Bafouillant et chichiteux.
On se demande si on n’a pas abusivement placé sous l’étiquette de Nouvelle vague des films aussi différents que Les cousins, Les Quatre cents coups et À bout de souffle.. Le film de Claude Chabrol est sorti sur les écrans parisiens en mars 1959, celui de François Truffaut en juin, celui de Jean-Luc Godard l’année suivante, le 16 mars. Et l’acte officiel de naissance de cette Vague, c’est d’ailleurs plutôt Le beau Serge, de Chabrol déjà. De fait, si l’on peut trouver à tous ces films un air de famille dans la libre façon de filmer, d’ailleurs plus provocante, plus exagérée chez Godard, il y a peu de parentés entre des chroniques conduites de façon assez traditionnelle et À bout de souffle. (suite…)