, 2016

Sept_jours_ailleurs_1969Minime et chichiteux.

Il faut bien  du mérite pour trouver des qualités à ce film interminable de 83 minutes (et en fait de 80 minutes de trop) et  montrer quelque aveuglement pour regretter que Marin Karmitz ait rapidement arrêté sa carrière de réalisateur. De fait, après avoir tourné ensuite deux films militants, Camarades et Coup pour coup, il a très rapidement compris qu’il avait davantage sa place parmi les 500 plus grandes fortunes françaises qu’au sein de la Gauche prolétarienne maoïste dont il fut membre. (suite…)

Le jeu du Roi

vendredi, décembre 7th, 2012

La petite fille Espérance.

Rencontre d’un roi de fantasmagorie, d’un roi in partibus et d’un enfant qui lui succèdera. Le roi est souverain de Patagonie, autant dire de rien, autant dire de lui-même.

Roman du rêve, rêvé jusqu’à ce qu’il devienne réalité, stabilité et force, le Jeu du Roi décevra ceux qui n’ont pas, à douze ans, possédé le royaume immense que leur offraient leurs songes. Car tout homme est roi, tout homme est responsable, tout homme est maillon de la chaîne nécessairement et essentiellement hiérarchique de la société. (suite…)

Mes arches de Noé

mercredi, décembre 7th, 2011

Dans l’amitié de Michel Déon.

Florilège des révérences et des amitiés de Michel Déon, le livre se dévore comme un roman et  on ne l’a pas sitôt terminé qu’on souhaite le reprendre…

Composé autour des îles où Déon a vécu, Corse, Irlande, Spetsai, Mes arches de Noé est le livre de l’amour des pays et des êtres, tout bruissant d’allégresse et de douces nostalgies. Au détour des pages et sans souci de chronologie apparaissent pêle-mêle Kléber Haedens, Paul Morand, Jean Cocteau, Charles Maurras, le président Salazar et bien d’autres figures inconnues et prenantes, qui semblent sortir du Jeune homme vert.  Au fil des voyages et des villégiatures, Déon égrène les souvenirs d’une vie tendre et bien remplie. (suite…)

Septentrion

mercredi, décembre 8th, 2010

108099559_oLes combats perdus.

Allégresse, goût de la provocation, pessimisme : trois traits capitaux de la Droite éternelle… Septentrion est le récit de la fuite vers un Nord mythique de trente cinq opposants à la dictature insidieuse qui s’est enfin emparée d’un paisible Royaume. Un Royaume qui, bien que fortement gangrené, résistait encore à la marée massificatrice : la révolution s’est faite sans violence, sans effusion de sang : le prurit égalitaire a gagné peu à peu toutes les consciences, a subverti toutes les intelligences, a imposé son voile gris à toutes les différences…. (suite…)