Pas de printemps pour Marnie

mai 10th, 2016

rueducine.com-pas-de-printemps-pour-marnie-1964Boîte à outils de la psychanalyse.

Dans la riche nomenclature des films un peu ridicules d’Alfred Hitchcock, Pas de printemps pour Marnie occupe assurément une place éminente. Et on se demande même comment Sean Connery, tout auréolé du triomphe des deux premiers Bond, Dr. No et Bons baisers de Russie a pu survivre à une telle ânerie, pour laquelle il n’était évidemment pas fait. Il a heureusement rebondi presque immédiatement en tournant Goldfinger qui est sans doute le meilleur de la série… Read the rest of this entry »

Untel père et fils

mai 9th, 2016

32ebe580Sottes amputations.

Certes, Untel père et fils n’est pas un Duvivier majeur et pas seulement par son titre un peu ridicule ; certes les dialogues de Marcel Achard et de Charles Spaak ne donnent rien à relever d’éclatant ou de drôle ; certes, les prises de vue en studio font vraiment trop souvent carton-pâte, qu’elles prétendent représenter les pentes de Montmartre ou les toits de l’Afrique ; certes le procédé est un peu artificiel du récit de la vie d’une famille, d’une lignée, plutôt, couplé aux événements gais ou tragiques de l’histoire de notre pays ; certes le film, tourné de décembre 39 à juin 40 (il était temps !) porte sa lourde charge d’ouvrage de propagande avec ses simplifications et ses éléments mélodramatiques. Amusons-nous aussi de retrouver en pionnier de l’aviation et en héros de la Guerre Robert Le Vigan qui devait, lorsque le film est sorti en 1945 sur les écrans français se trouver du côté de Sigmaringen (et notons que Duvivier témoigna en sa faveur à son procès pour collaboration, plaidant l’irresponsabilité). Read the rest of this entry »

Minority report

mai 4th, 2016

minorityreportposterFutur sans avenir.

Aux temps déjà très anciens où je lisais tous les livres de science-fiction qui paraissaient en France (la chose était difficile, mais possible pour un liseur assidu), lors de ces temps archaïques, je me forçais toujours pour terminer les romans de Philip K. Dick que je trouvais prétentieux et ennuyeux comme la pluie. Autant les romans de Philip José Farmer ou de Robert Silverberg, sensuels et inventifs, pleins d’aventures excitantes, me ravissaient, autant l’immuable sérieux apocalyptique de Dick me semblait assez hors de propos.

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Les Lyonnais

mai 2nd, 2016

les-lyonnais-afficheAmpoulé. Ampouleur.

Et qu’est-ce que ça se prend au sérieux, qu’est-ce que ça se veut grave et sombre, qu’est-ce que ça ressemble à Gérard Lanvin (un acteur qu’on aime bien pourtant, d’habitude) qui joue tout le film avec les mâchoires coincées et l’œil abattu ! Read the rest of this entry »

Arsène Lupin contre Arsène Lupin

mai 1st, 2016

1994-1La jeunesse aussi est un naufrage.

Certes, on ne peut pas raisonnablement tenir Édouard Molinaro pour un cinéaste de grande qualité. Son film sans doute le plus réussi, Beaumarchais l’insolent doit tout à son auteur, Sacha Guitry et à son interprète principal, Fabrice Luchini (dont c’est d’ailleurs un des meilleurs rôles). Sinon ? On peut trouver de l’intérêt à quelques réalisations légères, Le téléphone rose, L’emmerdeur ou, malgré son titre idiot, Cause toujours tu m’intéresses. Mais c’est du cinéma très oubliable. Read the rest of this entry »

Paris palace hôtel

avril 28th, 2016

Paris palace Quelle bonne surprise !

Voilà un petit film charmant, drôle, gai et, avant tout, malin, que je noterais un soupçon davantage s’il ne souffrait d’une faille annexe – la présence, quasi obligée à cette époque, il est vrai, du bafouillant Darry Cowl dans un rôle très mineur, mais déjà pénible – et surtout d’un grave défaut : la mièvrerie catastrophique du jeune premier, Gérard, imposé par la partie italienne de la coproduction, l’insignifiant Roberto Risso. Read the rest of this entry »

Eyjafjallajökull … sinon dites « Le volcan »

avril 26th, 2016

21032562_20130828105635332Au dessous du niveau.

On espère d’abord que ce film au nom imprononçable va se dérouler dans cet étrange pays d’Islande, dont on se demande comment et pourquoi ceux qui y ont abordé, il y a des millénaires, n’ont pas rebroussé chemin en fuyant d’horreur tant les landes grises et noires, les émanations de soufre, les températures toujours infâmes auraient dû en détourner les voyageurs à la recherche d’îles d’or. Sans doute ne pouvaient-ils pas reculer… N’empêche que les bizarreries du peuplement du monde m’ont toujours effaré : dire qu’on peut s’établir, aux hasards de la navigation, dans l’Estérel ou à Bora-Bora et qu’on vient se nicher dans les Orcades ou en Patagonie… Read the rest of this entry »

Usual suspects

avril 26th, 2016

Usual_SuspectsTrop habile, mais très honnête.

J’ai tout de même le sentiment que si Usual suspects ne se terminait pas par des séquences habiles et renversantes, le film n’aurait pas bénéficié lorsqu’il est sorti du succès qu’il a rencontré. Ce retournement final conditionne tellement la vision qu’on peut en avoir que j’ai presque envie de la révéler ici, toute nue, toute crue pour que les spectateurs qui pourraient découvrir aujourd’hui la réalisation de Bryan Singer ne se laissent pas trop avoir par l’habileté et la complication farfelue de l’intrigue. Read the rest of this entry »

Cœur de lilas

avril 23rd, 2016

coeur_des_lilas1 Paris populi.

Nombreux défauts et grandes qualités d’un film réalisé par le singulier réalisateur Anatole Litvak qui, Juif ukrainien exilé, s’installa d’abord en Allemagne, puis, chassé par le nazisme, en France, avant de devenir citoyen des États-Unis, de revenir filmer en France, où il est mort, d’ailleurs à Neuilly, en 1974… Read the rest of this entry »

Daïnah la métisse

avril 22nd, 2016

dainah-la-metisse-56075Moyen, très moyen…

Moyen métrage, certes (48 minutes) d’un format assez rare et qui correspond, en littérature, à la nouvelle, illustrée par Maupassant ; je gage que La maison Tellier, deuxième volet du Plaisir, un des chefs-d’œuvre de Max Ophuls doit à peu près avoir cette durée là (sans doute un peu moins). Mais un format resserré qui permet de poser une idée et de la développer suffisamment sans avoir besoin de l’entourer de digressions périphériques qui, trop souvent, en gâchent l’originalité.

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